Allanah Starr, c’est le glamour des grandes figures hollywoodiennes, les plumes, le rouge à lèvres, la cambrure d’une reine de revue et l’humour ravageur de celles qui savent très bien où elles mettent les pieds. De Miami à Paris, du Manko aux Folies Bergère, elle a traversé plusieurs vies sans jamais perdre le goût de la scène ni celui des autres. Avec Cabaret Cares et La Maison d’Allanah, son rôle de meneuse prend aujourd’hui une autre dimension : rassembler, transmettre, protéger. À l’approche de Sasha Colby’s Dolls Folies, le 12 juin aux Folies Bergère, elle revient pour Bienvenue au Cabaret sur son parcours et sur cette histoire trans du cabaret qu’elle veut remettre en pleine lumière.
Mélodie Braka : Comment avez-vous trouvé le nom Allanah Starr ?
Allanah Starr : Ce n’était pas mon premier nom de scène. J’ai commencé comme club kid quand j’étais très jeune, à Miami. À l’époque, je performais sous le nom de « Damien Divine ». C’était avant ma transition, au début des années 90.
Quand j’ai fait une pause dans le cabaret et la performance, j’ai travaillé longtemps dans l’industrie adulte. Il fallait que je trouve un nom. J’ai entendu le prénom Allanah à la télévision, je trouvais que ça sonnait joli. Comme ça, de nulle part, j’ai choisi Allanah, et c’est resté.
Starr est venu parce que j’avais une amie, elle aussi performeuse adulte, qui s’appelait « Elizabeth Starr », et je trouvais que ce nom était très beau. Allanah Starr, ça pourrait être un vieux nom hollywoodien. Honnêtement, ça s’est fait comme ça. Ça a simplement évolué, et c’est resté.
Mélodie Braka : Là où vous avez grandi, vous avez grandi avec le cabaret ou c’est quelque chose que vous avez découvert plus tard ?
Allanah Starr : J’ai grandi à Miami, et ma première expérience de cabaret, je l’ai eue très jeune. Je devais avoir 11 ou 12 ans. À l’époque, il y avait encore ce genre d’endroit, ça s’appelait « Les Violins Supper Club ». C’était vraiment un cabaret très classique, avec un orchestre live, un dîner, de la danse et trois spectacles.
Mes parents m’y ont emmenée quand j’étais très jeune, ce qui est assez drôle parce que c’était vraiment pour adultes. Le premier show s’appelait le « Frankie Kein Show », et c’est aussi la première fois que j’ai vu du drag. C’étaient les meilleurs female impersonators, les meilleurs illusionnistes de célébrités que j’aie vus de ma vie. Ils étaient deux, avec des danseurs, et ils changeaient de personnage tout au long du spectacle. Ils étaient incroyables.
Ensuite, il y avait une revue traditionnelle, avec les meneuses qui descendaient du plafond, les plumes, toute la revue parisienne ou vegasienne classique. C’était vraiment ma première expérience du cabaret, du drag, de tout cet univers. J’ai été immédiatement fascinée par l’illusion, le glamour, tout ça. À cette époque, les drag shows imitaient toutes les stars hollywoodiennes. C’est comme ça que j’ai découvert Marilyn Monroe, Marlene Dietrich, Julie Andrews, Liza Minnelli, tous ces personnages.
Mélodie Braka : C’est fascinant.
Allanah Starr : Oui. C’est pour ça que, plus tard, quand mes parents me disaient quelque chose, je leur répondais : « C’est votre faute. » (Elle rit.) Ce n’est pas sorti de nulle part. Vous m’avez emmenée là-bas quand j’étais enfant. J’en garde des souvenirs très nets. C’est une expérience incroyable à avoir si jeune.

Mélodie Braka : Comment êtes-vous passée de cette première découverte du cabaret à la première fois où vous êtes montée sur scène ?
Allanah Starr : J’étais vraiment très timide enfant. J’avais une peur terrible de la scène. Pas seulement de la scène, j’avais peur de tout. J’étais très anxieuse et j’avais été beaucoup harcelée, donc j’étais vraiment renfermée.
