Le musée Grévin a présenté, mercredi à Paris, la statue de cire de Bad Bunny, conçue sans la participation de la superstar portoricaine. Cette nouvelle entrée dans les collections du célèbre musée intervient avant son concert au stade Vélodrome de Marseille, première étape de son passage en France avant deux dates parisiennes prévues ce week-end.
Quelques heures avant de monter sur la scène du stade Vélodrome de Marseille, Bad Bunny a franchi une autre étape symbolique de sa carrière : son entrée au musée Grévin. Le mercredi 1er juillet, le célèbre musée parisien a dévoilé la statue de cire de la superstar portoricaine, devenue en quelques années l’une des figures les plus influentes de la musique mondiale.
Le double de l’artiste reproduit avec soin son esthétique actuelle. Assis sur une simple chaise en plastique, chemise ouverte laissant apparaître ses tatouages et coiffé de son emblématique chapeau de paille, le personnage est accompagné d’une seconde chaise vide. Une mise en scène qui fait directement écho à la pochette de Debí tirar más fotos, son dernier album au succès international.
Fait inhabituel pour le musée Grévin, cette statue a été réalisée sans la participation de Bad Bunny. En raison d’un agenda particulièrement chargé, l’artiste, de son vrai nom Benito Antonio Martínez Ocasio, n’a pas pu poser pour les équipes du musée. Les sculpteurs ont donc travaillé pendant près de sept mois à partir de photographies, de vidéos et de nombreux documents de référence.
« Compte tenu de son calendrier et de ses voyages, il ne pouvait pas être disponible », a expliqué Yves Delhommeau, directeur général du musée Grévin, à l’AFP. Il souligne que l’institution « a tout fait »pour accueillir l’artiste parmi ses personnalités de cire.
Pour le dirigeant du musée, cette arrivée s’imposait comme une évidence. « C’est aujourd’hui le chanteur le plus écouté dans le monde. C’est un phénomène absolument extraordinaire, non seulement de la chanson mais de la culture », affirme-t-il, estimant également que « son influence politique a pris beaucoup d’ampleur ».
À 32 ans, Bad Bunny s’est imposé comme l’ambassadeur mondial du reggaeton et de la trap latine. En faisant exploser les barrières linguistiques de la pop, il a contribué à installer durablement les musiques urbaines latino-américaines au sommet des classements internationaux. Son engagement en faveur de Porto Rico, son influence sur les nouvelles générations et sa capacité à mêler musique, mode et prises de position publiques en font aujourd’hui une véritable icône culturelle.
Cette entrée au musée Grévin intervient alors que l’artiste poursuit sa tournée mondiale. Après son concert au stade Vélodrome de Marseille, il se produira ce week-end à la Plenitude Arena de Paris, nouveau nom de Paris La Défense Arena depuis le 1er juillet.
Au-delà de l’hommage rendu par le musée parisien, cette statue consacre l’empreinte laissée par Bad Bunny sur la culture populaire contemporaine. Plus qu’une simple star de la musique, le Portoricain s’impose désormais comme une figure incontournable de son époque.
Visuel : Printerval