→   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena  →   01.10.2026 : Prix Joséphine 2026 : Camille Yembe doublement récompensée  →   01.10.2026 : Live Nation officialise le rachat de la Plenitude Arena
Actualités
Agenda
Écrans
Auteurs et Autrices
Partenaires
Qui sommes-nous?
Contact

Disparition d’Eva Marie Saint, dernière icône de l’âge d’or d’Hollywood

par Aline Fevre
09.10.2026
Studio publicity Eva Marie Saint

L’actrice américaine Eva Marie Saint s’est éteinte à l’âge de 102 ans. Révélée au cinéma par Elia Kazan, immortalisée par Alfred Hitchcock, elle aura traversé sept décennies de cinéma, de théâtre et de télévision.

D’abord et pour toujours, le goût des planches

Le nom est brillant, et pourtant vrai. Il donne tout de suite le ton pour une actrice qui marquera l’histoire du cinéma américain. Et c’est pourtant par le théâtre que tout commence pour elle.

Eva Marie Saint naît dans le New Jersey, près de Newark, en 1924 de parents quakers. Elle se destine à une carrière d’enseignante et débute des études de lettres à l’université de Bowling Green. Et c’est alors qu’Eva Marie Saint se découvre une passion pour le théâtre. Elle sortira diplômée en art dramatique. Très vite, elle suit des cours aux deux légendaires institutions : HB Studio (qui forma entre autres Barbra Streisand, Robert De Niro ou encore Jessica Lange)  et le très célèbre Actors Studio, co-fondé par Elia Kazan. Et dès 1958, la comédienne est récompensée par un Drama Critics Award pour sa performance dans la pièce The Trip to Bountiful écrite par Horton Foote pour Broadway, en 1953.

Pour Eva Marie Saint, le théâtre restera essentiel, elle affirmera pour expliquer son lien à la scène qu’un « rôle de théâtre, c’est comme un enfant, il est à vous pour toujours ».

Une carrière immédiatement culte

Il faut seulement quelques années à l’actrice pour entrer dans l’histoire du cinéma. En 1954, Elia Kazan lui confie le rôle d’Edie Doyle dans Sur les quais, où elle fera face à Marlon Brando. Le film connaît un immense succès critique, récompensé par huit Oscars, et lui permet de remporter, pour son premier vrai rôle, le prix de la meilleure actrice dans un second rôle.

Cinq ans plus tard, Alfred Hitchcock lui offre un rôle destiné à devenir lui aussi mythique, celui de l’ingénieuse Eve Kendall dans La Mort aux Trousses, qui contribue à façonner un nouveau type d’héroïne hitchcockienne et à influencer durablement l’imaginaire des futures James Bond girls.

 

 

Diversification, entre cinéma et télévision

Dans le Dictionnaire du cinéma, Jean-Loup Passek décrit chez Eva Marie Saint une « tendresse lumineuse », une intensité qu’elle enrichira dès les années 60 en incarnant des personnages « plus denses et douloureux ». Elle incarne alors une veuve américaine dans Exodus d’Otto Preminger, ainsi qu’une femme confrontée à la passion meurtrière de son mari dans Loving réalisé par Irving Keshner, un film qui s’inscrit dans la libération sexuelle de la fin des années 1960.

À partir des années 70, elle apparaît davantage à la télévision sans pour autant renoncer au cinéma. Elle est notamment nommée aux Emmy Awards pour Taxi! en 1978, avant de remporter la statuette en 1990 pour la série de NBC People Like Us. 

Au cinéma, elle connaît un retour remarqué dans les années 2000, avec Superman Returns en 2006 et, autre registre, Don’t Come Knocking réalisé par Wim Wenders en 2005. Son parcours qui oscille entre cinéma et télévision témoigne d’une longévité rare pour une actrice de l’âge d’or d’Hollywood. En multipliant les expériences et les registres, en vivant longtemps et intensément, l’actrice est persuadée de nourrir en même temps son travail de comédienne. Deux étoiles sur le Hollywood Walk of Fame, l’une pour le cinéma, l’autre pour la télévision, symbolisent sa double carrière.

 

Un héritage qui fait le pont entre les générations de spectateurs

De Broadway aux mythiques falaises hitchcockienne du Mont Rushmore, du cinéma à la télévision, Eva Marie Saint a été constante dans son amour du jeu. Et lorsque son premier enfant, qu’elle attend avec Jeffrey Hayden, son mari pendant 65 ans, naît, il choisit un moment particulièrement symbolique : deux jours avant la cérémonie des Oscars. L’actrice, en acceptant la statuette, plaisante :« I may have the baby right here ! ».

Eva Marie Saint aura connu une vie pleine de cinéma et laisse derrière elle un riche héritage plein de nuances et de voix.

 

 

Visuel : © Wikimedia Commons