Quand je suis arrivée au lycée, j’ai décidé qu’il fallait que je fasse quelque chose. J’ai pris un cours d’introduction à la prise de parole, au théâtre, à la parole en public. Il fallait se lever devant les autres. Je me souviens qu’il fallait réciter un monologue très connu de Shakespeare, dans « As You Like It », comme il vous plaira en français, le fameux monologue sur le monde entier comme une scène. J’étais terrifiée. Puis j’ai commencé à me dire : peut-être que je peux faire ça.
La première fois où je suis vraiment montée sur scène devant des gens, et c’est encore une histoire folle mais vraie, j’étais en drag. C’était censé arriver, je suppose.
Aux États-Unis, il y a le homecoming, avec les matchs de football américain. Dans mon école, tous les clubs préparaient une production pour se moquer de l’autre lycée, l’équipe contre laquelle on devait jouer. Ça s’appelait Fall Frolics. À l’époque, je faisais allemand, j’étais dans le club d’allemand, et je ne sais pas comment on a convaincu la prof de nous laisser faire ça.
Il y avait une chanson très connue de Julie Brown, « The Homecoming Queen’s Got a Gun ». Aujourd’hui, ce serait impossible à imaginer. La chanson parle d’une reine du bal qui a un pistolet et qui tue tous les élèves et les professeurs. C’est complètement fou.
On a monté une production dessus et j’avais le rôle principal, je faisais le playback de la chanson. Je jouais tout. Et quand je me suis retournée sur scène, j’étais en drag. On est en 1991 ou 1992, c’est une époque folle ! Comme j’avais été beaucoup harcelée, tout le monde savait qui j’étais. Mais on a gagné le concours ! Je crois que c’est là que j’ai commencé à comprendre que c’était quelque chose que j’aimais faire et que je pouvais être compétente là-dedans.
Mélodie Braka : Comment arrivez-vous ensuite à Paris ?
Allanah Starr : Ça a été long, il y a eu beaucoup de routes différentes. J’ai beaucoup travaillé à Miami, puis je suis partie à New York, où j’ai arrêté le cabaret. Je travaillais dans l’industrie adulte, puis je faisais de l’événementiel. Et en fait, croyez-le ou non, je suis revenue à la performance quand je suis arrivée à Paris à la fin des années 2000 !
Au début, je devais être là seulement pour quelques mois. Paris avait toujours été une sorte de rêve pour moi. J’étais déjà venue, et je m’étais dit : un jour, peut-être, je vivrai à Paris. Mais performer ici, ce n’était pas du tout prévu ! Je n’avais jamais pensé que je remonterais vraiment sur scène.
À l’époque, une amie m’a emmenée à une fête très connue : « Club Sandwich », à l’Espace Cardin. J’ai rencontré Marc Zaffuto et Emmanuel d’Orazio. On s’est tout de suite très bien entendus, et ils m’ont invitée à performer.
Ma première performance pour une fête à Paris, c’est une autre histoire ridiculement vraie, mais qui n’a pas l’air vraie. (Elle rit.) C’était une soirée sur le thème cow-boy, et j’ai fait un strip-tease sur un taureau mécanique, à l’Espace Cardin. Iconique ! C’est comme ça que ça a commencé. Petit à petit, je suis revenue à la performance. Pour les Américains, on sait ce qu’est le cabaret, mais j’ai vraiment appris son histoire ici. J’étais performeuse avant, je faisais déjà du cabaret, mais je crois que je suis vraiment devenue une artiste de cabaret en France.
Mélodie Braka : Qu’est-ce qui était différent entre la version américaine du cabaret et la version parisienne ?
Allanah Starr : J’avais été exposée très jeune au cabaret, au burlesque et à tout cet univers, mais c’est à Paris que j’ai vraiment compris son histoire, ses codes, sa manière d’exister sur scène. J’ai travaillé de la nuit jusqu’aux grandes scènes, et je pense que cette trajectoire ne me serait jamais arrivée aux États-Unis. Là-bas, il y a Broadway, les shows, Las Vegas, mais pas cette expérience-là.
Je pense que, quand vous êtes une personne trans, vous devez en général surmonter beaucoup de stigmates.
Mélodie Braka : Comment arrivez-vous au Manko ?
