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« Je n’ai pas demandé la permission, je l’ai fait », rencontre avec Martin Poppins pour Bienvenue au Cabaret

par Melodie Braka
05.07.2026
Bienvenue-au-Cabaret-_Martin-Poppins-©Marina-Viguie

Chanteur lyrique, violoniste, altiste et créature de scène passée par Madame Arthur puis L’Heure Exquise, Martin Poppins possède ce talent rare de faire dialoguer le savant et le populaire, la voix pure et le rire, la mémoire et la foule. Il avance sans demander la permission, pour le plus grand bonheur des spectateurs suspendus à sa voix, à son humour et à ses vertiges. Pour Bienvenue au Cabaret, Mélodie Braka rencontre un artiste généreux, imprévisible, profondément habité par le plateau et par celles et ceux qui l’entourent.

Mélodie Braka : Est-ce que vous pouvez vous présenter ?

 

Martin Poppins : Bonjour, je suis Martin Poppins, j’ai 40 ans, je suis chanteur lyrique, violoniste, altiste, et voilà.

 

J’ai été initié au cabaret par Monsieur K, en 2012, avec qui j’ai fait une production à la Scène nationale d’Orléans. Ensuite, il m’a amené chez Madame Arthur, d’où je ne suis pas sorti pendant dix ans, et où j’ai aussi monté des projets, dont « Madame Arthur chante l’opéra ».

 

J’ai vécu dix très belles années chez Madame Arthur, et j’ai aussi rencontré mon amie Odile de Mainville, qui m’a proposé de rejoindre L’Heure Exquise. À la base, on voulait faire un trio voix-accordéon avec L’Oiseau Joli. On cherchait un nom et je me souviens que j’avais proposé « L’Heure Exquise ». Et puis c’est finalement devenu ce rendez-vous au Bal Blomet, beaucoup mieux que ce qu’on espérait.

 

Mélodie Braka : Pourquoi ce nom de scène ? Il est né comment ?

 

Martin Poppins : Martin Poppins, c’était un mélange de Denis la Malice avec Monsieur Martin. Et puis il y avait Mary Poppins, qui était un dessin animé qui m’angoissait quand j’étais enfant, et du coup, je trouvais que Martin Poppins était très french. Il y avait aussi baryton Martin. Je n’ai pas trop réfléchi, c’était intuitif.

 

Avec Martin Poppins, il y avait quelque chose, dans ce que je faisais à l’époque, de minable et pas de sublime. Je voulais mélanger le savant avec le populaire, créer du contraste.

 
Martin Poppins, chanteur lyrique et artiste de cabaret, pour Bienvenue au Cabaret
 

Et puis j’avais envie de faire de la magie. Je crois que j’avais envie d’être magicien quand j’étais enfant et que j’ai réussi à le faire en étant créature de cabaret. J’aime créer, le temps d’un espace, une réalité qui pourra ensuite peut-être exister en dehors, parce qu’elle a été vue par les gens.

 

Mélodie Braka : Vous avez commencé par l’alto ou par le chant ?

 

Martin Poppins : Moi, j’ai commencé par le violon, tout petit. Plus exactement par le solfège, c’était très écœurant, et ensuite le violon. Après, j’ai surtout fait du théâtre et de la danse. Je me suis beaucoup éloigné de la musique, même si j’en ai toujours fait à côté.

 

Le chant est venu très tard, vers 23 ans. Je suis rentré au conservatoire en contre-ténor, ce n’était pas si évident que ça. Philippe Jaroussky n’avait pas encore vraiment percé. Et c’était parfois un peu bizarre, on ne voulait pas trop me faire travailler.

 

Puis, j’ai eu la chance de travailler avec un prof qui savait allumer les gens. Aujourd’hui, moi qui suis pédagogue, je vois aussi la qualité qu’il avait à cet endroit-là : réussir à allumer les gens dans cette discipline, c’est un talent.

 

Mélodie Braka : C’est drôle, parce que vous n’aviez pas forcément un rapport évident au chant au départ.

