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Une sélection de 10 vinyles par cult.news pour le Disquaire Day

par Yves Braka
23.03.2026

C’est le printemps, donc bientôt le Disquaire Day ! Cette année, nous sommes particulièrement gâtés avec 330 références : exclusivités, rééditions, avant-premières… Il est donc utile d’anticiper l’événement pour les collectionneurs, les fans et les curieux. cult news, dans sa grande bienveillance, se propose de vous y aider. Nous vous avons sélectionné dix albums dans tous les styles : Jazz, Blues, Folk, Rock et Hard Rock. Mais, si notre goût est sûr, ce ne sont que des pistes.

 

Le rapport annuel du SNEP (Syndicat national de l’édition phonographique), pour 2025, vient d’être publié, et ses chiffres sont éloquents sur l’évolution du marché du vinyle.

 

Tous supports physiques confondus, le marché franchit à nouveau le cap des 200 millions d’euros (205 M€), sa meilleure performance en vingt-cinq ans. Le vinyle bat des records, affichant une envolée de près de 15 % avec 113 millions d’euros de chiffre d’affaires.

 

Le phénomène le plus notable est que 41 % des acheteurs de vinyles appartiennent à la tranche 15-34 ans, selon Kantar Media. Le format s’inscrit dans un rapport à l’objet et à la collection qui dépasse la simple écoute. Les éditeurs ne se trompent pas en multipliant les séries limitées, les supports en couleur, les pochettes multiples, les photos signées intégrées à la pochette…

 

Pour ce nouveau public grandissant, le Disquaire Day est devenu un jour de fête dans plus de 25 pays (Record Store Day). En France, pendant une journée, plus de 200 disquaires indépendants participent à cet évènement. Essentiellement prisé par les collectionneurs lors de son lancement, le public s’est progressivement élargi jusqu’à atteindre une fréquentation impressionnante.

 

Regardons quels disques vont, à notre avis, faire courir les foules.

 

Bill Evans, Bill Evans at the BBC (double LP)


Ce sont des enregistrements live d’archives inédites de 1965, ce qui en fait une source à la fois historique et musicale précieuse. Evans est entouré de Chuck Israels à la contrebasse et Larry Bunker à la batterie, une formation d’une finesse et d’une sensibilité remarquables. Les quatre faces couvrent des sommets de son répertoire : « Summertime », « My Foolish Heart », « Nardis », « Waltz For Debby », « Some Day My Prince Will Come »… Les sorties inédites de BBC sont très recherchées par les collectionneurs pour leur qualité documentaire. Le coffret comprend un livret avec des photos rares du concert et des notes de pochette. Un must have par un des plus grands du Jazz !

 

Black Sabbath, Seventh Star


Sorti en 1986, Iommi le concevait comme un album solo, avant que le label l’oblige à le sortir sous le nom Black Sabbath. D’où le crédit « Black Sabbath featuring Tony Iommi ». Glenn Hughes, l’ex-chanteur de Deep Purple, assure les voix ; on y trouve entre autres « No Stranger to Love ».

 

Il s’agit de l’édition anniversaire des 40 ans de l’album, jamais repressé sur vinyle depuis sa sortie originale. Celle-ci est de surcroît limitée à 5 400 copies sur vinyle dans un splendide bi-coloré rouge et noir. Alors foncez !

 

Brian Wilson, Imagination


Album solo de 1998 d’une figure légendaire de la pop, ici pressé en vinyle pour la toute première fois, c’est un hommage à son frère Carl, emporté cette année-là par un cancer du poumon. De très belles mélodies, dignes de Brian, mais sans les autres garçons de la plage. On y retrouve cependant deux classiques des Beach Boys, « Let Him Run Wild » et « Keep An Eye On Summer », ainsi que de nouvelles compositions, dont « South American », co-écrite avec Jimmy Buffett. Sa réédition en vinyle comble un vide réel dans les collections liées aux Beach Boys. Attendre vingt-huit ans pour une première édition LP, c’est suffisamment rare pour le signaler.

 

Blur, Live at the Budokan (30ème anniversaire) (double LP)


Le 8 novembre 1995, Blur est en concert au Budokan de Tokyo pour la promotion de leur quatrième album The Great Escape. Cet enregistrement n’est paru qu’en CD au Japon. En 2014, une sortie numérique mondiale a été réalisée via iTunes, sans jamais atteindre le vinyle. On peut dire que cet inédit de 30 ans tombe à pic après The Ballad of Darren de 2023 et des bruits de couloir persistants… Un must-have absolu pour tout fan de Britpop ou de Blur !

 

Joni Mitchell, For the Roses


Parce que c’est Joni, parce que l’album est sorti en 1972, soit après ‹ Blue ›, parce que c’est une pépite du début à la fin, parce que cette édition limitée RSD restaure pour la première fois la vision originale de la pochette, pressée sur vinyle couleur rose, cette sortie est un véritable événement. Joni Mitchell avait conçu une pochette artistique illustrant la chanson titre « For the Roses », exprimant le cynisme de l’industrie musicale, des roses sortant du postérieur d’un cheval. David Geffen, patron d’Asylum Records, l’avait refusée, la jugeant trop risquée. C’est la photo de Joel Bernstein qui est devenue la pochette que l’on connaît.

