À Paris et dans une vingtaine de villes des musiciens ont ouvert les cortèges de la journée de mobilisation sociale ce jeudi 5 novembre. Cult.news fait le tour de ces orchestres engagés.
Les pupitres étaient installés avant les banderoles. Hier à la mi-journée, place de la République, plusieurs centaines de musiciens et choristes, partitions en main, ont joué avant le départ du cortège vers la place de la Nation. L’Orchestre du nouveau monde (ONM) revenait ainsi dans la rue. Sa répétition du 17 octobre sur cette même place avait tourné court, les musiciens avaient été atteints par des gaz lacrymogènes.
Les manifestants ont applaudi des morceaux de Star Wars, d’Avengers ou de la « Symphonie du nouveau monde » de Dvořák puis chanté Aznavour, l’Internationale ou un air de Hunger Games. Le chef d’orchestre, Étienne Jarrier a résumé l’esprit de l’opération en parlant de jouer la « B.O. de la révolution citoyenne ». Il a aussi présenté la journée comme un jour de convergence des luttes et de grève générale.
Née il y a six ans, l’orchestre compte environ 250 adhérents (étudiants, jeunes professionnels, amateurs) et accueille tout musicien bénévole lors de ses concerts de rue avec des partitions partagées sur les réseaux sociaux. Il avait lancé dimanche un appel à former des orchestres en région, sous le slogan « Orchestres partout, silence nulle part ». 25 villes ont répondu selon les organisateurs dont Lyon, Marseille, Bordeaux, Strasbourg, Lille et Tours. À Marseille, plusieurs centaines de musiciens venus aussi d’Aix-en-Provence et d’Avignon devaient jouer dès 10h30 aux Réformés des chants engagés et des thèmes de cinéma dont la « Marche impériale » de Star Wars. À Amiens, France 3 Hauts-de-France a montré un orchestre citoyen formé à la demande de l’ONM pour animer la mobilisation. Ces orchestres sont un outil de mobilisation. Ils rythment la marche et attirent l’attention.
Visuel : © Phil Hearing