Ce jeudi 21 mai était à la fois très ensoleillé et très actif sur la croisette. Avec les équipes de l’Eicar, nous avons pu aller à la rencontre de Bertrand Mandico, Blanca Li et du réalisateur des Survivants du Che. Nous avons célébré le palmarès de la Quinzaine des cinéastes. Nous avons aussi préparé notre live sur l’ensemble du festival. Rendez-vous en direct sur Twitch, YouTube et Instagram vendredi 22 mai de 13h00 à 14h00 pour une heure de discussion cinéphile avec Vincy Thomas, fondateur d’Ecran noir, Paul Fourier et Yaël Hirsch. Si vous êtes à Cannes, cela se passe sur le toit-terrasse du Canopy by Hilton Cannes…
La journée a commencé par Marion Cotillard qui n’en finit pas de mourir dans le film de la séance de minuit de la veille : Roma Elastica. C’est une épopée eighties qui suit une star sur le déclin (Marion Cotillard) et sa fidèle maquilleuse-bodyguard (Noémie Merlant) sur le tournage de ce qui pourrait être son dernier film à Rome. Dans la lignée de Connan, Bertrand Mandico joue avec les codes des genres et les frontières du bon et du mauvais goût et offre à « La Môme » un joli rôle décalé sur l’exploitation des actrices.
Nous avons eu la joie d’interviewer le réalisateur avec les équipes de l’EICAR, et vous trouverez prochainement notre interview ici.
À 11 heures, nous sommes allé.e.s rattraper une partie du Palmarès de la Semaine de la Critique. Notamment, le court très vivant du réalisateur québécois, Romain F. Dubois, Skinny Bottines. Le Prix Découverte Sony du court métrage met en présence deux cousins d’âge différents qui tente de chaparder de quoi contenter la douce de l’aînée. Quelque part entre pickpockets et affreux, sales et méchants, c’est un vrai bonheur à suivre.
Et le Grand Prix AMI Paris de la Semaine de la Critique est largement mérité pour La Gradiva de Marine Atlan. On connaissait la cinéaste comme chef op’ du Ravissment. Son faux teen-movie qui suit un groupe de lycéens et leur prof à Pompeï est un chef d’œuvre. Non seulement au niveau de l’image mais aussi des dialogues, des surprises et de la justesse de ce qui est saisi sur les éruptions du désir adolescent.
Présentée dans Un Certain Regard, Ulya de Viesturs Kairišs, dresse le portrait poétique et attachant d’Ouliana Semionova, la plus grande basketteuse de tous les temps. Née en 1952 dans une famille de vieux croyants en Lettonie soviétique, découverte à douze ans, cette athlète de 190 cm, avec une voix grave et un aspect androgyne sera sélectionnée à seize ans sous le maillot rouge de l’URSS et restera invaincue pendant dix-huit ans de carrière. La narration est entraînante, la photographie époustouflante et l’interprétation magistrale. Un film à ne pas manquer le 2 juin au cinéma Arlequin à Paris, avant sa sortie en salles à l’automne.
Lire notre critique.
Dernier film de la compétition de la journée, Coward met en scène la rencontre amoureuse de deux jeunes soldats pendant la Première Guerre mondiale. Après Girl et Close, le réalisateur flamand Lukas Dhont propose toujours une image très maîtrisée, des corps beaux et, dans cet opus, une réflexion sur la place de l’art en temps de détresse. Mais un scénario l’émotion vient à manquer.
Et avant notre délibération en live du vendredi 22 mai et les deux derniers films de la compétition, la soirée s’est terminée sur la plage de la Quinzaine par une fête joyeuse où il a été difficile de choisir entre discuter des films et danser.