 

Quant à l’album, c’est le merveilleux trait d’union entre Blue et Court & Spark, deux albums majeurs de l’artiste. Il compte « See You Sometime », « Woman of Heart and Mind » et la chanson titre, avec des textes d’une grande poésie. C’est une belle occasion de le découvrir ou de le redécouvrir. De l’Art, dans tous les sens du terme !

 

Buddy Guy, Sweet Tea (double LP)


Adulé des puristes, c’est un album majeur du blues moderne, enregistré en 2001 et nominé aux Grammy Awards dans la catégorie Best Contemporary Blues. L’un des sommets de la discographie de Guy, capturé à Oxford (Mississippi), il reprend avec brio quatre compositions de Junior Kimbrough, l’enfant du pays, avec une force et une virtuosité inégalées. Rarement réédité en vinyle audiophile, il attire autant les collectionneurs, sensibles à sa qualité sonore, que tous les amoureux du blues. Ain’t done with the blues !

 

13th Floor Elevators, We Are Not Live


Groupe culte du rock psychédélique américain des années 1960, vénéré par R.E.M. comme par ZZ Top, 13th Floor Elevators a connu une carrière jalonnée par la drogue, la prison et la psychiatrie. L’archétype du groupe maudit magnifique, bien avant Nirvana. Corriger 58 ans après une supercherie discographique, en supprimant les applaudissements ajoutés à des enregistrements de studio lors de sa sortie en 1968, est une démarche suffisamment rare pour être relevée. D’où le titre de l’album !

 

Elle nous permet d’apprécier à leur juste valeur des classiques absolus du groupe : « You’re Gonna Miss Me », « Roller Coaster », « I’ve Got Levitation » ou « She Lives In A Time Of Her Own ». Un poster en six panneaux complète ce bel objet, édité à 3 000 copies seulement. On va se bagarrer !

 

Neil Young & the Chrome Hearts, The Live Album (double LP)


Pour ceux qui ont eu la chance de voir le Loner lors de sa dernière tournée Love Earth de 2025, cet album le fait revivre, comme il sait si bien le faire. Il rassemble des sélections de plusieurs concerts, dont des performances au festival de Glastonbury, à Hyde Park à Londres et au Montreux Jazz Festival. La tracklist annonce 13 titres couvrant l’ensemble de la carrière de Young. On espère «Ohio», «Harvest Moon», «Daddy Went Walkin’» et « Like a Hurricane »

 

Pressé sur vinyle clair, ce double LP en gatefold exclusif RSD est tiré à 6 000 exemplaires. Young en live, c’est toujours une valeur sûre.

 

Arcade Fire, Open Your Heart or Die Trying


Ce disque est enveloppé de mystère : aucune information n’est communiquée sur la tracklist, la durée totale, le tirage exact ni la production de cette version RSD.

 

Ce qu’on sait : «Open Your Heart or Die Trying» est l’instrumental qui ouvre Pink Elephant, leur dernier album, sorti en 2025. Sur cette base, Arcade Fire a composé une musique ambiante pour la bande originale d’un film imaginaire. Ce projet ambitieux, loin de Funeral ou The Suburbs s’inscrit dans la lignée de Nils Frahm, Olafur Arnalds ou Harold Budd. Compte tenu du mystère qui l’entoure, et parce que c’est Arcade Fire, on ne peut que s’y intéresser vivement.

 

George Harrison, Dark Horse (Zoetrope LP)


C’est la suite ( 5ème et 6ème) de la série RSD, dirigée par son fils Dhani, qui réédite l’intégrale de George Harrison sur des vinyles Zoetrope numérotés et limités (3 000 exemplaires). Dark Horse est sorti en décembre 1974, année charnière : Harrison s’était séparé de Pattie, avait fondé son propre label Dark Horse Records, construit son studio et effectué une grande tournée en Amérique du Nord. L’album a été mal accueilli par les critiques et la tournée fut un échec. Une nouvelle écoute à la lumière d’aujourd’hui permet de (re)découvrir quelques perles comme « Hari’s on Tour (Express) », « Simply Shady », « Bye Bye Love » et bien sûr « Dark Horse »

 

Il y a aussi Extra Texture (Read All About It) sorti en 1975, alors prenez les deux. Tout finit toujours par un Beatles (ou deux) !

Les conseils pour le jour J

 

Nous vous avons fait part de notre sélection. Ce n’est peut-être pas la vôtre. Alors cliquez ici pour avoir accès à la liste complète et faire votre choix.

 

La veille, vérifiez l’horaire d’ouverture de votre disquaire favori ; le jour J, installez-vous dans la file d’attente une heure avant l’ouverture (il faut souffrir pour être élu). N’oubliez pas que les tirages sont souvent très limités et les stocks s’épuisent vite. Prévoyez enfin un disquaire de repli, au cas où le premier vous déçoit.

 

Si vous n’avez pas trouvé votre Graal, les sites spécialisés (imusic, Rough Trade…) mettent généralement les disques en ligne dès le lendemain.

 

Autre recours : la place de marché Discogs (https://www.discogs.com) où les disquaires indépendants du monde entier écoulent leurs invendus. Attention toutefois aux frais de port, qui peuvent parfois doubler le prix de l’album.

 

Voilà, bonne chasse et bonne écoute !

L’image de la page d’acceuil est un montage réalisé avec l’assistance de Chat GPT

cult news a beneficié de l’aide avisée du disquaire indépendant Hands And Arms Music 72 Rue Crozatier, 75012 Paris (http://www.handsandarms.com/)