Allanah Starr : Ça vient encore de Marc Zaffuto et Emmanuel d’Orazio. Je travaillais déjà beaucoup avec eux en Europe, dans beaucoup d’événements, de clubs. J’étais déjà un peu la meneuse de revue de « Club Sandwich », au Palais de Tokyo. J’avais aussi travaillé sur un one-woman show qui a été joué brièvement à La Nouvelle Seine.
Puis l’idée du Manko est arrivée, et ils m’ont proposé d’auditionner. J’ai dû passer l’audition deux fois. Le propriétaire ne voulait pas me prendre.
Mélodie Braka : Vous savez pourquoi ?
Allanah Starr : Je pense que, quand vous êtes une personne trans, vous devez en général surmonter beaucoup de stigmates. On parle d’il y a dix ans, et même en dix ans, les choses ont énormément avancé. Je ne veux pas dire que c’était forcément transphobe, mais je crois que me présenter dans une sphère corporate, à des gens exécutifs qui ne sont pas artistiques, ou à des producteurs qui ne sont pas artistiques, ça peut être complexe.
Je sais que j’ai perdu des emplois ou qu’on m’a écartée de certains projets à cause de ça. Peut-être qu’ils se disent que je suis trop, que c’est trop. Je ne sais pas. Mais non, ils ne voulaient pas de moi. À un moment, Marc a dit : « Si on ne le fait pas avec elle, on ne le fait pas. » Ils ont vraiment posé une limite. On ne me l’a pas donné. J’ai dû travailler pour l’obtenir. Et une fois sur place, j’ai vraiment dû faire mes preuves.
Mélodie Braka : Est-ce que vous avez eu l’impression d’avoir gagné, finalement ?
Allanah Starr : Je ne sais pas si j’ai gagné, mais j’ai prouvé que j’étais capable. C’est ce que j’ai fait. J’ai prouvé que j’étais capable de faire le travail, probablement beaucoup plus qu’ils ne s’y attendaient. Je suis très passionnée quand je fais quelque chose, surtout quand je l’aime vraiment. Et j’aimais tout dans ce projet. J’y étais extrêmement dévouée. Je n’ai jamais manqué un show en quatre ans !

Mélodie Braka : Quels souvenirs gardez-vous de cette période ?
Allanah Starr : Les meilleurs ou les pires ? (Elle rit.) Je crois que mes souvenirs les plus précieux, c’est que c’était vraiment un moment magique. Ce qui était magique au Manko, ce n’était pas seulement le show, même si le show était très bien. C’était les gens, l’ambiance, le fait qu’on pouvait trouver quelqu’un comme Mick Jagger ou Céline Dion, puis des bourgeois, une princesse saoudienne, une drag queen, un étudiant en mode. C’était vraiment ce mélange de personnes qui faisait la magie.
Mélodie Braka : Après toutes ces années à être sur scène, est-ce que vous aimez ce rôle de meneuse de revue ?
Allanah Starr : Oui, j’aime beaucoup. J’aime parler au micro, plaisanter avec les gens, plaisanter sur moi-même, ce qui est une de mes activités favorites. Une amie me disait que j’étais un clown dans un corps glamour, et je pense que c’est assez juste. C’est un rôle que j’aime vraiment. C’est un honneur de le faire. Je ne suis pas une très bonne danseuse, je ne suis pas chanteuse, mais je peux peut-être faire le lien entre les choses. Et je suppose que c’est là que ça fonctionne.

Mélodie Braka : Quelle place le cabaret occupe-t-il dans votre vie et dans votre cœur ?
Allanah Starr : Le cabaret occupe une immense place dans ma vie et dans mon cœur. Je n’aurais jamais pensé trouver quelque chose qui pourrait devenir plus grand que la performance, mais je l’ai trouvé avec le travail associatif que je fais aujourd’hui. Je pense que les deux sont à égalité.
J’adore la scène. J’adore performer. J’adore créer. Le cabaret occupe une immense place dans mon cœur, comme fan, comme spectatrice et comme performeuse. Je pense que n’importe quel performeur vous le dira : c’est une drogue, en quelque sorte, de pouvoir monter sur scène. C’est aussi un privilège. C’est quelque chose que j’aime et qui m’inspire tout le temps, même dans mon travail associatif, parce que l’art est aussi très important à La Maison d’Allanah.
