→   12.10.2026 :Le marché des Enfants-Rouges ravagé par les flammes : 500 ans d’histoire parisienne s’envolent  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   12.10.2026 :Le marché des Enfants-Rouges ravagé par les flammes : 500 ans d’histoire parisienne s’envolent  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   12.10.2026 :Le marché des Enfants-Rouges ravagé par les flammes : 500 ans d’histoire parisienne s’envolent  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   12.10.2026 :Le marché des Enfants-Rouges ravagé par les flammes : 500 ans d’histoire parisienne s’envolent  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   12.10.2026 :Le marché des Enfants-Rouges ravagé par les flammes : 500 ans d’histoire parisienne s’envolent  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   12.10.2026 :Le marché des Enfants-Rouges ravagé par les flammes : 500 ans d’histoire parisienne s’envolent  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   12.10.2026 :Le marché des Enfants-Rouges ravagé par les flammes : 500 ans d’histoire parisienne s’envolent  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   12.10.2026 :Le marché des Enfants-Rouges ravagé par les flammes : 500 ans d’histoire parisienne s’envolent  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   12.10.2026 :Le marché des Enfants-Rouges ravagé par les flammes : 500 ans d’histoire parisienne s’envolent  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   12.10.2026 :Le marché des Enfants-Rouges ravagé par les flammes : 500 ans d’histoire parisienne s’envolent  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   12.10.2026 :Le marché des Enfants-Rouges ravagé par les flammes : 500 ans d’histoire parisienne s’envolent  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   12.10.2026 :Le marché des Enfants-Rouges ravagé par les flammes : 500 ans d’histoire parisienne s’envolent  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena
Agenda
Expositions
Auteurs et Autrices
Partenaires
Qui sommes-nous?
Contact
15.10.2026 → 08.03.2027

Joyce Attali nous parle de 200 ans de regards sur la France au Studio Harcourt

par Yaël Hirsch
14.10.2026
harcourt

À l’occasion du bicentenaire de la photographie, le Studio Harcourt présente L’Album de la France 1934-2026, une rétrospective de 1934 à nos jours. Joyce Attali, commissaire de l’exposition, nous en dévoile les coulisses.

Comment est venue cette idée de faire le portrait de la France à travers ses visages pour les 200 ans de la photographie ?

L’idée de réaliser un portrait de la France à travers ses visages, à l’occasion du bicentenaire de la photographie, est née d’une conviction simple : raconter l’histoire d’un pays, c’est avant tout raconter l’histoire des femmes et des hommes qui l’ont façonné.

Depuis sa création en 1934, le Studio Harcourt constitue une véritable mémoire photographique de la société française. Devant son objectif se sont succédé des artistes, des écrivains, des personnalités politiques, des scientifiques, mais aussi des femmes et des hommes de toutes générations et de tous horizons. Autant de visages qui, chacun à leur manière, racontent une époque, une ambition, un talent ou une émotion.

À l’occasion des 200 ans de la photographie, il nous a semblé naturel de puiser dans ce patrimoine exceptionnel pour proposer une autre manière de raconter notre pays : non pas à travers les grands événements de son histoire, mais à travers les regards de celles et ceux qui en ont écrit les pages.

Cette démarche prend tout son sens dans le cadre du bicentenaire. Car si la photographie est née en France, elle est aussi devenue l’un des plus puissants instruments de notre mémoire collective.

L’ambition de cette exposition est donc de faire dialoguer les générations, de rapprocher les visages célèbres et anonymes, et de montrer combien la diversité des parcours compose, au fil du temps, une histoire commune.

À travers ces portraits, c’est finalement un album de famille de la société française que nous souhaitons ouvrir au public. Un album dans lequel chacun peut retrouver une part de son histoire, de ses souvenirs ou de son imaginaire.

Et c’est peut-être là toute la magie de la photographie : elle fige un instant, mais continue, des décennies plus tard, à nous raconter la vie.

Le Studio Harcourt ne célèbre donc pas seulement 200 ans de photographie. Il célèbre 200 ans de regards sur la France, son histoire, sa culture et son identité.

Combien de portraits ont-ils été réalisés sur place ?

L’État, qui possède le fonds historique de 1934 à 1989, mentionne 4 millions de négatifs.

Notre propre fonds, de 2003 à aujourd’hui, compte environ 50 000 portraits finalisés, retouchés et signés. La plupart sont réalisés au Studio, les photographies prises hors les murs représentent seulement 20 % des collections.

Quel travail d’archives pour cette exposition ?

Concernant le travail d’archives, je me suis plongée d’abord dans celles de la MPP (Médiathèque du patrimoine et de la photographie), à Saint-Cyr et à la MEP. J’y ai découvert des photos liées à la période de la guerre.

Dans nos archives, il y a des témoignages de personnes qui remercient les Lacroix pour leur avoir fourni des papiers pendant la guerre.

Jacques Lacroix s’est servi du studio pour protéger des personnes en danger. Il a par exemple embauché comme vendeuse une jeune femme juive de 19 ans, Simone Henriette Kaminker. Pour dissimuler son identité, elle adopta un pseudonyme et fut photographiée sous les projecteurs du studio ; elle deviendra plus tard la célèbre actrice Simone Signoret.

Le matériel et les sous-sols du Studio Harcourt ont servi à la fabrication clandestine de faux documents grâce à l’engagement de Jacques Lacroix, bien que le studio affichât officiellement une activité tout à fait légale et commerciale vis-à-vis de l’occupant.

L’INA m’a également permis de retrouver des vidéos du Studio Harcourt qui datent de 1940, 1960 et 1970, et d’autres plus récentes.

Trouve-t-on divers milieux sociaux ou surtout une élite ?

À l’image de la France, il y a une diversité sociale : des personnes à faibles revenus se cotisent pour offrir un portrait à une amie ou à un ami, et ceux qui forgent la société d’aujourd’hui se font également photographier. Le Studio Harcourt continue à photographier les artistes bénévolement car, comme le disait si bien Cosette Harcourt, on aime les artistes. Nous sommes convaincus que l’art est l’un des fondements de la société française.

Y a-t-il de grands noms de la photographie qui sont passés par vos studios ?

Beaucoup de grands noms  sont passés par le Studio Harcourt. Parmi eux :Jean-Daniel Lorieux, Sam Lévin, Raymond Voinquel ou Gilles-Marie Zimmermann, entre autres. Plus de 200 photographes ont œuvré au Studio Harcourt depuis sa création.

En 2026, quelle est la singularité des portraits Harcourt ?

Le style Harcourt est irremplaçable. Il s’illustre par ses contrastes entre ombre et lumière, qui lui donnent cette élégance recherchée et tellement appréciée.

L’exposition est en entrée libre au 6, rue de Lota, Paris 16e, du 15 octobre 2026 au 8 mars 2027, du lundi au samedi de 10h30 à 17h30.

visuels : Studio Harcourts & DR