Mardi 29 septembre 2026, un mouvement de grève a réuni des fonctionnaires, des enseignant.e.s, des pompiers, mais aussi des lycéen.ne.s. Plus de 170 rassemblements ont été organisés dans toute la France pour la fonction publique. Pourquoi autant de secteurs différents se retrouvent-ils aujourd’hui dans la rue ?
Le mouvement lycéen avait déjà commencé en septembre en Île-de-France, avant de s’étendre progressivement à d’autres villes. Les élèves dénoncent notamment le manque de professeur.e.s et de personnels, les classes surchargées, l’insalubrité de certains établissements ou encore des emplois du temps trop lourds.
Le 29 septembre, plus de 330 lycées ont été perturbés par des blocages ou tentatives de blocage. Dans la grande majorité des cas, les mobilisations sont restées maîtrisées. Mais dans certaines villes comme Lille, Rennes, Nantes ou Bordeaux, la situation n’a pas toujours été aussi calme. Poubelles incendiées, projectiles lancés et dégradations ont été signalés.
Le mouvement prend désormais une dimension particulière. Pour la première fois depuis le début de la mobilisation, des milliers de lycéen.ne.s se retrouvent au coeur d’une contestation nationale.
Et leurs revendications sont très concrètes : comment étudier correctement s’il manque des professeur.e.s, que les classes sont surchargées et que certains établissements manquent de moyens ?
Les lycéen.ne.s n’étaient pas les seul.e.s présent.e.s dans les rues. En effet, après un été fortement marqué par les incendies, les pompiers se sont eux aussi mobilisés.
Les organisations syndicales réclament le recrutement de 21 000 sapeurs-pompiers professionnels supplémentaires, ainsi qu’un financement renforcé des services départementaux d’incendie et de secours.
Pour la fonction publique, les revendications portent notamment sur les salaires, le pouvoir d’achat et les moyens accordés aux services publics. Au total, 206 000 personnes ont manifesté selon le ministère de l’Intérieur, contre plus de 300 000 selon la CGT.
Certes, les lycéen.ne.s, les pompiers et les fonctionnaires ont leur propre organisation et leurs revendications restent différentes. Mais, un même problème revient malgré tout dans les trois mouvements. Le manque de moyens qui leur sont accordés.
Désormais, la contestation ne vient plus seulement des syndicats. Elle touche également les lycéen.ne.s, qui se mobilisent pour leurs conditions d’études, mais aussi les pompiers, qui réclament davantage de personnels et de matériel, après les événements en Gironde notamment. Les fonctionnaires et les salarié.e.s sont eux aussi mobilisé.e.s pour leurs salaires, leurs conditions de travail et les moyens accordés aux services publics.
Les personnes qui descendent dans la rue sont de plus en plus nombreuses et variées. Chacun se mobilise pour ses propres raisons, dans un contexte où les manifestations semblent se multiplier.
Cette mobilisation donne malgré tout à voir un climat social particulièrement tendu et une question persiste. Ces colères vont-elles s’étendre dans les prochaines semaines, ou vont-elles retomber ?
Visuel : © R. G.