21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée    21.07.2026 : En raison d’un risque incendie élevé et sur décision préfectorale, l’accès au site de la Carrière de Boulbon est interdit. La représentation de 1, 2, 3 Poquelin des tg STAN prévue ce soir, mardi 21 juillet est annulée
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05.07.2026 → 18.07.2026

La richesse du festival Radio France: ses artistes de tout âge, de tout horizon.

par Jean-Marie Chamouard
21.07.2026

Le festival Radio France Occitanie Montpellier se veut éclectique. Chaque soir, à 18h, à l’Opéra Comédie sont proposés soit un récital de piano ou de chant lyrique, soit un concert de musique de chambre. Tous les jours, il met en lumière de jeunes talents, lors des concerts de 12h30 au Corum.

Un sympathique trio de mezzo-soprano

Elles se sont rencontrées l’année dernière à la masterclass de la mezzo-soprano Marianne Crebassa. Brenda Poupard, Anouk Defontenay et Léontine Maridat-Zimmerlin sont trois jeunes mezzo-soprano. A l’issue de la masterclass, elles ont décidé de chanter ensemble en concert. Le 16 juillet est une première pour le trio. Accompagnées par la pianiste Anne Pagès-Boisset, elles interprètent des œuvres lyriques de compositeurs(rices) essentiellement français(es) de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle. Elles chantent en solo, en duo, en trio mais toujours avec une grande complémentarité, une franche complicité. Elles déploient leurs talents de chanteuses lyriques mais aussi de comédiennes, avec une belle présence sur scène et sont souvent très drôles. Léontine Maridat-Zimmerlin est vraiment malicieuse, coquine lorsqu’elle chante J’ai deux amants d’André Messager. « Mon Dieu que c’est bête un homme, alors vous pensez deux ? ». Le texte se prête à la drôlerie! Brenda Poupard révèle sa puissance vocale dans Oh ! La pitoyable aventure de Maurice Ravel affichant sur scène dépit et colère. L’auditeur remarquera la beauté et la complexité de l’accompagnement au piano. Anouk de Fontenay chante Si vous saviez combien c’est long d’attendre d’Arthur Honegger. Avec humour, elle parle de l’attente longue et désespérante de… l’amour. C’est aussi un clin d’œil au public car elle attend … un heureux événement… pour bientôt ! Elle interprète également Les berceaux de Gabriel Fauré, une tendre berceuse enrichie d’une partie pianistique magnifique. La voix de la Mezzo- soprano était parfaite, chaude, touchante. Ce petit bijou de Gabriel Fauré nous a procuré un moment de pur bonheur. Brenda Poupard nous a convaincu dans la Havanaise et les Filles de Cadix de Pauline Viardot, une mezzo-soprano et compositrice française d’origine espagnole. La cantatrice est drôle, séductrice, la musique est rythmée, enlevée, joyeuse. A la fin du concert la pianiste revient seule, elle débute un extrait de Carmen puis arrive Marianne Crebessa, suivie de nos trois cantatrices. Elles vont chanter à quatre un air de Carmen. Leur bonheur d’être réunies, de faire de la musique ensemble, faisait chaud au cœur.

Le Quatuor Modigliani : un travail d’orfèvre

Le Quatuor Modigliani a été constitué en 2003 par quatre amis, élèves du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Philippe Bernhard et Loïc Rio sont au violon, Laurent Marfaing à l’alto, François Kieffer au violoncelle. Ils sont restés ensemble depuis, sauf Philippe Bernhard qui a été remplacé en 2016 comme premier violon par Amaury Coeytaux. Leur longue camaraderie explique la grande cohésion du quatuor, la pureté, la finesse mais aussi la belle énergie de leurs interprétations. Composé en 1799-1800 le Quatuor opus 18 N°6 de Beethoven reste influencé par la musique de Haydn. Une musique plaisante, élégante mais le quatrième mouvement annonce la densité des ultimes quatuors de Beethoven. Grâce à la « Malinconia, la mélancolie » : cette étonnante parenthèse dans l’œuvre traduit une véritable blessure intime. Les lents murmures des cordes forment une plainte quasi religieuse, interrompue par de douloureux accents. Les graves du violoncelle renforcent la dimension tragique, les démons affleurent à la surface. L’interprétation du quatuor Modigliani de la Malinconia est saisissante, remarquable.
Bedrich Smetana ( 1824-1886) est peu connu pour sa musique de chambre. Il n’a écrit que deux quatuors et un trio pour piano. Son Quatuor N°1, sous titré « Ma vie », a été composé en 1876, alors que la santé du compositeur déclinait et qu’il s’était retiré dans un village de Bohème. L’allegro initial exprime la lutte contre le destin, il est contrasté à la fois tourmenté et souriant, chaleureux. Rien de tel dans le deuxième mouvement qui est une « quasi polka »,. Il est joyeux festif, décrivant le coté brillant de la jeunesse. Le largo sostenuto est consacré au sentiment amoureux, à la rencontre de Smetana avec sa femme. Il commence par le solo, grave et langoureux du violoncelle auquel les violons et l’alto répondent avec douceur. La mélodie est une belle complainte amoureuse. Mais cette page très romantique est animée par un souffle puissant, celui de la passion. Le quatuor y développe une puissance digne d’un orchestre. Le final « vivace » témoigne du réveil national tchèque. Rapide, énergique, il est très influencé par la musique populaire d’Europe orientale et la musique tzigane. Peu souvent jouée, cette œuvre de Smetana fut une belle découverte.

La sensibilité de Sergei Babayan

Sergei Babayan est né le 1er Janvier 1961à Gyumri en Arménie soviétique. Élève du conservatoire Tchaïkovski de Moscou il part pour les USA en 1989 et remporte la même année le concours de piano Robert Casadesus de Cleveland. Naturalisé américain il sera longtemps le partenaire musicale de Martha Argerich. Ce soir il interprète des lieder de Schubert transposés pour le piano par Liszt mais aussi de courtes pièces de Schumann, Rachmaninov, Grieg, Poulenc. La salle de l’Opéra Comédie est plongée dans l’obscurité, la scène faiblement éclairée. Il joue sans partition, sans interruption pendant presque une heure et demie. Il semble impassible, son corps bouge peu mais il peut déployer force et puissance, comme il nous séduit par une incroyable douceur dans ses pianissimos. Une ambiance musicale très romantique enveloppe, captive l’auditeur. Dans ce concert tout est dans les mélodies, ces mélodies que le soliste fait si bien ressortir. Nous retiendrons la douceur et le calme du lied de Schubert Der Müller und der Bach, le grondement des basses et la violence des accords dans Erlkönig. Dans Gretchen am Spinnrade, les doubles croches nous évoquent le filage de la laine avant que ne s’élève une mélodie douce puis passionnée. L’auditeur sera également  séduit par la délicatesse du jeu de Sergei Babayan dans L’hymne à la nuit de Franz Liszt. Avant de rendre hommage à Julie Garland et Edith Piaf, le pianiste nous fait découvrir l’Intermezzo n°1 de Manuel Maria Ponce, un compositeur mexicain du début du 20ème siècle. La simplicité de la mélodie, sa pureté, sa répétition sont très touchantes. Nous avons assisté à l’unique récital de Sergei Babayan en France cette année. Le festival nous a offert un moment musical intime et touchant.

Visuel (c) : JMC