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Une nouvelle réforme du bac pour les langues régionales

par Angelyne Vaillant
27.05.2026

En ce lundi de Pentecôte, le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, a annoncé au micro de Ouest France permettre aux élèves de passer leur spécialité du baccalauréat dans leur langue régionale.

Pour bien comprendre cette nouvelle réforme, il faut comprendre la nouvelle réforme du baccalauréat. Pour ceux qui l’auraient oublié, le bac n’est plus composé de filières (L, S ou ES) mais de spécialités. En première, les élèves ont 3 spécialités qu’ils ont choisi, et en passe 2 lors des épreuves finales en terminale, en en abandonnant une à la fin de leur année de première.

 

Encore une nouvelle réforme…

 

De nombreux lycéens français apprennent leurs cours de spécialités dans la langue de leur région, comme le breton, le basque ou le créole. Mais jusqu’à maintenant, arrivés face à la copie du bac, l’épreuve était obligatoirement en français. « Un étudiant qui suit ses cours en anglais passe ses partiels en anglais pour le cours correspondant », justifie Edouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, cette option existant déjà dans le supérieur. « Le baccalauréat étant le premier diplôme de l’enseignement supérieur, la même logique doit lui être appliquée », déclarait le ministre.

 

…avec quelques nuances

 

Seule petite nuance, seulement une des deux spécialités pourra être traduite. L’autre devra « obligatoirement être préparée en français ». La règle s’applique aussi logiquement pour l’épreuve du grand oral, qui peut mélanger les deux spécialités. « La partie qui porte sur celle suivie en langue régionale pourra, elle aussi, se dérouler dans cette langue », a expliqué le ministre.

 

La réforme devrait être mise en place pour les élèves entrant en première en septembre 2026, pour des épreuves qu’ils passeront en 2028. Cette récente annonce a provoqué déjà quelques réactions de la part des syndicats, notamment ceux de La Réunion. Selon eux, il est impossible de mettre cette réforme en place en si peu de temps, les classes de spécialités ayant déjà été bouclées pour la rentrée prochaine.

Visuel : ©Creative Commons