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« La musique de chambre au cabaret, ça existe aussi », rencontre avec Cosme McMoon pour Bienvenue au Cabaret

par Melodie Braka
20.09.2026
Cosme McMoon ©Marina Viguier Cult.news

Pianiste, cheffe de chant et accompagnatrice, Delphine Dussaux a longtemps mis son art au service des chanteurs et des chanteuses lyriques. Avec Cosme McMoon, première figure drag king de notre série Bienvenue au Cabaret, elle passe de l’ombre attentive du piano à la pleine lumière de la scène. Née chez Madame Arthur, sa créature déplace les lignes du genre autant que celles des genres musicaux : elle fait entrer la culture classique et lyrique dans l’espace populaire, indiscipliné et profondément vivant du cabaret. Pour Cult.News, Mélodie Braka rencontre une artiste de l’écoute, du jeu et de la métamorphose, pour qui le cabaret devient un lieu de souveraineté, de musique et de société.

Mélodie Braka : Est-ce que vous pouvez vous présenter ?

 

Cosme McMoon : Je m’appelle Delphine Dussaux. Je suis pianiste, cheffe de chant, accompagnatrice. J’aime bien le terme anglais de collaborative pianist, parce qu’il regroupe vraiment tous les métiers que je fais.

 

J’ai été récitaliste en duo avec des chanteurs, c’était le cœur de mes études au Conservatoire de Paris. Je suis aussi cheffe de chant, donc je prends part à des spectacles d’opéra ou d’opérette, un peu comme assistante du chef d’orchestre. Il m’arrive parfois de diriger des spectacles musicaux. J’ai aussi été directrice artistique de disques classiques, même si je le fais moins aujourd’hui.

 

Depuis 2005, je fais aussi du théâtre musical comme actrice sur scène, toujours musicienne, parce qu’on m’engage toujours avec le piano. C’est comme ça que je me suis mise à chanter également : en disant oui à des projets où je n’étais pas certaine d’être bonne, mais où j’apprenais sur le tas.

 
Cosme McMoon ©Marina Viguier (3)
 

Et puis le dernier métier en date, celui qui nous réunit aujourd’hui, c’est le cabaret.

 

Mélodie Braka : Comment le cabaret est-il arrivé dans votre vie ?

 

Cosme McMoon : C’est Marion Dombre, aka Odile de Mainville, qui a commencé à me parler de Madame Arthur. C’était avant le confinement, je pense, donc avant 2020. Elle me disait : « Ce serait bien que tu viennes, on manque de pianistes, et toi, tu as déjà fait de la scène. »

 

Au début, j’ai eu très peur. Je voyais bien de quoi il s’agissait, et surtout, pour moi, le personnage central du cabaret, c’était sa propre créature. Or, je n’avais pas de créature. J’étais en panique, je me disais : ils font tout eux-mêmes, ils réfléchissent à leur costume, à leur maquillage, ils savent se maquiller. Moi, ce n’était pas du tout le travail que je faisais habituellement !

 

J’ai laissé traîner. Puis, pendant le confinement, Madame Arthur a lancé des performances filmées. J’ai fini par accepter, et Cosme McMoon est né pour la première fois à l’écran, dans une performance filmée au troisième étage de Madame Arthur, avec Odile de Mainville et Martin Poppins.

 

Mélodie Braka : Et le nom Cosme McMoon, justement, vient d’où ?

 

Cosme McMoon : Quand Marion m’a proposé Madame Arthur, je lui ai demandé : « Comment je peux m’appeler ? » Elle m’a répondu : « C’est tout trouvé, tu t’appelles déjà Cosme McMoon sur Facebook. »

 

Sur Facebook, je ne voulais pas mettre mon vrai nom, parce que j’y racontais beaucoup de bêtises, notamment sur les chanteurs et les chanteuses. Avec le recul, c’est drôle, parce que Facebook a été ma première scène de cabaret. J’écrivais beaucoup sur mon métier, je détournais des anecdotes, je racontais des choses que je vivais en cours de chant. J’ai accompagné des cours de chant toutes les semaines pendant dix-sept ans, donc les chanteurs et les chanteuses, je les connais par cœur.

 

Cosme McMoon, ça me faisait rire parce que c’était le pianiste de Florence Foster Jenkins, cette diva connue pour ses méfaits vocaux, on va dire. Il y a eu Marguerite, le film de Xavier Giannoli avec Catherine Frot, et je suis d’ailleurs doublure piano dans ce film, ce qui est très drôle. Il y a aussi eu le film de Stephen Frears avec Meryl Streep.

