Deux ans après son dernier projet, Zayn Malik revient avec Konnakol, sorti ce 17 avril. À travers cet album, le chanteur mélange R&B et influences sud-asiatiques, tout en parlant d’amour et de ses relations précédentes. Un disque qui s’écoute facilement, mais où on sent aussi une légère retenue dans les choix artistiques.
L’album s’ouvre avec « Nusrat », un morceau très épuré et presque mystique qui installe immédiatement une ambiance introspective et donne le ton du projet. Cette atmosphère apaisante se retrouve également dans plusieurs titres, comme « Betting Folk » et « Blooming », avec des productions douces et très agréables à l’écoute.
L’un des points forts de l’album est sa fluidité. Les transitions entre les chansons sont portées par des vocalises particulièrement soignées, ce qui rend l’écoute très naturelle et sans rupture. De plus, la voix de l’ancien membre des One Direction, toujours douce et maîtrisée, reste au centre sans jamais en faire trop.
Mais Zayn ne se contente pas de cette douceur. En effet, « Sideways » apporte une dimension plus sensuelle, dans la lignée de certains titres de ses débuts en solo. Aussi, « 5th Element » amorce une accélération du tempo, qui s’installe progressivement sur l’album, et que l’on retrouve sur « Take Turns ». Ce morceau est plus rythmé, plus urbain et légèrement plus sombre, et vient apporter un véritable coup de boost à l’album.
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Certains morceaux mettent davantage en avant les influences sud-asiatiques qui traversent l’album. C’est le cas de « Met Tonight », où elles s’intègrent dans une production plus rythmée et dynamique. Sur « Fatal », elles sont encore plus présentes, notamment avec le passage en ourdou dans le post-chorus, qui renforce l’identité du morceau.
Au-delà de la production, l’album est surtout traversé par une thématique centrale : les relations amoureuses du chanteur, et ce qu’elles laissent derrière elles. Entre sensualité, doute et remise en question, le chanteur d’origine pakistanaise explore une forme de vulnérabilité constante, sans jamais tomber dans quelque chose de trop démonstratif.
« Side Effects » prolonge cette idée en abordant l’amour comme quelque chose de réel, avec ses hauts et ses bas. Zayn y parle surtout de ses propres défauts, de ses réactions parfois compliquées, et de la peur de blesser l’autre. Le morceau est très sincère , et sa voix y est particulièrement envoûtante, ce qui renforce encore l’émotion du titre.
La fin de l’album laisse d’abord place à « Breathe », un véritable moment de respiration, plus calme et posé, presque introspectif, qui donne l’impression d’un retour au calme après l’intensité des morceaux précédents. C’est un titre qui aurait presque pu conclure l’album.
À la place, c’est « Die for Me » qui clôt le projet. Ce morceau est le premier single de l’album, et reste très efficace avec une performance vocale particulièrement forte. Il renvoie cependant une sensation plus commerciale et grand public que le reste du projet, ce qui le rend un peu à part dans cette dernière ligne droite.
Zayn expérimente, et ça se ressent. Le mélange entre R&B et influences sud-asiatiques est maîtrisé et frais, même si l’ensemble reste souvent en retenue. D’autant plus qu’on sait que l’artiste est capable d’aller beaucoup plus haut dans sa voix, avec des mélodies plus ambitieuses et des envolées dans les aigus qui auraient pu être davantage exploitées.
Konnakol reste malgré tout un album cohérent, agréable et sincère, qui marque un vrai retour aux bases, tout en laissant la sensation d’un projet qui pourrait encore évoluer dans certaines directions.
Visuel : By Malik, Zayn (17 April 2026). « Konnakol ». Retrieved 5 February 2026 – via Apple Music., Fair use, https://en.wikipedia.org/w/index.php?curid=82341658