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06.06.2026 → 07.06.2026

Nuit Blanche 2026 : D’amour et d’amitiés !

par La redaction
08.06.2026

Avec Barbara Butch comme directrice artistique, la Nuit Blanche de ce samedi 6 juin était placée sous le signe de l’amour, et aussi à l’ombre fleurie des amitiés de l’ambianceuse et DJ star. C’était également l’occasion pour de nombreuses institutions culturelles à Paris d’ouvrir leurs portes afin d’accueillir mais aussi de surprendre le public.

Par Gilberte, Yaël et Amélie

L’IRCAM expose un peu de Pompidou avec Anthony McCall

Alors que le cinéaste et plasticien anglais Anthony McCall est à l’honneur du Festival Manifeste, l’IRCAM ouvrait son studio dans les sous-sols de Paris lors de cette Nuit Blanche en montrant une des premières installations du plasticien acquise par le Centre Pompidou : sculpture de lumière interactive et épurée, « Skylight » se porte comme un habit. S’immerger dans l’obscurité enveloppante de la pièce et se faire dorer aux lumières de McCall nous replongeait un peu dans le Centre Pompidou alors que les travaux doivent durer jusqu’en 2030. Un peu en amont de cette Nuit Blanche 2026, l’installation entrait en écho avec la pièce mythique de Morton Feldman, Rothko Chapel. Dirigée par Yuval Weinberg, avec en soliste l’altiste Geneviève Strosser et un public plongé dans la pénombre et à moitié assis par terre, l’œuvre prenait des résonances à la fois intimistes et spirituelles. « Skylight » ainsi que la série « Solid Light Films » sont accessibles jusqu’au 10 juin et Manifeste se prolonge jusqu’au 27 juin.

« Liquid Mirror », l’installation inaugurale de Mathias Kiss au Petit Palais

Vendredi 5 juin, c’est devant la somptueuse installation in situ de Mathias Kiss qu’a eu lieu la conférence de presse de la Nuit Blanche. Cascade fluide qui détourne l’usage de petits miroirs qui, d’habitude, sont des cadres fixes, cette caverne de sirène a été le promontoire de la nuit. Une pièce enchanteresse, en dialogue avec les fresques du Petit Palais et qui reflète les amants et les amis. Le lieu idéal pour échanger avec le plasticien et Barbara Butch avant le jour J.

 

Place à la danse

Que serait l’amour sans la danse ? Ouvert de 17 h à 2 h du matin, le Carreau du Temple a mis trois chorégraphes à l’honneur : Leïla Ka, Olivier Dubois et Michaël Phelippeau.

Barbara Butch avait confié au fameux chorégraphe habillé en jaune une de ses soirées de la même couleur. La « Yellow Party » a été répétée la veille avec des amateur·ice·s et des danseur·euse·s qui se sont inscrit·e·s en amont. Un moment de groove, de fun et d’expression collective tout à fait sous le signe de l’amour et de l’amitié, qui ont marqué cette nuit.

À 18 h, c’est à la Ménagerie de Verre que la Compagnie de danse de chambre Noa Eshkol donnait rendez-vous au public pour la performance gratuite (sur inscription) « Zero-Three ». Alors que sa fondatrice est en ce moment à l’honneur au mahJ, la compagnie a livré de petites saynètes de 3 à 5 minutes où trois danseur·euse·s, en bleu marine, se meuvent au son du métronome… On nous dispose comme des observateurs du mouvement et de l’espace dans ce spectacle fascinant, dépouillé, qui nous ramène à l’essentiel, loin du bruit et de la mode. Rien ne vient détourner l’attention dans cette chorégraphie écrite comme une partition musicale, mathématique.

Dancefloor(s)

Vous l’avez compris, cette année, la Nuit Blanche a retrouvé son rapport aux vivant·e·s qu’elle avait perdu depuis plusieurs éditions. Cela s’est manifesté de façon très concrète par une reproduction de l’idée de la fête du village version XXL, puisque la place en question était celle de l’Hôtel de Ville de Paris. Immense donc. Aux platines, la maîtresse de cérémonie en personne, Barbara Butch, a fait danser les Parisien·ne·s en leur demandant de se regarder dans le grand écran accolé à la scène. Tous et toutes, dans une diversité totale, loin des messages de haine antisémites, grossophobes et homophobes dont est accablée la DJ depuis 2024. « I Feel Love », « J’ai besoin d’amour »… Barbara a passé le message à coups de cœurs rouges. On adore.

Du côté du Centre Wallonie-Bruxelles, ça dansait aussi, mais en mode 100 % techno. On découvre le beat précis et impeccable de Hugo Livet ; à votre place, on suivrait de près ce qu’il fait…

 

Un seul message donc pour cette Nuit Blanche 2026 : le vœu que l’amour triomphe toujours !

Visuel : © ABN et YH