Mélodie Braka : Justement, en parlant de lien, est-ce que vous pouvez parler de Cabaret Cares ? Comment est né ce projet ?
Allanah Starr : Cabaret Cares m’est venu au début de la guerre en Ukraine. Je regardais ce qui se passait et, comme tout le monde, je pense, j’étais bouleversée parce que c’était si proche. J’entendais des histoires, notamment sur le fait que beaucoup de personnes LGBT et trans avaient énormément de difficultés à quitter le pays.
J’ai suivi l’histoire d’un homme trans qui s’appelait Robert, originaire d’Irak, qui était réfugié là-bas. Son histoire était extrêmement difficile, parce qu’il n’avait pas ses papiers, pas de passeport, aucun accès à rien. Il a réussi à rejoindre la frontière avec la Pologne, après un parcours horrible. Je me suis dit : mon Dieu, j’aimerais qu’on puisse faire quelque chose.
La seule chose que je pouvais faire, c’était peut-être monter un spectacle avec mes amis pour récolter de l’argent. Il était tard, je regardais les informations, j’ai créé un groupe Instagram avec des artistes. Tout le monde a dit oui. Ensuite, il fallait trouver un lieu, La Nouvelle Seine a dit oui. On a récolté environ 8 000 euros et j’ai tout de suite voulu recommencer.
Plus tard, La Neuvième Production a pris le projet comme projet caritatif, et grâce à Bianca Del Rio, c’est devenu autre chose. Aujourd’hui, on fait deux événements par an : un hommage aux artistes parisiens, et un autre, comme celui du 12 juin, avec des stars internationales du cabaret. C’est vraiment devenu une de mes passions. Mes projets ont beaucoup à voir avec les artistes, et c’est grâce à eux qu’on peut récolter de l’argent et faire ce travail.
Mélodie Braka : Est-ce que vous vous attendiez à ce que tout le monde dise oui ?
Allanah Starr : Non, je ne m’y attendais pas. Mais jusqu’ici, tout le monde a toujours dit oui. Je n’aime pas demander des choses pour moi, mais pour ce genre de projet, je demande. Les artistes ont souvent été en première ligne des causes sociales. Je pense à l’épidémie de sida : ce sont des artistes qui se sont levés, qui ont récolté de l’argent, qui ont été parmi les premiers à en parler. Beaucoup sont toujours prêts à aider quand ils le peuvent.
Mélodie Braka : Vous avez évoqué la date très spéciale du 12 juin. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?
Allanah Starr : Je suis tellement excitée ! Ça fait longtemps que je voulais faire un spectacle comme celui-là, et ça arrive enfin ! On travaille dessus depuis octobre, même avant le show avec Bianca Del Rio. Ça aura lieu aux Folies Bergère. Le spectacle s’appelle « Sasha Colby’s Dolls Folies ».
Il y a un casting incroyable d’artistes internationales, un casting entièrement trans. Il y aura Sasha Colby, Gigi Goode, Amanda Lepore, Moon, La Briochee, India Brooks, Sam Buttery, Aela Chanel, Giselle Palmer, Mona La Doll, Lou Trotignon, et d’autres surprises.
L’idée de ce show, c’est de rendre hommage au cabaret trans à Paris, qui commence dans les années 1950. Certaines de ces femmes sont encore vivantes, comme Bambi, Fétiche, et d’autres. Parce que le cabaret trans est né à Paris. La communauté trans moderne et la transition médicale commencent aussi ici : c’est l’un des premiers endroits où des femmes trans ont pu accéder à une transition médicale, en trouvant comment acheter des hormones en pharmacie.
C’est un hommage à ces pionnières et à l’art qui a suivi, parce que le Carrousel est parti partout. Elles ont tourné dans le monde entier.
Beaucoup de gens ne savent pas à quel point c’était en avance sur son temps. En tant qu’Américaine, je dis toujours que c’est vraiment un art français. Aujourd’hui, il y a une vraie résurgence du cabaret, mais c’est encore parfois sous-estimé dans les arts, alors que c’est vraiment une partie de l’histoire et de la culture. C’est très important aussi pour les structures sociales que cela a créées pour notre communauté.
