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15.04.2026 → 18.04.2026

Les applaudissements ne se mangent pas, mais on applaudit quand même

par Marilou Cognée
18.04.2026

En cette première moitié d’avril, Chaillot Théâtre National de la Danse met à l’honneur la chorégraphe Maguy Marin, devenue classique et cult(e) dans le monde de la danse contemporaine.Crée en 2002 avec pour objectif de montrer l’effet du capitalisme en Amérique latine,  Les Applaudissements ne se mangent pas est d’une actualité renversante.

Tension partout, justice nulle part

 

Créé en 2002 pour la Biennale de danse de Lyon qui mettait alors à l’honneur les pays d’Amérique Latine, Les Applaudissements ne se mangent pas est une œuvre tendue de bout en bout. Inspirée par l’essai Les veines ouvertes de l’Amérique latine de l’écrivain uruguayen Eduardo Galeano, Maguy Marin souhaitait dénoncer à travers son spectacle les dégâts du capitalisme et les conséquences du post-colonialisme sur les sociétés latino-américaines.

Vingt-cinq ans après sa création, alors que la toute-surveillance s’est généralisée, et que le langage est manipulé pour mieux pouvoir contrôler, la danse se transforme en caisse de résonance de nos troubles actuels.

 

 

Lutte des corps, chute des morts

 

Des rideaux formés par de grandes bandes de couleurs encerclent la scène. Huit interprètes, vêtu.es de couleurs assorties, passent leur temps à les traverser, l’air toujours anxieux et défiant. Les regards se cherchent ou se croisent, toujours apeurés, prêts à bondir ou à fuir. Les jambes ne s’arrêtent jamais de courir, de rouler, s’agenouiller, de changer de sens, de s’immobiliser pour mieux repartir. C’est un éternel recommencement. Les danseur.euses ne disparaissent que pour mieux réapparaître quelques secondes plus tard, à un autre coin de la scène.

 

Sans cesse, leurs corps sont en lutte, quand ils ne chutent pas brutalement. La mort est omniprésente, mais n’apporte jamais de soulagement, que l’on attend pourtant avec impatience tant la musique de Denis Mariotte est lancinante.

 

Les spectateur.ices se trouvent pris.es en étau dans cet univers où la tension ne se résout jamais. Le regard est à la fois lassé et obnubilé par cette course folle déclinée à l’infini. Le mouvement lui-même devient immobile.

 

 

Une endurance impressionnante

 

En termes d’endurance, les huit danseur.euses sont assez impressionnant.es : de bousculades en embuscades et de portés en roulades, iels ne s’arrêtent jamais pendant toute l’heure de danse.

 

Iels se regardent en chien de faïence, s’évitent, se portent, s’écrasent et se serrent dans les bras pour mieux se trahir de nouveau. Ensemble, iels nous offrent quelques tableaux chorégraphiques très beaux, brefs instants suspendus dans les airs où tout s’apaise pour une fraction de seconde avant que la course reprenne là où elle s’était arrêtée.

 

 

Dominer, ou être dominé.e

 

De cette éternelle domination, qui nous enserre comme un huis-clos, il n’y a pas d’issue. Du moins, c’est bien ce que cherchent à nous faire croire ceux qui s’accommodent bien du-dit destin, et qui aiment à laisser penser que le monde sera toujours dirigé par quelques-uns.

 

C’est vrai, l’avenir n’est pas radieux. Mais il ne faut pas oublier qu’il y en a que le désespoir arrange bien.

 

 

 

Les Applaudissements ne se mangent pas – du 15 au 18 avril au Chaillot Théâtre National de la Danse. Pour plus d’informations ou pour réserver une place, rendez-vous ici.

Visuel principal © Les Applaudissements ne se mangent pas, par Romain Tissot