05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays
Actualités
Agenda
Écrans
Auteurs et Autrices
Partenaires
Qui sommes-nous?
Contact

Facebook et Instagram dans le viseur de Bruxelles : l’Europe exige de Meta de revoir ses interfaces jugées « addictives »

par Camille Beauleux
13.07.2026

La pression s’accentue sur Meta. La Commission européenne a ordonné au géant américain, propriétaire de Facebook et Instagram, de modifier plusieurs fonctionnalités de ses plateformes qu’elle estime favoriser des comportements addictifs, notamment chez les adolescents. Si le groupe de Mark Zuckerberg ne se conforme pas aux exigences européennes, il s’expose à une amende pouvant atteindre 6 % de son chiffre d’affaires annuel mondial.

 

 

 

 

Pourquoi Bruxelles s’attaque à Meta ?

Au cœur des critiques de la Commission européenne figurent les mécanismes conçus pour retenir l’attention des utilisateurs le plus longtemps possible. Bruxelles estime que Meta n’a pas suffisamment évalué les risques que ces fonctionnalités représentent pour la santé mentale des internautes, en particulier des mineurs et des personnes les plus vulnérables.

 

Parmi les outils pointés du doigt figurent les fils d’actualité infinis (« infinite scroll »), les recommandations de contenus très personnalisées ou encore la lecture automatique des vidéos. Selon la Commission, ces dispositifs encouragent les utilisateurs à faire défiler les contenus sans interruption et favorisent une utilisation compulsive des réseaux sociaux.

 

« Ces fonctionnalités alimentent le besoin des utilisateurs de continuer à faire défiler les contenus et placent leur cerveau en mode « pilotage automatique », contribuant à des comportements néfastes pour la santé », estime l’exécutif européen.

 

 

 

 

Les protections pour les mineurs jugées insuffisantes

Bruxelles reproche également à Meta de ne pas proposer des outils de protection suffisamment efficaces pour les plus jeunes.

 

Les contrôles parentaux intégrés à Facebook et Instagram sont considérés comme trop complexes à utiliser, tandis que les paramètres permettant de limiter le temps passé sur les applications ne seraient pas assez accessibles ni suffisamment protecteurs.

 

Ces critiques s’inscrivent dans le cadre d’une enquête ouverte en mai 2024 en vertu du Digital Services Act (DSA), le règlement européen qui impose aux grandes plateformes numériques de mieux protéger leurs utilisateurs contre les risques en ligne.

 

 

 

 

Meta conteste les accusations

Le groupe américain rejette les conclusions préliminaires de la Commission européenne.

 

Dans une réaction transmise à l’AFP, Meta affirme que les autorités européennes ne tiennent pas compte des nombreuses mesures déjà mises en place pour protéger les adolescents.

 

L’entreprise rappelle notamment avoir lancé des comptes spécialement conçus pour les mineurs, avec des paramètres renforcés par défaut. Les parents peuvent notamment bloquer l’accès à Instagram pendant la nuit ou fixer une limite quotidienne d’utilisation de quinze minutes.

 

Meta assure partager l’objectif de créer un environnement numérique plus sûr, tout en estimant que les critiques formulées par Bruxelles ne reflètent pas les efforts déjà engagés.

 

 

 

 

Une lourde sanction financière en cas de manquement

Pour l’heure, les conclusions de la Commission sont préliminaires. Meta dispose désormais d’un délai pour présenter ses observations et proposer des modifications de ses plateformes.

 

En revanche, si Bruxelles considère que les réponses apportées sont insuffisantes, l’entreprise risque une sanction particulièrement lourde : une amende pouvant atteindre 6 % de son chiffre d’affaires annuel mondial, soit plusieurs milliards d’euros.

 

Cette procédure s’inscrit dans une stratégie plus large de l’Union européenne visant à mieux encadrer les grandes plateformes numériques. TikTok fait d’ailleurs l’objet d’une enquête similaire depuis le début de l’année.

 

 

 

 

Vers une majorité numérique en Europe ?

Au-delà du cas de Meta, l’Union européenne réfléchit à un encadrement plus strict de l’accès des mineurs aux réseaux sociaux.

 

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit recevoir les recommandations d’un comité d’experts chargé de proposer des solutions pour mieux protéger les enfants et les adolescents en ligne.

 

Parmi les pistes étudiées figure l’instauration d’une « majorité numérique » à l’échelle européenne, sur le modèle de l’Australie, qui limiterait l’accès aux réseaux sociaux avant un certain âge.

 

Plusieurs États membres, dont la France, l’Espagne, la Grèce, le Danemark, l’Autriche et la Suède, travaillent déjà sur des dispositifs similaires. L’objectif de Bruxelles serait d’harmoniser les règles dans toute l’Union afin d’éviter une multiplication de législations nationales et d’imposer un cadre commun aux plateformes.

 

Les premières décisions de la Commission européenne sont attendues à la rentrée et pourraient marquer un tournant dans la régulation des réseaux sociaux en Europe.

Visuel : Meta, Creative Commons