 

J’ai toujours été plus ou moins fascinée par ces chanteuses lyriques un peu ratées. C’est quelque chose qui me fait rire, mais qui me tord aussi les tripes, qui m’émeut énormément.

 

Mélodie Braka : Qu’est-ce qui vous amuse et vous bouleverse chez ces chanteuses ?

 

Cosme McMoon : J’ai été chroniqueuse de podcast à une époque où c’était encore vraiment de la radio libre, dans les années 2010. Je faisais partie d’un podcast qui s’appelait Quid Novi et j’avais fait une chronique sur les chanteuses ratées du XXe siècle.

 

Il existe un disque extraordinaire, qu’on peut retrouver sur YouTube, qui s’appelle The Muse Surmounted. On y trouve des chanteuses qui chantent mal, mais dont les parcours sont parfois bouleversants. Il y a notamment Natalia de Andrade, une Portugaise qui n’était pas riche comme certaines autres, mais qui a mis toutes ses économies, je pense, pour enregistrer son disque. Elle est devenue une sorte de figure nationale.

 

Il y a une vidéo d’elle, très âgée, sur un plateau télé, avec un pianiste qui joue aussi mal qu’elle ne chante. Il joue du Verdi, c’est une catastrophe, mais c’est la fête. On lui apporte des bouquets de fleurs, il y a des confettis qui tombent sur elle pendant qu’elle chante. Rien ne va, et en même temps, tout est là.

 

En en parlant, je me rends compte que c’était déjà du cabaret. Toutes ces inspirations m’ont conduite vers ce monde-là. Quand Odile m’a dit : « C’est Cosme McMoon », tout d’un coup, ça a pris sens. Épiphanie totale.

 
Cosme McMoon ©Marina Viguier (4)
 

Mélodie Braka : Vous vous souvenez de votre première apparition en Cosme ?

 

Cosme McMoon : Oui. C’est Alejandra, la costumière de Madame Arthur, qui m’avait maquillée. Le maquillage de cette époque n’a plus rien à voir avec ce que je fais aujourd’hui. J’avais un trac monstrueux, j’ai chanté pas très bien, mais j’étais heureuse de le faire.

 

Et surtout, j’ai découvert le travail d’Odile de Mainville, que je connaissais déjà un peu, et celui de Martin Poppins. Là, je me suis demandé : mais où va-t-on ? Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? (elle rit)

 

C’étaient des choses qui peuvent paraître vulgaires, mais qui ne le sont pas parce qu’elles sont tellement maîtrisées. Moi, ce n’était pas du tout ma culture de base. Je viens de la musique classique. Ma formation a dévié vers le théâtre musical, certes, mais je suis quand même restée dans un univers plutôt classique.

 

Le spectacle le plus olé-olé que j’avais fait avant, c’était un cabaret autour de Saint-Germain-des-Prés, où j’incarnais Barbara sur scène, avec toutes les figures de Saint-Germain autour de moi. (elle rit) On faisait revivre un cabaret qui s’appelait La Bande du Tabou. Sans ce spectacle, je pense que je n’aurais pas pu faire ce que j’ai fait ensuite au cabaret.

 

Mélodie Braka : Martin Poppins fait justement un peu le trait d’union entre ces univers : la culture lyrique, la culture classique, et une façon de tout faire exploser.

 

Cosme McMoon : Complètement. Le vrai tournant, ensuite, c’est quand Martin Poppins m’a proposé un spectacle sur l’opéra. Il m’a dit : « Tu maîtrises ce répertoire, tu es cheffe de chant, c’est ta formation. Je vais rassembler des artistes qui maîtrisent soit l’art lyrique, soit la musique classique, soit la danse. Est-ce que tu en es ? »

 

J’ai dit : « Allez, c’est parti ! »

 

Mélodie Braka : C’était votre première sur la grande scène de Madame Arthur ?

 

Cosme McMoon : Oui, tout à fait ! Avec le spectacle Opéra, auquel je tiens énormément.

 

Là, ça a été le bonheur total. Au début, je pense que j’étais un peu timide sur scène. J’ai toujours été le pianiste qui ne disait pas grand-chose, mais qui pouvait placer une petite répartie au bon moment. Cosme est genré au masculin, donc j’ai toujours été le pianiste.