 

Martin Poppins : Le chant est venu en dernier, en fait. Je détestais même chanter quand j’étais enfant. Ma prof de solfège m’avait dit : « Mathieu chante faux, c’est dommage. » Tout le reste de la musique était bon, mais le chant, ce n’était pas ça.

 

Ce qui est fou, c’est qu’on nous faisait chanter, mais personne ne nous donnait de technique. Vous aviez de la technique au violon ou à la flûte, mais en chant, c’était comme si c’était naturel. Soit vous chantiez bien, soit vous chantiez mal. Moi, je n’ai jamais compris ça.

 
Martin Poppins, chanteur lyrique et artiste de cabaret, pour Bienvenue au Cabaret
 

Mélodie Braka : Est-ce que c’est cette maîtrise de la voix et du beau qui vous permet de faire passer des sujets plus sensibles ?

 

Martin Poppins : Oui, au moins on m’écoute. C’est aussi pour ça que j’ai quitté le théâtre, parce que j’avais besoin d’une technique, de quelque chose d’inattaquable, entre guillemets. Maîtriser ma voix, justement, ça a été pour moi l’endroit où on m’écoute. Je peux faire passer des messages beaucoup plus grinçants parce que je peux maîtriser, quand je le souhaite, le beau. Un art élitiste aussi, c’est comme ça que je le vis. Le violon aussi.

 

Mélodie Braka : Est-ce que mettre du lyrisme dans le cabaret, c’est évident ?

 

Martin Poppins : Moi, ça m’a permis, en tant que contre-ténor, d’aller vers des répertoires qu’on ne me permettait pas de faire dans le milieu lyrique. « Mon cœur s’ouvre à ta voix », « L’amour est un oiseau rebelle »… Sauf dans des spectacles de genre fantaisiste, ce n’est pas ce qu’on attend d’un contre-ténor.

 

Et moi, je ne sais pas si je suis contre-ténor, mais je sais que j’ai envie de faire de la voix de tête. C’est surtout en voyant Patachtouille faire « L’Élégie » que je me suis dit : mais oui, c’est aussi une manière de faire entendre ces airs à un public qui ne va plus forcément les écouter ! Si on ne joue pas cette musique, elle n’existe plus, en fait.

 
Martin Poppins, chanteur lyrique et artiste de cabaret, pour Bienvenue au Cabaret
 

J’étais ravi de le faire, et elle prenait sens aussi, cette musique, jouée dans la nuit, dans des salons. En tout cas, moi, c’est ce que je sais faire et j’avais envie de le faire. Oui, ça a été une évidence. Je n’ai pas demandé la permission, je l’ai fait !

 

Mélodie Braka : Quelle est la part de Mathieu dans Martin Poppins, et vice versa ?

 

Martin Poppins : Aujourd’hui, c’est la même personne. (Il réfléchit.) Non, ce n’est pas vrai. Moi, j’ai commencé chez Madame Arthur et ce qui m’excitait surtout, c’est que ça mélangeait pour moi tout ce que je savais faire : la danse, le théâtre, la poésie, la musique.

 

Ça m’a permis de me réinvestir et de réinvestir ma sexualité, parce que c’est là où j’ai commencé à faire le travelo, mais aussi surtout pour mon plaisir. J’ai été inspiré par Lola Dragonesse, Romain Brau, mais aussi Soa de Muse. Moi, je parle de travesti, parce que j’étais vraiment travesti, et ça m’excitait dans la nuit.

 
Martin Poppins, chanteur lyrique et artiste de cabaret, pour Bienvenue au Cabaret
 

J’ai redécouvert mon corps, ma sexualité par le travestissement, et je suis devenu encore plus viril. En fait, j’ai libéré ma masculinité grâce au travestissement, une masculinité que je n’assumais pas avant, qui me faisait peur. C’est comme ça que je l’ai vu, donc ça a vraiment été un endroit de vie pour moi, Madame Arthur.

 

Mélodie Braka : Vous avez eu tout de suite le sentiment qu’il se passait quelque chose pour vous dans ce lieu ?

 

Martin Poppins : Quand je suis arrivé, Monsieur K m’a demandé plusieurs fois de faire des remplacements. Je me suis retrouvé avec Charly Voodoo et Romain Brau, que je ne connaissais pas à l’époque. Je me suis dit : « Ah, j’ai envie d’être là ! » Je ne savais pas pourquoi.

