Du 22 au 25 octobre 2026, sous la grande verrière de l’ancienne maison de vente Sotheby’s, THEMA réunit art contemporain, design de collection et artisanat, sans aucune hiérarchie entre les disciplines. Une proposition séduisante, où les objets prennent parfois des airs de sculptures.
Dans les années 1920, le 76 rue du Faubourg Saint-Honoré accueillait déjà des expositions, sous le nom de Galerie Charpentier. Le lieu a ensuite abrité pendant 26 ans le siège parisien de Sotheby’s. Et pour sa quatrième édition parisienne, THEMA investit à son tour cette adresse chargée d’histoire, le temps de cinq jours.
Sur plus de 1 000 m², une quarantaine de galeries, artistes, designers et artisans partagent un même espace, sans séparation stricte entre les disciplines. La visite se fait au fil des salles, entre pièces sculpturales, mobilier et objets plus inattendus.

Chez THEMA, certains meubles dépassent largement leur fonction première. C’est le cas de The Polipo Chair, de Ronald Scliar Sasson, présentée par la galerie Paola Colombari. Avec ses quatre pieds courbés qui évoquent des tentacules, la chaise ressemble presque à une sculpture. Même impression devant The Orthos Throne, de Vagujhelyi, un siège aux formes arrondies qui invite à s’installer de différentes manières et qui joue sur les notions de pouvoir et docilité.
Ici, la chaise devient une véritable pièce de collection, par sa fonction, sa forme et le récit qui l’accompagne. Le design se regarde désormais autant qu’il s’utilise.

L’exposition ne se limite toutefois pas au mobilier. Les sculptures de Doris Arkin apportent une dimension plus personnelle à la visite. Dans Lights Out, des chaises empilées et des billets d’entrée brûlés évoquent la fin d’une fête et le passage du temps. Avec Festive Dinner, l’artiste s’intéresse aux tensions et aux secrets qui peuvent se cacher derrière un repas de famille heureux.
Ces œuvres rappellent que les objets portent aussi des histoires et des émotions, au-delà de leur apparence.
Au final, THEMA propose une promenade visuelle, entre belles pièces et découvertes. Sans révolutionner notre regard sur l’art et le design, l’exposition invite à s’attarder sur des objets que l’on n’aurait pas forcément remarqués autrement.
Visuel : © L.B