Le cinéma perd l’un de ses visages les plus emblématiques. L’acteur néo-zélandais Sam Neill, mondialement connu pour son rôle du paléontologue Alan Grant dans la saga Jurassic Park, est décédé ce lundi 13 juillet 2026 à Sydney, en Australie. Il avait 78 ans.
L’annonce de sa disparition a été faite par sa famille sur son compte Instagram officiel. « C’est avec une immense tristesse que la famille de Sam Neill annonce son décès. Sam s’est éteint entouré des siens, avec la dignité qui a marqué toute sa vie », peut-on lire dans le communiqué. Ses proches précisent que son décès a été « soudain et inattendu ».
La disparition de l’acteur intervient quelques mois seulement après une nouvelle rassurante concernant son état de santé. En avril dernier, Sam Neill avait annoncé être en rémission de son cancer grâce à une thérapie génique de pointe, après avoir révélé en 2023 être atteint d’un lymphome T angio-immunoblastique, une forme rare de cancer du sang.
Dans ses mémoires Did I Ever Tell You This?, publiées en 2023, il évoquait avec franchise son combat contre la maladie. En octobre de la même année, il confiait au média australienAustralian Story ne pas craindre la mort, tout en expliquant qu’il avait encore de nombreux projets. Selon sa famille, le cancer n’est pas à l’origine de son décès.
Né Nigel John Dermot Neill le 14 septembre 1947 à Omagh, en Irlande du Nord, il s’installe avec sa famille en Nouvelle-Zélande à l’âge de sept ans. C’est dans ce pays qu’il construit son identité et sa carrière, adoptant très tôt le prénom de Sam.
Après des études de littérature anglaise, il rejoint la New Zealand National Film Unit où il se forme au montage, à l’écriture et à la réalisation de documentaires avant de se tourner définitivement vers le métier d’acteur.
Sa carrière débute véritablement avec Sleeping Dogs (1977), puis Ma brillante carrière (1979), qui lui ouvre les portes d’Hollywood. Il enchaîne ensuite les rôles marquants dans Possession d’Andrzej Żuławski, La Malédiction finale, Dead Calm, À la poursuite d’Octobre rouge ou encore Event Horizon.
Mais c’est en 1993 que Sam Neill accède à une renommée mondiale grâce à Jurassic Park de Steven Spielberg. Son interprétation du professeur Alan Grant, paléontologue passionné confronté à des dinosaures ressuscités, devient immédiatement culte. Il reprendra ce rôle dans Jurassic Park III (2001) puis dans Jurassic World : Le Monde d’après (2022), retrouvant Laura Dern et Jeff Goldblum.
L’année 1993 marque également un autre sommet de sa carrière avec La Leçon de piano de Jane Campion. Son interprétation du mari autoritaire d’Ada MacGrath, incarnée par Holly Hunter, contribue au succès du film, récompensé par la Palme d’or au Festival de Cannes et trois Oscars.
Au fil de sa carrière, Sam Neill alterne cinéma d’auteur, blockbusters et télévision. Les téléspectateurs se souviennent notamment de ses prestations dans Les Tudors, où il incarnait le cardinal Thomas Wolsey, ainsi que dans les deux premières saisons de Peaky Blinders, où il prêtait ses traits au redoutable inspecteur Chester Campbell.
En dehors des plateaux de tournage, Sam Neill cultivait une autre passion : le vin. Propriétaire du domaine Two Paddocks, en Nouvelle-Zélande, il partageait régulièrement son amour de la viticulture et de la nature avec ses admirateurs.
Discret, apprécié de ses partenaires de jeu et reconnu pour son élégance, Sam Neill laisse derrière lui une filmographie riche de près de cinquante ans de carrière. Son interprétation d’Alan Grant demeure l’un des personnages les plus marquants de l’histoire du cinéma d’aventure.
Avec sa disparition, le septième art perd l’un de ses acteurs les plus attachants, dont le talent aura traversé les générations.
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Visuel : Sam Neill, Wikimedia Commons