 

Pourtant, ce n’était pas toujours facile. Mais je me suis dit : il y a un truc que je vais comprendre ici, sur moi, sur ma vie, sur ce passage sur la Terre, dans cette incarnation. Il faut que je fasse un temps ici pour comprendre.

 
Martin Poppins, chanteur lyrique et artiste de cabaret, pour Bienvenue au Cabaret
 

Et en effet, j’ai compris beaucoup plus que ce que j’attendais de moi-même. J’ai surtout découvert des amis et je me suis révélé musicalement à ce que j’avais vraiment envie de faire aussi.

 

Mélodie Braka : C’est quoi, votre cabaret ? Comment le définiriez-vous ?

 

Martin Poppins : Je pense que ça a été certaines années de Madame Arthur, en tout cas pendant un moment. Mon cabaret, je me suis aperçu que c’était aussi les autres. Parce que finalement, ce que j’aime dans le fait de construire des choses dans l’urgence, c’est l’appartenance à un groupe.

 

Je suis enfant unique et j’ai souvent été metteur en scène. Je pense que je suis une très bonne directrice. Quand il n’y a pas de leader naturel sur un plateau, j’aime bien en créer un, ou en tout cas organiser les forces en présence. Et parfois, pour faire contrepoint, je vais choisir d’être « le moche ».

 
Martin Poppins, chanteur lyrique et artiste de cabaret, pour Bienvenue au Cabaret
 

Quand tout le monde est dans le glam, être le moche, c’est être celui qui fait grincer. Celui qui amène un autre point de vue sur le monde, aussi politique. Pas forcément le point de vue politique consensuel ou attendu d’une personne queer, mais le mien. Et comme je parle en mon nom, c’est inattaquable. En tout cas, c’est comme ça que je le défends.

 

Mélodie Braka : C’est important justement l’imaginaire dans votre cabaret ?

 

Martin Poppins : Je parle de mon existence et de l’autofiction. J’aime bien que le spectateur ne sache pas exactement ce qui est réel ou non. Cet endroit de flou magique m’intéresse beaucoup : quand on se demande si c’est vrai, si ça ne l’est pas, ou si c’est simplement ce que le public a envie de projeter sur moi.

 

Mélodie Braka : Est-ce que votre rapport au cabaret a changé avec le temps ?

 

Martin Poppins : Je suis très heureux des aventures qu’on vit avec L’Heure Exquise, parce que je retrouve un niveau musical que je n’avais pas toujours eu chez Madame Arthur et qui me manquait. Et puis je change aussi, je vieillis, donc je pense que je n’ai plus les mêmes besoins de prouver, la même fougue. On évolue.

 
Martin Poppins, chanteur lyrique et artiste de cabaret, pour Bienvenue au Cabaret
 

Je pense qu’à 50 ans, si je fais encore du cabaret, ce que je me souhaite peut-être, je ne le ferai plus de la même façon. Il y a des gens avec qui vous traversez des choses, puis après, vous faites autre chose, et c’est bien aussi. Je ne sais pas sous quelle forme, mais je pense que oui, je continuerai quoi qu’il arrive.

 

Le cabaret, pour moi, ce sont des aventures, et même parfois des familles. Et puis il y a aussi des générations qui arrivent. La question, ce n’est pas seulement de savoir si on aura encore envie de faire du cabaret, mais aussi si on nous permettra encore d’en faire. Pour divertir qui ? Dans quel monde ? Les années qui arrivent, je les souhaite joyeuses et heureuses pour tout le monde. On verra.

 

Mélodie Braka : Est-ce que Martin Poppins ose tout ou est-ce qu’il reste encore des filtres ?

 

Martin Poppins : Non, je ne pense pas oser tout. Je vais là où je suis convaincu au plateau. Il faut soit me convaincre, soit que j’aie envie d’y aller, selon mon humeur. D’un soir sur l’autre, je peux aussi changer de point de vue.