 

J’étais fascinée par l’aisance de mes partenaires, par leur capacité à prendre le pouvoir sur scène, à chamailler le public. Pour notre première, un jeudi, il y avait une tablée d’Axa Assurance qui, je pense, ne savait absolument pas où elle avait mis les pieds. Et là, mes partenaires leur ont balancé de l’eau avec des bazookas pour qu’ils écoutent. Je me suis dit : « Ah oui, j’ai trouvé ma maison. » (elle rit)

 

Mélodie Braka : Quel rapport avez-vous à Cosme aujourd’hui ?

 

Cosme McMoon : Cosme m’a appris beaucoup de moi. En étant un homme sur scène, il m’a permis de conscientiser une part de moi que j’exprimais déjà sans forcément la nommer.

 

Et en même temps, j’incarne un mec, donc je me moque un peu des mecs. Par la même occasion, je me moque aussi de moi-même, et c’est ça qui m’amuse.

 

Quand je me maquille, quand je prévois un costume un peu spécial pour Cosme, je peux me dire : « T’es beau gosse. » C’est bête, mais pour moi, c’est de la confiance en moi. À titre personnel, j’ai mis un temps fou à la trouver, et elle peut encore s’améliorer.

 

Ma créature de cabaret me donne beaucoup de puissance. C’est comme si notre petit super-héros intérieur se mettait en place. Et ce qui est fou, c’est que ça rejaillit sur mes autres activités. La souveraineté que j’ai trouvée dans le cabaret, je la retrouve aussi dans mes récitals classiques, dans d’autres disciplines.

 

Ma créature, je l’adore. Elle est amenée à évoluer. Je pense que je vais en faire quelque chose de plus gender fluid, parce que j’en ai envie. Confiance aidant, je vais réfléchir à d’autres costumes. C’est un terrain de jeu génial.

 
Cosme McMoon ©Marina Viguier (5)
 

Mélodie Braka : Qu’est-ce que Cosme vous a permis d’oser artistiquement ?

 

Cosme McMoon : Déjà, le chant, tout bêtement. Je fais travailler des chanteurs et des chanteuses depuis des années, mais chanter soi-même, debout, micro à la main, c’est une autre histoire.

 

J’ai donc commencé à prendre des cours de chant. Cosme m’a permis de quitter le piano. Ça n’a rien à voir avec le fait de rester assise au piano, même quand on chante en même temps.

 

Le cabaret met tous les sens en éveil. Il oblige à être à l’écoute de ses partenaires. Accompagner au piano quelqu’un qui chante, c’est déjà être à l’affût de tout ce qui peut arriver. Et dans le cabaret, il y a tous les niveaux. Moi, je me moque du niveau des gens. Je les accompagne avec le même amour, la même attention, la même écoute. Il faut être vraiment au taquet.

 
Cosme McMoon ©Marina Viguier
 

Mélodie Braka : Comment êtes-vous arrivée dans Madame Ose Bashung ?

 

Cosme McMoon : Il me semble que c’est Patachtouille qui a donné mon nom à Corrine.

 

Corrine, je l’ai rencontrée dans un café à Stalingrad. Elle m’a demandé si mon personnage était masculin, et m’a dit : « Tu ne peux pas être un personnage féminin ? » Je lui ai répondu que non, absolument pas ! (elle rit)

 

On a fait connaissance, on a retravaillé la chanson que je devais chanter avec elle et Christophe Rodomisto, et on a trouvé une vraie façon de faire pour Cosme.

 

Ce spectacle est superbe. Les arrangements de Damien Chauvin sont très beaux, et Corrine sait vraiment où elle va. Elle est tellement imbibée de Bashung qu’on ne peut que la suivre ! C’est une joyeuse bande, tout le monde a plaisir à se retrouver.

 

Mélodie Braka : Qu’est-ce qui vous touche chez Corrine ?

 

Cosme McMoon : Corrine est une artiste absolue, prête à mourir sur scène. Ça se sent à chaque fois !

 

Moi aussi, à chaque fois que je monte sur scène, je veux que ce soit le mieux possible pour ne rien regretter après. Donc oui, ça crève. On est crevé après. On se met beaucoup de stress, certains diraient pour rien, mais pour moi, non. J’aime ce côté absolu chez elle.

 

C’est une très belle rencontre dans ma vie. Elle m’a même emmenée à l’Olympia pour faire la première partie de Melody Gardot. Je remplaçais L’Oiseau Joli pour une date, j’étais trop contente. Avec le cabaret, je vis des choses hallucinantes !

 

Mélodie Braka : Avec Patachtouille, vous avez aussi votre histoire artistique. Qu’est-ce qui vous relie ?

