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Bijan Chemirani nous parle de « L’Antidote » programmé à Jazz à Saint-Germain-des-Près

par Yaël Hirsch
01.05.2026

Percussionniste de musique savante iranienne  installé en France, Bijan Chemirani retrouve Redi Hasa et Rami Khalifé autour de leur album et leur projet L’Antidote, un trio de rencontres et d’improvisations enregistré en Toscane. Les trois musiciens se produiront au festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés, à l’Alliance française, le 19 mai.

Pouvez-vous nous présenter votre instrument, le zarb ?

Le zarb, c’est la percussion principale de la musique classique iranienne, ou savante iranienne. Il est somme toute assez simple puisqu’il est fait en bois, en forme de gobelet, sur lequel est collée une peau de chèvre ou d’un autre animal. C’est une technique digitale riche, sur laquelle il y a beaucoup de dynamiques et de sonorités, et qui peut parfois avoir un côté mélodique.

Comment est-ce de travailler en famille ?

C’est comme cela que j’ai mordu à la musique : mon père était musicien, il était percussionniste et jouait du zarb. C’est de le voir jouer à la maison, ou partager des moments de musique avec d’autres musiciens, qui m’a mis le pied à l’étrier. J’ai aussi un frère de dix ans mon ainé, qui est aussi percussionniste. Nous avons commencé à jouer tous les deux à la maison puis en concert. Nous avons commencé à tourner et c’est une chance incroyable d’avoir partagé la musique, non seulement en elle-même, mais aussi de faire ce métier ensemble. Nous continue d’ailleurs à le faire, également avec ma sœur qui est chanteuse

Est-ce un point commun que vous avez avec Redi Hasa et Rami Mar Khalifé ?

La famille, c’est un ancrage. C’est peut-être pas si anodin que tous les trois nous fassions partie d’une famille de musiciens. Le père de Redi Hasa était danseur professionnel et sa mère jouait du violoncelle. Et Rami, évidemment a aussi un père percussionniste et un frère musicien. Eux aussi prennent beaucoup de plaisir à se retrouver pour jouer en famille. Mais il est aussi important de lâcher la famille, de partir pour revenir nourri d’autres expériences

Comment s’est formé ce trio et comment l’album a-t-il été enregistré ?

Nous sous sommes retrouvés en Toscane pour débuter ce projet en 2020, avant que tout ne se bloque. Nous nous sommes retrouvés dans un studio dans un endroit magnifique en Toscane, sous l’impulsion d’un producteur, Titti Santini (Ponderosa Music Records). Il nous avait vus jouer en famille dans certains de ses festivals, il connaissait Rami et Redi, et il s’est dit qu’il allait essayer de nous mettre ensemble pour voir si ça pouvait donner quelque chose, sans obligation que nous soyons un tiercé gagnant. Nous nous sommes retrouvés avec beaucoup de liberté et nous nous sommes laissés porter par l’instant et l’émotion du moment, les sons de chacun. Chacun a été libre de proposer des choses, de dialoguer, par l’improvisation.

Quel sens donnez-vous au titre « L’Antidote » ?

Très honnêtement, nous n’avons pas un son de cloche accordé — si vous posez la question à Redi ou à Rami, vous n’aurez pas la même réponse. Pour moi, la musique reste un des rares espaces de liberté, à un moment où tout s’est tendu à une époque compliquée sur plein de niveaux : les guerres, le repli sur soi. C’est important de pouvoir se rencontrer avec des musiciens qui ont ce souci d’ouverture, cette envie de se retrouver. Il y a une famille de musiciens qui aime tendre des ponts et faire des choses ensemble. Et la musique en elle-même est pour moi une manière de partir, d’avoir des émotions, cela peut donner de l’énergie, ça peut rendre rêveur. Pour moi il n’y a pas la prétention qu’on ait un antidote pour que tout aille mieux.
C’est plutôt cet héritage de type traditionnel, mais dès le départ ouvert, comme quand je vous parlais de mon père.

Comment le jazz participe-t-il à créer ces ponts ?

Moi-même, je ne saurais pas vous répondre sur ce qu’est le jazz exactement aujourd’hui. Il me semble qu’il y a des choses qu’on appelle jazz, mais qui se nourrissent de la musique orientale. Notre projet est peut-être une forme de liberté. Il me semble que c’est plutôt un jazz ouvert, qui donne sur trois cultures différentes, trois personnalités différentes, qui ont envie de chercher un espace dans lequel ils peuvent se retrouver.

Quels sont vos projets après ce trio ?

Un deuxième album est en train de se tramer. Nous avons fait une première session d’enregistrement, dans les Pouilles, dans un studio magnifique perdu dans les vignes. Nous avons commencé à travailler sur de nouveaux morceaux, et une deuxième session est prévue pour compléter cela. Il y a pas mal de choses par ailleurs pour chacun de nous : Rami joue avec son père, Redi avec ses projets, notamment avec Ludovico Einaudi qu’il accompagne. De mon côté, je continue à jouer en fratrie et je commence à travailler sur un album solo dans lequel je vais probablement inviter quelques amis musiciens. J’ai eu jusqu’ici peu de projets personnels. Et puis je commence des collaborations avec un musicien que je découvre et le jeu et la musicalité me charment : Vince Peirani.

Retrouvez toute la programmation de Jazz à Saint-Germain des Près.

visuel : Tristan Conchon