 
Martin Poppins, chanteur lyrique et artiste de cabaret, pour Bienvenue au Cabaret
 

Si oser tout, c’est être à poil ou faire des lavements sur scène, oui, je l’ai fait. Mais je n’ose pas pour oser. J’ose en fonction d’un contexte ou d’un thème. Il faut que ça prenne sens.

 

Ce qui est très intéressant au cabaret, c’est qu’on découvre ce qu’on fait en le faisant. On peut avoir une intention mentale, mais de toute façon, le plateau aura toujours raison. Comme disait Robert Bresson : « L’acteur qui étudie son rôle suppose un « soi » connu d’avance (qui n’existe pas) ».

 

Mélodie Braka : C’est quoi, votre rapport avec le public ? J’ai le sentiment, pour bien vous connaître, que le jeu avec lui fait partie de ce qui vous excite dans l’expérience cabaret. Est-ce que je me trompe ?

 
Martin Poppins, chanteur lyrique et artiste de cabaret, pour Bienvenue au Cabaret
 

Martin Poppins : Non, vous ne vous trompez pas du tout ! J’ai une formation très classique, où le quatrième mur existe. Le public, on ne le considère pas vraiment : il doit être là. Moi, j’ai longtemps été terrorisé par le public.

 

J’ai fait beaucoup de théâtre de rue, et là, vous jouez avec tout ce qui est là. J’ai aussi beaucoup joué du violon dans la rue, simplement pour être écouté. Et dans ces cas-là, si vous n’y allez pas à fond, on ne vous écoute pas.

 

Ce que le cabaret m’a appris, c’est à dire au public de fermer sa gueule, de m’écouter, à faire autorité. Il y a une forme de despotisme aussi, le fait d’insulter les gens, parce que parfois, le public vient clairement chercher ça. Et il aime ça.

 

Vous pouvez d’autant plus vous le permettre quand, derrière, vous claquez des morceaux lyriques ou autre chose. Moi, c’est comme ça que je le vis : à un moment, je vais vous donner un truc de qualité, donc fermez votre gueule, sinon ce n’est pas la peine. Et quand le public parle trop, quand il n’écoute plus parce qu’il est bourré, j’arrête. C’est aussi une question d’estime de soi.

 
Martin Poppins, chanteur lyrique et artiste de cabaret, pour Bienvenue au Cabaret
 

Mais oui, ce rapport pique ! J’aime bien jouer avec le public, l’écouter quand ça tousse, quand ça rigole. Avec mon côté parano, dès qu’il rit et ne m’écoute pas, ça peut me mettre dans un état. Heureusement que j’ai fait des années de psychothérapie et de psychanalyse, qui m’aident. (Il rit.)

 

Mélodie Braka : Y a-t-il un numéro dont vous êtes particulièrement fier, et pourquoi ?

 

Martin Poppins : Il y en a eu beaucoup, et il y en a aussi que j’ai oubliés. Mais je pense à « Dancing Queen », par exemple, sur les années du sida. J’en ai été très fier et très ému, par rapport à ma condition d’homo, qui a été terrorisé par le VIH, et qui n’est pas séropositif. Comme je prends la PrEP, normalement, ça ne devrait pas arriver.

 
Martin Poppins, chanteur lyrique et artiste de cabaret, pour Bienvenue au Cabaret
 

Je suis heureux d’avoir parlé pour mes pairs, pour mes sœurs qui étaient là avant moi, qui se sont battues pour qu’on arrive aujourd’hui à cette liberté, à ces traitements pris en charge. Parce qu’on a ce luxe ici, dans nos sociétés. Ce n’est pas le cas partout. Dans d’autres pays, on meurt encore du VIH.

 

Mélodie Braka : Il y a, dans ce numéro, une forme de devoir de mémoire.

 

Martin Poppins : Oui. C’est important de savoir d’où on vient. On n’est pas arrivé là comme ça, avec des théories queer et un savoir déjà constitué. Je pense être quelqu’un de très fidèle envers les gens qui m’ont accompagné, qui m’ont aidé, et envers l’endroit d’où je viens.

