18.04.2026 : Décès de Nathalie Baye    09.04.2026 : quels films voir en sélection au Festival de Cannes 2026 ?    08.04.2026 : la programmation du festival d’Avignon 2026    18.04.2026 : Décès de Nathalie Baye    09.04.2026 : quels films voir en sélection au Festival de Cannes 2026 ?    08.04.2026 : la programmation du festival d’Avignon 2026    18.04.2026 : Décès de Nathalie Baye    09.04.2026 : quels films voir en sélection au Festival de Cannes 2026 ?    08.04.2026 : la programmation du festival d’Avignon 2026    18.04.2026 : Décès de Nathalie Baye    09.04.2026 : quels films voir en sélection au Festival de Cannes 2026 ?    08.04.2026 : la programmation du festival d’Avignon 2026    18.04.2026 : Décès de Nathalie Baye    09.04.2026 : quels films voir en sélection au Festival de Cannes 2026 ?    08.04.2026 : la programmation du festival d’Avignon 2026    18.04.2026 : Décès de Nathalie Baye    09.04.2026 : quels films voir en sélection au Festival de Cannes 2026 ?    08.04.2026 : la programmation du festival d’Avignon 2026    18.04.2026 : Décès de Nathalie Baye    09.04.2026 : quels films voir en sélection au Festival de Cannes 2026 ?    08.04.2026 : la programmation du festival d’Avignon 2026    18.04.2026 : Décès de Nathalie Baye    09.04.2026 : quels films voir en sélection au Festival de Cannes 2026 ?    08.04.2026 : la programmation du festival d’Avignon 2026    18.04.2026 : Décès de Nathalie Baye    09.04.2026 : quels films voir en sélection au Festival de Cannes 2026 ?    08.04.2026 : la programmation du festival d’Avignon 2026    18.04.2026 : Décès de Nathalie Baye    09.04.2026 : quels films voir en sélection au Festival de Cannes 2026 ?    08.04.2026 : la programmation du festival d’Avignon 2026    18.04.2026 : Décès de Nathalie Baye    09.04.2026 : quels films voir en sélection au Festival de Cannes 2026 ?    08.04.2026 : la programmation du festival d’Avignon 2026    18.04.2026 : Décès de Nathalie Baye    09.04.2026 : quels films voir en sélection au Festival de Cannes 2026 ?    08.04.2026 : la programmation du festival d’Avignon 2026
Agenda
Livres
Auteurs et Autrices
Partenaires
Qui sommes-nous?
Contact

« Mes réseaux, mon genre et moi », comprendre pour se libérer

par Camille Zingraff
17.04.2026

Dans la collection documentaire ado de La Ville Brûle, vient de paraître Mes réseaux, mon genre et moi de Pauline Ferrari et Mirion Malle. D’une voix bienveillante, amicale et égale, l’ouvrage traverse une diversité de sujets (algorithme, sexualité, cyberharcèlement…) traitant avec honnêteté du rapport entre genre et réseaux sociaux : s’ils font partie de nos constructions, autant savoir comment.

Tendre la main

Si les réseaux sociaux sont majoritairement perçus comme des dangers pour les plus jeunes, des espaces incontrôlables et de déviance, avec Mes réseaux, mon genre et moi, les deux autrices se placent loin d’un discours moralisateur. Bien au contraire, elles s’incluent dans la réflexion et se mettent à pied d’égalité avec les lecteur.ices afin de s’attaquer au sujet, de manière collective.

 

Tout au long de la lecture, les chiffres, les définitions, les noms de chercheur.euses et les conseils parsèment les pages. De fait, la qualité et la précision de ce qu’elles expliquent sont extrêmement claires et permettent de vulgariser la complexité des algorithmes, de comprendre ce qu’est un biais algorithmique et d’aller un peu dans les dessous de nos écrans.
Par exemple, saviez-vous que les algorithmes de reconnaissances faciales pour trier les photos sont moins performants pour les visages des personnes noires ? 

 

En citant la chercheuse afro-américaine Joy Buolamwini qui s’est rendue compte de ceci dans ses recherches, les autrices mettent en avant tout le cœur de leur sujet : les algorithmes, l’IA ainsi que les réseaux sociaux, sont majoritairement conçus par des hommes, blancs, ce qui reproduit, de fait, des stéréotypes racistes, sexistes, transphobes…

 

 

Se construire avec les réseaux sociaux 

La construction de genre est donc fortement impactée par ces espaces numériques : nos cerveaux intègrent et reproduisent les représentations que les algorithmes nous imposent, entraînés à rentrer dans des cases.

 

D’après la philosophesse Teresa de Lauretis, nos médias et nos réseaux sont des « technologies de genre », une terminologie qui permet de regarder en face la réalité du rapport de nos constructions sociales et de genre liées aux espaces numériques.

 

Et les exemples ne manquent pas : algorithmes qui sexualisent les jeunes filles, flux masculinistes pour les garçons, cyberharcèlement qui cible majoritairement les femmes : autant de mécanismes qui font des réseaux sociaux de véritables fabriques de genre.

 

De fait, la manière dont on se perçoit, et dont on construit et déconstruit notre genre, existe également par ces usages numériques. Et ce, dès la création d’un compte sur internet. En effet, en citant une enquête Mediapart, elles expliquent et démontrent que ces espaces numériques, continuité de la société, ont tout intérêt à avoir un impact dans nos constructions de genre puisque le genre est un enjeu à la fois politique et économique.

 

 

En ligne, hors lignes, mêmes combats 

Ainsi, la question du cyberharcèlement reste centrale, et démontre à nouveau, que nos réseaux sont la continuité de nos quotidiens, et ne sont pas des espaces à part : si 84% des personnes ayant témoigné un vécu de cyberviolences sont des femmes, c’est que ces espaces, en tant que technologies de genre, reproduisent et amplifient les rapports de domination qui existent hors ligne.

 

L’illustration de Mirion Malle à cet endroit permet de matérialiser cette violence : une main traverse un écran d’ordinateur pour gifler une jeune fille. Le message est clair : ce qui se passe en ligne n’est pas moins réel, ni moins violent. Face à cela, les autrices ne laissent pas leurs lecteur.ices sans ressources, et proposent à nouveau une liste de mots aidants, comme « La première chose à avoir en tête, et la plus importante, c’est que ce n’est pas de ta faute », mais aussi des conseils (en parler à un.e adulte de confiance, la possibilité de porter plainte…) tout en donnant le nom d’une association à joindre.

 

 

Et c’est bien ici que réside la force et l’importance de Mes réseaux, mon genre et moi : nommer les mécanismes qui nous construisent, pour mieux se donner les moyens de les questionner, de les mettre en perspective, et, de les déconstruire !

Visuel : ©Mirion Malle

En librairies dès le 17 avril et sur commandes sur le site de La Ville Brûle.