Le 12 mai dernier, le Zénith de Paris – La Villette vibrait au rythme rock du groupe américain The Neighbourhood, pour la sortie de leur nouvel album Ultrasound.
Après une première partie du groupe Night Tapes, le public était fin prêt à accueillir le groupe de rock qui a bercé toute une génération. Après une intro quelque peu dystopique, surveillé par Iris, un robot similaire à Siri, l’atmosphère a monté d’un cran lorsque le groupe monte sur scène. La scénographie est simple : les membres du groupe sur scène, un écran géant, et des jeux de lumières. Le concert commence sur « Hula Girl », extraite de leur dernier album Ultrasound, et Jesse Rutherford (le chanteur du groupe), habillé tout en blanc, lunettes de soleil sur le nez.
Avec un dernier album sorti en 2025, Ultrasound, le groupe a décidé de mélanger nouveaux et anciens titres. Parmi les derniers morceaux, on peut retrouver « Planet », « Private » ou encore « Lovebomb ». C’est le grand retour du groupe, qui n’avait pas sorti d’album, depuis 2020, le dernier étant Chip Chrome and the Mono-Tones. Mais qu’est-ce que The Neighbourhood sans leur classique, comme « Daddy Issues » ou encore « Reflections ». Les fans ont pu retrouver l’ADN du groupe, très rock mais apaisant, dans lequel on peut crier à pleins poumons sur un ancien amour comme pleurer toutes les larmes de son corps. Parce qu’écouter The Neighbourhood, ça fait du bien.
L’un des moments forts du concert reste sans doute l’interprétation de « The Beach » (Wiped Out !), où l’écran géant en fond de scène prend une dimension quasi cinématographique. Le dispositif visuel accompagne chaque note : on y voit Jesse Rutherford, étendu au sol, littéralement submergé par une vague en fond virtuelle qui balaie la scène. L’effet est saisissant de réalisme. Plus qu’un simple accompagnement visuel, c’est une véritable invitation au voyage qui est proposée au public, projeté aux côtés du groupe sur cette page imaginaire le temps d’un titre suspendu.

The Beach ©Maya Delahaye
Le concert aborde plusieurs styles, allant de musique très rock avec les flammes sur scène à des ballades guitares/voix pour les plus romantiques, il y en a pour tous les goûts. Mais la setlist est bien pensée, en clôturant le concert de presque 2h par deux titres phares du groupe, « Sweater Weather » et « Softcore ». Ce dernier, presque éléctro, apporte un dernier sursaut, un moment de folie, avant que les artistes quittent la scène, sur le titre « Red Flag ».
Malgré une certaine rareté des dialogues avec l’audience, le chanteur impose une aura indéniable dès qu’il s’empare du micro. Il habite la scène avec une telle énergie que le besoin de « meubler » par des discours disparaît. Cette posture, focalisée sur l’interprétation et le mouvement, permet à l’énergie pure de prendre le dessus sur l’interaction classique, offrant une expérience immersive où seule la musique dicte l’échange.
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Date supplémentaire à Paris le 8 septembre à l’Accord Arena
Visuel : ©Angélnyne Vaillant