 

Cosme McMoon : Avec Patachtouille, on partage une curiosité culturelle et intellectuelle. On a beaucoup de références en commun, et sans doute aussi quelques défauts en commun. Je crois qu’on se reconnaît là-dedans.

 

C’est terrible, parce que ça devient vraiment une famille, avec tous les aspects névrotiques que cela peut avoir. On est avec des gens qui peuvent parfois nous agacer, et en même temps, on les aime très fort. (elle rit)

 

Elle m’a demandé depuis longtemps qu’on fasse un duo et l’occasion s’est présentée ! Corps et âme, c’est vraiment sa création, c’est un patchwork de sa carrière, en quelque sorte. Il y met tous les univers qu’il a croisés. Angèle Micaux était d’abord appelée comme regard extérieur, et finalement, elle s’est retrouvée dans le spectacle. Elle apporte une touche extrêmement délirante et salvatrice !

 

Moi, je chante un peu aussi. Damien Chauvin, l’arrangeur de Madame Ose Bashung, a composé cinq mélodies, et on en a repris trois pour le spectacle. Ça correspond très bien à l’univers de Patachtouille, qui vient du chant lyrique et aime la mélodie française, Poulenc, Fauré, tout ça. Les compositions de Damien vont vraiment dans cette veine.

 
Patachtouille & Cosme McMoon ©Marina Viguier
 

Mélodie Braka : Est-ce que le cabaret vous permet de faire passer des messages que vous ne pourriez pas faire passer ailleurs ?

 

Cosme McMoon : Je me pose encore la question de comment. Oui, certainement. Mais je suis une artiste avant tout. Je fais du piano, je fais de la musique, c’est mon travail. C’est ce que je mets au cœur de l’élaboration d’un spectacle.

 

Évidemment, le cabaret est politique. Le fait d’être en homme sur scène, alors que je suis une femme, ou une personne non-binaire, peu importe le mot qu’on choisit, c’est déjà politique.

 

Quand je dis quelque chose, j’ai besoin de pouvoir l’assumer et l’incarner au plus profond de mon âme. C’est peut-être pour ça que je parais en dire moins. J’ai besoin de réflexion, plutôt que de plaquer un discours.

 

Je suis sur scène pour faire rire, faire pleurer, provoquer des émotions. L’aspect militant vient quand il vient, sur une chanson dont la thématique est très claire. Par exemple, chanter Patriarcat avec La Baronne du Bronx, pour moi, c’est clairement militant.

 

Ce que je trouve militant dans l’acte même du cabaret, c’est qu’il y ait dans le public des gens de tous les âges, de toutes les générations, avec des pensées politiques différentes. C’est l’un des rares endroits où, pour moi, faire encore société a du sens. Dans une salle de spectacle de cabaret, on est tous ensemble.

 

Le cabaret permet de faire le lien avec tout le monde, pour tout le monde. On peut encore rire de thèmes communs, généraux, en apportant évidemment une touche queer. Les gens découvrent aussi la queerness par ce biais.

 

On se retrouve à faire la fête au même moment, alors que tout s’écroule autour de nous. Et ça, je trouve ça important.

 

Mélodie Braka : Dans vos années de cabaretiste et de spectatrice, est-ce qu’il y a des numéros ou des artistes qui vous ont laissé une trace indélébile ?

 

Cosme McMoon : Je repense surtout à des créatures et à des présences.

 

Je suis venue un peu à Madame Arthur avant d’y jouer, j’ai vu des artistes comme Charly Voodoo ou Tony Blanquette être au piano et prendre le pouvoir. C’était très inspirant, même si aujourd’hui, je ne prends pas le pouvoir de la même façon. J’ai fait mon chemin.

 

Ce qui me plaît aussi dans le cabaret, c’est l’accident. Tout le monde veut de l’accident, même nous. C’est pour ça que le travail n’est pas au même endroit que dans des spectacles montés de manière plus traditionnelle.

 

Corrine, en maîtresse de cérémonie, m’hallucine. C’est un niveau de malade. Elle harangue la foule. Elle mange la scène et mange tout le monde, mais tout le monde est emporté avec elle. On est obligé de monter dans l’avion Corrine !

 

Martin Poppins est brillantissime sur scène. Il a ce don d’improviser dans le moment, d’être hyper à l’écoute de ses partenaires, de prendre une situation, de stopper un numéro, de faire une aparté, puis de reprendre sans que rien ne faiblisse.