 

Après, il y a eu « Wattrelos » ou « À tous les hommes que j’ai aimés », que j’ai pris beaucoup de plaisir à chanter. Mais c’est peut-être « Dancing Queen » qui m’a le plus touché, notamment aux Nuits de Fourvière. Voir l’écho que ça a sur les gens en face, entendre : « Ah tiens, merci de parler de ça aussi », c’est fort. Parce qu’on n’en parle plus, en fait. C’est comme si c’était acquis.

 
Martin Poppins, chanteur lyrique et artiste de cabaret, pour Bienvenue au Cabaret
 

Ce qui m’intéresse, c’est le pouvoir magique du plateau, les couloirs du temps qu’on peut ouvrir. On peut rouvrir des espaces qui ont été fermés ou oubliés, pour ne jamais oublier, même le temps d’une soirée de divertissement.

 

C’est comme quand on entend un enregistrement des années 1910 : on peut se replonger dans cette époque. Jouer des répertoires d’il y a 200 ou 300 ans permet aussi de se demander : qu’est-ce qui chante dans mes cellules quand j’entends cette musique qui ne serait pas composée aujourd’hui ? C’est ce voyage dans le temps qui m’intéresse sur le plateau. Cet espace où tout devient possible.

 

Mélodie Braka : Et l’inspiration, vous la trouvez comment ?

 

Martin Poppins : Dans mon enfance, dans tout ce qui m’a dégoûté, dans tout ce qui m’a terrorisé. Dans les traumas, en fait. Pour moi, le cabaret, dans ce que je viens y défendre, relève clairement d’actes psycho-magiques.

 
Martin Poppins, chanteur lyrique et artiste de cabaret, pour Bienvenue au Cabaret
 

Après, je viens aussi chanter. Je sais faire des tours de chant. L’inspiration peut venir de là, de ce que je sais faire avec ma voix, mais aussi de l’actualité, parfois, ou de thèmes importants. Chez Madame Arthur, par exemple, j’avais adoré le show sur la politique. Il y en a beaucoup que j’ai aimés là-bas, et ici aussi, à L’Heure Exquise.

 

Mélodie Braka : Vous parlez beaucoup de transmission. Quelle place prend aujourd’hui votre envie de lien avec les futures générations d’artistes de cabaret ?

 

Martin Poppins : Oui, je deviens beaucoup pédagogue. Je suis professeur de technique vocale et de cabaret, notamment dans des écoles supérieures de théâtre, de music-hall et de cabaret, au Mans par exemple.

 

C’est quelque chose qui m’intéresse beaucoup : former les jeunes générations, leur donner des outils de réflexion sur elles-mêmes. Parce que je vois à quel point le cabaret transforme les gens. Le travestissement transforme les gens, la technique vocale aussi, et les deux ensemble forment un combo très intéressant.

 

Mélodie Braka : Est-ce que cette transmission vous amène aussi à réfléchir à la suite pour vous ?

 

Martin Poppins : Peut-être que j’arrêterai le cabaret, aussi. Je pense que c’est bien de laisser la place aux autres, de se demander ce qu’on a encore à dire. Quand on a traversé de grandes heures, un âge d’or, ce n’est pas que plus rien ne peut arriver, mais parfois on peut se dire que c’est bien de s’arrêter là et de faire autre chose.

 

J’ai envie d’écrire aussi, peut-être de refaire des spectacles, de redevenir metteur en scène. Remonter des objets, pas forcément cabaretiques, même si évidemment, ce sera toujours un peu cabaretique. Ça peut être de la danse, du théâtre, d’autres formes. C’est plutôt ça qui m’intéresse : inventer la suite.

Infos pratiques :

 

Retrouvez Martin Poppins à L’Heure Exquise

 

La Légende de L’Heure Exquise
Le 25 septembre à 20h
Le 26 septembre à 20h

 

L’Heure Exquise, spéciale paranormal
Le 23 octobre à 20h
Le 24 octobre à 20h

 

L’Heure Exquise, voyage dans le temps
Le 27 novembre à 20h
Le 28 novembre à 20h

 

L’Heure Exquise prépare la dinde
Le 19 décembre à 20h

 

Le Bal Blomet
33, rue Blomet
75015 Paris

 

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Série imaginée et propos recueillis : Mélodie Braka

Photographies : Marina Viguier