21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée
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Festival d’Avignon : The last Hamlet, la réponse à LA question de Ben Duke

par Amélie Blaustein-Niddam
21.07.2026

So british ! Ben Duke remonte sur scène pour notre plus grand bonheur en ajoutant à la question qui occupe le théâtre depuis plus de 400 ans, to be or not be, une seconde qui est : doit-on encore monter Hamlet aujourd’hui ?

« Never Know a Girl Like You Before »

Dans l’écrin des Célestins, la radio balance des tubes de l’année 1987, on entend Rick Astley par exemple, puis, quand l’affaire commence pour de bon, la première voix à parler est celle de la metteuse en scène Katie Mitchell qui, dans une interview donnée à la BBC4, taille Hamlet par le menu. Misogyne, guerrier, cet affreux récit doit disparaître des scènes. Le propos est radical, il n’est pas abscons pour autant. Carolina Bianchi a montré en dix heures de théâtre comment les représentations artistiques des violences faites aux femmes légitimaient le passage à l’acte dans le monde réel de ces mêmes violences. Que faire du mépris pour Ophélie qui en meurt, encore et encore ? Déjà cette saison, Clémence Coulon inversait l’histoire et lui redonnait le beau rôle.

Story of Love

Ben Duke décide de la jouer autrement. Il se glisse dans toute la drôlerie anglaise, quelque part entre Benny Hill et les Monty Python. Voici donc Ben Duke en baby-gros à l’effigie de Mufasa dans Le Roi Lion. Il est, pour le moment, retenu par des cordes à un mur rempli de boîtes en carton. Retenu à l’histoire, au mythe, le symbole est surligné comme toute la pièce et, étonnamment, c’est exactement cela qui fonctionne : le too much.

« I’m Sorry, Hamlet »

Ben Duke revient à l’essence même du théâtre shakespearien, un théâtre populaire où le public a son rôle à jouer. Le metteur en scène, redevenu comédien (et danseur), ne boude pas son plaisir à cet exercice. Casse de budget oblige, les comédien·ne·s sont donc remplacé·e·s par des peluches. Oui, vous avez bien lu, des peluches. En Angleterre comme en France, rien ne va plus. La scène mythique du théâtre dans le théâtre devient alors une réflexion sur comment faire avec plus grand-chose.

« Je ne sais pas comment vivre »

Dans cette pièce, le texte pur d’Hamlet affleure juste pour en montrer l’élégance et la beauté, mais le fond du problème reste : que dire de cette histoire aujourd’hui, qu’en garder ? The Last Hamlet se concentre sur la figure du père, un beau et grand lion qui, en fantôme, vient donner les pires conseils à son fils : vengeance et meurtre sont au programme.

Dans une mise à distance du premier degré du récit, Ben Duke convoque la danse, plus Broadway que contemporaine. Là encore, too much. Elle remplace les scènes de drame. La vidéo est aussi présente pour augmenter des moments clés de l’histoire, telle la passion entre Claudius et Gertrude.

« Je cherche quelque chose qui soit pertinent aujourd’hui »

To be or not to be est la punchline la plus célèbre de l’histoire du théâtre, car elle questionne l’essence même de cet art : à quoi sert-il ? Sûrement à nous divertir fort, à voir cette version finalement assez proche de l’intention du texte. À nous faire réfléchir aussi, particulièrement autour de la figure éternellement noyée d’Ophélie. Ben Duke convoque la pop culture, de Disney à la pop music. Ce faisant, il remet Hamlet au centre de l’histoire du théâtre, et il est fort à parier que ce ne sera pas la dernière fois.

Notre dossier Festival d’Avignon

Visuel : The Last Hamlet, Ben Duke, 2026 © Christophe Raynaud de Lage / Festival d’Avignon