 

Brenda Mour me subjugue. Pour moi, il y a Brenda Mour en coulisses et Brenda Mour sur scène. On connaît les artistes, et tout d’un coup, une illumination se crée. C’est magique !

 

J’ai une grande admiration pour La Baronne du Bronx. Chez elle, il y a quelque chose de plus doux, une féminité irradiante. Elle est brillante dès qu’elle est en fragilité. Parfois, elle commence à parler avec quelqu’un du public de crochet, elle se perd totalement dans ce qu’elle devait dire, mais c’est à pleurer de rire. (elle rit) Elle a un pouvoir dont elle ne se rend même pas compte. Ça la dépasse, et c’est très beau !

 

Odile de Mainville fait aussi partie de mes partenaires préférés. C’est une cheffe d’équipe géniale, avec une voix extraordinaire, qui maîtrise tous les répertoires. Elle est capable d’émouvoir, et elle voit parfois avant vous ce que vous êtes capable de faire !

 

Et puis il y a L’Oiseau Joli, avec son univers d’une poésie immense. Avec son accordéon, il m’a vraiment fait redécouvrir cet instrument. On a travaillé ensemble sur l’arrangement musical. Accorder un accordéon et un piano, ce n’est pas simple, mais on trouve, parce qu’on est des chambristes. La musique de chambre au cabaret, ça existe aussi !

 
Cosme McMoon ©Marina Viguier (2)
 

Mélodie Braka : Est-ce que vous avez un numéro chouchou, ou un morceau que vous aimez particulièrement jouer sur scène ?

 

Cosme McMoon : J’en ai deux. D’abord, une réécriture de Tu trouveras de Natasha St-Pier. J’ai travaillé toute seule, ce qui est un enfer pour moi, parce que j’ai vraiment besoin de ping-pong avec les gens.

 

C’est une chanson sur l’impuissance. Cosme chante ça pour avoir des godemichets à tire-larigot afin de faire jouir sa belle. Récemment, Nin Khalifa m’a aidée à écrire la fin, un troisième couplet qui dit, en substance, qu’on peut mettre tous ces objets de côté et trouver autre chose. C’est assez drôle, parce que ça rejoint aussi quelque chose de militant !

 

Et puis il y a un arrangement que j’ai écrit de Dansez sur moi de Nougaro pour l’Olympia avec Corrine, dont je suis extrêmement fière. Je touche un peu au jazz sans être jazzwoman du tout. Je n’ai pas fait d’études là-dedans, mais j’ai tout réécrit et je suis très contente de la façon dont ça sonne. Ce n’est pas une réécriture, mais c’est un moment qui appartient à Cosme. Et ça lui va bien !

Infos pratiques :

 

Retrouvez Delphine Dussaux et Cosme McMoon sur scène

 

En Cosme McMoon

 

L’Heure Exquise
Les 25 et 26 septembre à 20h
Bal Blomet
33, rue Blomet
75015 Paris

 

Réservations

 

Madame Ose Bashung
Mise en scène : Sébastien Vion
Le 3 octobre à 20h
Espace Culturel André Malraux
Le Kremlin-Bicêtre

 

Réservations

 

Les Dessous Lesbiens
Le 12 novembre à 20h
Les Trois Baudets
Paris

 

Réservations

 

Madame Ose Bashung
Mise en scène : Sébastien Vion
Le 27 novembre à 19h
Théâtre Monsigny
Boulogne-sur-Mer

 

Informations

 

En Delphine Dussaux

 

Le Guide du Parfait Gentleman Assassin
Mise en scène : Virginie Lemoine
Pianiste cheffe en alternance
Théâtre du Palais-Royal
Paris

 

Dates avec Delphine Dussaux au piano :
29 et 30 septembre
1er, 17, 18, 29 et 31 octobre
3, 5, 7, 8, 11 et 29 novembre
12 et 15 décembre

 

Réservations

 

Macbeth, comment devenir un dictateur en 45 minutes
Mise en scène : Sol Espeche
Les 22 et 23 novembre
Château d’Hardelot

 

Billetterie à confirmer

 

Programmation du Château d’Hardelot

 

On aura tout vu ! Une nuit au café-concert
Mise en scène : Flannan Obé
Les 2 et 3 décembre à 20h
Théâtre de Caen
Grande salle
135, boulevard Maréchal-Leclerc
14000 Caen

 

Réservations

 

Suivre Delphine Dussaux / Cosme McMoon

 

Série imaginée et propos recueillis : Mélodie Braka

Photographies : Marina Viguier