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Fashion Week : les années 2000 sont déjà de retour

par Louna Bonnin
08.10.2026
Supermodel_Elza_Matiz_at_Paris_Fashion_Week

Capris, tailles basses, mini-jupes, talons et accessoires voyants. C’est le retour des années 2000 sur les podiums de la Fashion Week. De New York à Milan, les créateurs revisitent les codes d’une décennie marquée par Britney Spears, Paris Hilton, Sex and the City et l’esthétique « Indie Sleaze ». Mais pourquoi cette mode, considérée comme dépassée, revient-elle aujourd’hui ?

Le retour du capri de Carrie Bradshaw

Alors qu’il semblait avoir disparu, le pantalon capri fait un retour remarqué sur les podiums du printemps-été 2027. À la Fashion Week de New York, il aurait progressé de 113 % par rapport à la saison précédente, selon les données de Tagwalk rapportées par Vogue France.

 

Cette idée n’est pas totalement nouvelle. Popularisé notamment par Carrie Bradshaw dans Sex and the City au tournant des années 2000, le capri était déjà revenu dans les rues ces dernières saisons. Selena Gomez l’a porté à New York en septembre 2026, quelques jours après les défilés, tandis que Hailey Bieber et Kylie Jenner avaient également contribué à son retour.

 

Le capri n’est d’ailleurs pas la seule pièce de cette époque à refaire surface. La taille basse revient elle aussi sur les podiums.

 

Ce qui semblait appartenir aux silhouettes de Britney Spears, Christina Aguilera ou Paris Hilton retrouve finalement une nouvelle vie. Mais cette fois, les codes sont retravaillés et mélangés.

 

 

Mini-jupes, talons et gros accessoires

Il ne s’agit plus seulement du retour d’une pièce. C’est tout un vocabulaire des années 2000 qui refait surface.

 

Mini-jupes, talons hauts, petits sacs, lunettes imposantes, bijoux et ceintures très visibles. Des silhouettes qui semblent bien loin du minimalisme du « quiet luxury ». À New York, Tagwalk a notamment relevé le retour de l’esthétique « Indie Sleaze », avec des talons hauts, des écharpes très fines et des pantalons tailles basses.

 

L’influence dépasse d’ailleurs les seuls podiums. Les références à la décennie se retrouvent aussi dans les accessoires. Chez Proenza Schouler, le printemps-été 2027 marque par exemple le retour revisité du PS1, sac iconique de la marque lancé à la fin des années 2000. Une manière de ressortir un objet culte sans simplement reproduire le modèle original.

 

À Milan aussi, la jupe s’impose comme l’une des pièces fortes de la saison, avec des longueurs différentes. Chez Prada, elle occupe une place centrale dans la collection présentée le 22 septembre.

 

 

Pourquoi maintenant ?

Si ces références sont partout, ce n’est pas uniquement du fait de la nostalgie. Les années 2000 sont désormais suffisamment éloignées pour être considérées comme une véritable période de référence, voire comme vintage.

 

Surtout, celles et ceux qui ont grandi avec Britney Spears, les premiers réseaux sociaux, Sex and the City ou les looks de Paris Hilton, sont aujourd’hui adultes. La décennie devient ainsi une source d’inspiration. Autant pour la génération qui l’a vécue que pour celle qui la redécouvre à travers les réseaux sociaux.

 

TikTok et Instagram y jouent évidemment un rôle. Notamment par le biais de l’esthétique Y2K, très présente sur les réseaux depuis plusieurs années, qui a largement contribué à installer ces références dans la culture mode actuelle.

 

Et après plusieurs saisons dominées par la sobriété, le beige et le « quiet luxury », le mouvement paraît presque logique. Les podiums semblent chercher davantage de personnalité, de sexy et d’excès.

 

 

Un retour, mais pas tout à fait comme avant

Pour autant, la mode ne ressort pas les années 2000 telles quelles. Elle en reprend les codes pour les mélanger à ceux d’aujourd’hui.

 

Le capri se porte avec un tailoring contemporain, la taille basse se glisse dans des silhouettes plus sophistiquées et les accessoires sont réinterprétés plutôt que simplement copiés. Les années 2000 ne reviennent donc pas exactement : elles sont devenues une matière que les créateurs peuvent transformer.

 

Visuel : © Elsa Matiz à la Fashion Week de Paris