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En concert au New Morning le 16 avril, Tiwayo nous entraîne dans son voyage solitaire

par Yves Braka
21.04.2026

Un public nombreux et impatient s’était donné rendez-vous au New Morning pour découvrir Outsider, le nouvel album du gavroche du blues. Escorté d’une formation inédite, Tiwayo a envouté la salle de sa voix rauque et de sa Gibson semi-hollow. La soirée a confirmé ce que l’on pressentait : cet artiste sait conjuguer une référence rétro-soul avec une couleur résolument contemporaine.

 

De Rémi à Tiwayo

 

Son nom de scène lui a été inspiré par un vieux musicien cajun, frappé par le contraste entre son visage juvénile et sa voix grave et érailée. Ce dernier le surnomme « The Young Old » (T.Y.O.). De son vrai nom Rémi Sztern, né dans l’ouest de Paris, c’est pourtant du sang de bluesman qui coule dans ses veines et son parcours en est la plus belle preuve.

 

Tel les bluesmen du delta du Mississippi qui venaient chanter dans les rues de Memphis, cet autodidacte a forgé ses premières armes dans le métro parisien. Entre 2013 et 2019, il multiplie les séjours aux berceaux de sa musique, à New York, La Nouvelle-Orléans et à Memphis, qui lui permettront, au contact de ses frères de sang, d’affiner son jeu de guitare et de forger ce timbre de voix devenu sa signature.

 

Born With the Blues

 

Son premier album, The Gypsy Soul of Tiwayo, enregistré chez Blue Note en 2019, est salué unanimement par la critique et par ses pairs, de Norah Jones à Marcus Miller en passant par Tony Visconti. Que ce bluesman, de langue maternelle française, chante avec la sensibilité soul d’un Otis Redding ou d’une Janis Joplin a de quoi surprendre.

 

Avec son second album, il rebat les cartes au risque de dérouter son fan-club naissant. Desert Dream pourrait être preçu comme un hommage à Leonard Cohen, pour lequel il voue une admiration sans réserve. Si la guitare acoustique y règne en maîtresse, baignée de teintes folk et americana, la voix, plus affirmée, nous ramène invariablement au soul. De ce métissage naissent de belles surprises qui confirment le talent d’un artiste au récit bien trempé.

 

Une première lecture de Outsider laisse penser à un retour aux sources de son premier opus. Mais à l’écoute, on perçoit que la richesse mélodique et le sens du storytelling de Desert Dream confère à ce nouvel album une maturité évidente. Produit aux US par Adrián Quesada des Black Pumas, l’enregistrement est à la fois limpide et ample, et accroche l’oreille dès les premières mesures.

 

Certains réduisent le blues à une mesure en 4/4, prétendument répétitive et sans surprise. Comment expliquer alors que, à la cinquantième écoute de BB King chantant « The Thrill is Gone », on ait encore la chair de poule ? Dans Outsider, Tiwayo nous en apporte la démonstration éclatante. Vérifions-le sur scène.

 

L’Outsider favori

 

À l’instar de l’Olympia, le New Morning est un sanctuaire de la musique vivante, qui a accueilli aussi bien Miles Davis que Prince, Robert Cray ou Beverley Craven. Son format intimiste offre une proximité rare avec les artistes, une acoustique soignée et des soirées souvent mémorables. Celui qui monte sur cette scène porte avec lui le poids de l’Histoire.

 

Le groupe fait son apparition et débute le set avec « Soul Sacrifice » , la pièce qui a rendu Santana légendaire à Woodstock. On apprécie d’emblée la fusion bongos / batterie, et l’on comprend que ce choix va teinter le set d’une couleur toute particulière. Tiwayo fait alors son entrée et entame « Up for Soul », un R&B chaloupé où sa voix apparaît encore plus profondément enracinée que sur le disque. Sans l’orchestration du studio, il opte pour un son plus brut qui séduit immédiatement le public.


Il enchaîne immédiatement avec « Electric Spanish ». L’hommage initial à Santana prend tout son sens : il aurait pu signer ce morceau. Ce blues-salsa invite le corps à bouger, la section rythmique ancrée sur une basse solide s’en donnant à cœur joie. Rémi tire de sa Gibson des sonorités lumineuses, avec un jeu d’une remarquable fluidité.

 

C’est avec « Unchained Lovers » et surtout « Daddy was Born with the Blues », dédiée à son père, qu’il nous reconduit au blues. Sa voix, dans la lignée d’un Otis Redding ou de Michael Kiwanuka, y dépose une empreinte gospel où la fragilité affleure avec une troublante sincérité.

 

On atteint un sommet du concert avec la reprise de « Hoochie Coochie Man » de Muddy Waters, quelque part entre la version originale et celle de Steppenwolf. Tiwayo se lance dans un solo de guitare déchaîné qui soulève la salle, témoignant d’un attachement viscéral à ses origines. Il le confirme avec la seconde reprise du set, « Maybe », un blues de 1935 signé Allan Flynn et Frank Madden, que Janis Joplin a rendu immortel et auquel Tiwayo rend un hommage délicat.

 

Le groupe s’éclipse, laissant Rémi seul à la lumière. Il nous confie que c’est seulement la deuxième date avec cette nouvelle formation et nous fait part de son bonheur d’être là, d’autant plus que son petit garçon assiste ce soir à son tout premier concert.

 

Il interprète « A place to call my own », tiré de The Gypsy Soul of Tiwayo, et « Dark Skies », deux titres qui attestent de la qualité de sa voix autant que de ses progrès en tant que compositeur.

 

Le groupe revient pour achever la présentation d’Outsider, notamment avec « I’ve got to travel Alone », rendu ici encore plus endiablé que sur le disque.

Un grand passeur

Solidement ancré dans le blues, Tiwayo nous a offert au fil de ce concert un tour d’horizon saisissant de toute sa palette. Du blues-salsa au R&B en passant par les morceaux les plus roots, il nous a emmenés dans son univers, démontrant que cette musique possède une modernité qui la rend accessible au plus grand nombre. Ne manquez pas de venir l’applaudir sur scène.

Photos : YB

Remerciements : Simon Veyssiere

Coté disques :le nouvel album Outsider vient de sortir. Votre disquaire doit l’avoir. Sinon sur https://tiwayo.com/

Vous pouvez aussi écouter :

  • The Gypsy Soul of Tiwayo (2019, Blue Note/Decca Records France)
  • Desert Dream (2023, Time and Place Records / Yotanka Records)

Coté concerts:

  • Samedi 02 mai à L’epicentre A Collonge Bellerive
  • Mercredi 06 mai au Theatre Le Poche A Bethune
  • Jeudi 07 mai au Theatre La Piscine / Le Pediluve A Chatenay
  • Le 3 juillet au Festival Scenes D’ete 2026 à Beauvais
  • Le 25 juin Le Metronum à Toulouse …