Ce show rend hommage à ces femmes. Et il permet de récolter de l’argent pour La Maison d’Allanah, Stop Homophobie et Chems Pause. Ça fait partie de Cabaret Cares. Il y aura aussi une exposition avec les archives d’une personne qui a conservé énormément de documents des années 50, 60, 70, 80, 90 : les programmes des cabarets, ce qui paraissait dans la presse. On essaie vraiment de rassembler beaucoup de choses en une seule journée. C’est un projet très excitant.
Mélodie Braka : J’aimerais que vous me parliez de La Maison d’Allanah. Quand a-t-elle été créée ? Quel est votre rôle ?
Allanah Starr : La Maison d’Allanah a été fondée par « Stop Homophobie ». Elle est ouverte depuis un peu plus d’un an. Au départ, j’ai été intégrée comme marraine du projet. C’était un immense honneur d’avoir un projet qui porte mon nom, parce que je récoltais déjà des fonds avec Cabaret Cares.
La maison est un lieu sûr pour les personnes LGBTQ+ qui sont dans des situations d’urgence, sans abri ou en grande détresse. La majorité des personnes accueillies sont des demandeurs d’asile. Au départ, on nous a donné un lieu qui avait été abandonné pendant des années, et qu’il a fallu réhabiliter. Grâce à Cabaret Cares, à la communauté artistique, aux entreprises, aux bénévoles et au gouvernement, on peut aujourd’hui accueillir jusqu’à 12 personnes.
Quand je suis arrivée là-bas, j’ai été profondément touchée par les personnes que j’ai rencontrées et par leurs histoires. Quand on entend ce qui arrive à des personnes dans des pays où elles sont réellement persécutées, où elles peuvent subir des violences extrêmes ou être tuées, ça bouleverse. Je me suis tellement impliquée que c’est devenu ma vie, d’une certaine manière.
Aujourd’hui, je suis cheffe de projet des maisons. Je m’occupe de la récolte de fonds, de la gestion et des projets. C’est devenu un vrai programme, pour accompagner des personnes qui ont traversé des situations horribles, les intégrer dans la société française et les aider à devenir indépendantes. C’est un travail très difficile, mais aussi merveilleux.

Mélodie Braka : À titre individuel, comment peut-on aider ?
Allanah Starr : On peut acheter une place pour venir à Cabaret Cares ! On peut faire un don. On peut faire du bénévolat, nous écrire sur Instagram, partager un post. Tout est bienvenu. Chaque action a la même valeur, qu’elle soit petite ou grande. Chacun peut faire ce qu’il peut, à son échelle.
Je crois que l’important, dans le monde actuel, c’est qu’on essaie tous de redonner un peu. Nous avons un immense privilège quand nous vivons en France, en Europe, ou dans un pays où nous sommes libres. On réalise à quel point c’est un luxe de pouvoir simplement exister ouvertement.
Il y a beaucoup de travail à faire, mais je suis très optimiste. La communauté est très résiliente et on peut continuer à faire une différence ensemble, que l’on soit allié ou LGBT soi-même. Au fond, il s’agit simplement de droits humains. On essaie tous d’être humains, d’être libres et de vivre avec respect. C’est tout.
Retrouvez Allanah Starr sur scène
SASHA COLBY’S DOLLS FOLIES
Le 12 juin
Avec Amanda Lepore, Gigi Goode, Moon, La Briochee, India Brooks, Sam Buttery, Aela Chanel, Giselle Palmer, Mona La Doll, Lou Trotignon
Au profit de La Maison d’Allanah et de Stop Homophobie, pour l’accueil et l’accompagnement des réfugiés LGBTQ+, ainsi que de Chems Pause
Mise en scène : Savary & Zaffuto
Théâtre des Folies Bergère – Paris
32, rue Richer
75009 Paris
FANTASMA Circus Erotica
Les 26 et 27 juin
Une création Savary & Zaffuto
Théâtre des Folies Bergère – Paris
32, rue Richer
75009 Paris
Soutenir La Maison d’Allanah
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Série imaginée et propos recueillis : Mélodie Braka
Photographies : Marina Viguier