Intitulée L’Appel des 1000 : la musique en résistance, la tribune, soutenue par le Syndicat des musiques actuelles (SMA), s’accompagne du lancement officiel du collectif Cultures Futures jeudi dans le 10ᵉ arrondissement de Paris, au Point Éphémère. À l’origine de cet appel et de ce collectif, une volonté « d’alerter sur les menaces qui pèsent sur la diversité artistique, l’émergence des nouveaux talents, l’accès à la culture sur l’ensemble du territoire et l’indépendance de la création », peut-on lire dans le communiqué du collectif. Pour eux, « la musique comme un bien commun vivant. Elle est un art populaire : plurielle, à mille lieues des fantasmes réactionnaires [et] traverse les espaces géographiques et personnels, les classes sociales. »
Dans cette tribune de treize paragraphes, les signataires s’inquiètent de la montée de l’extrême droite et de son influence sur la culture, comme pour le monde du cinéma qui dénonçait à Cannes le mois dernier. « Le projet de l’extrême droite, c’est le risque d’une mise au pas : criminalisation ou répression de certaines scènes musicales, hiérarchisation raciste des musiques jugées légitimes ou illégitimes, fin des aides culturelles pour celles et ceux qui remettent en cause le mythe national et portent des discours progressistes », écrivent-ils.
« L’heure n’est plus à la simple résistance. Nous avons besoin d’un projet commun : une culture fondée sur la coopération plutôt que la concentration, sur la proximité plutôt que le gigantisme, sur les communs plutôt que les monopoles ». – Les signataires
Le message s’adresse autant aux interprètes qu’aux technicien.ne.s et travailleur.se.s de la musique : « Faisons converger nos forces au-delà de nos scènes, de nos esthétiques et de nos secteurs. Relions la musique aux autres champs de la culture, […] Pesons dans le débat de la campagne présidentielle, et construisons ensemble les solidarités capables d’ouvrir d’autres possibles. » Certaines salles de concerts ou certains festivals ont déjà apporté leur soutien au collectif, comme Les Trans Musicales et Marsatac.
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