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Courtney Marie Andrews et Glen Hansard : La belle et la bête de scène à l’Olympia

par Yves Braka
05.05.2026

Le 30 Avril, l’Olympia nous a fait un cadeau : un spectacle avec une vraie première partie. Avant d’assister au concert de l’Irlandais très français Glen Hansard, nous avons eu le plaisir de retrouver Courtney Marie Andrews, qui assure l’ouverture de sa tournée. Une soirée des plus gratifiantes.

 

Une sensibilité solide

 

Aperçue il y a deux mois à la Boule Noire, Courtney Marie Andrews avait laissé une forte impression et suscité bien des questions. Cult.news a profité de son retour à l’Olympia pour lui en poser quelques-unes, avant qu’elle monte sur scène. Elle s’est prêtée à l’exercice avec grâce, évoquant le moment où sa vie a bifurqué :

 

« J’avais 19 ans, je venais de postuler pour travailler dans un parc national. Et là, j’ai reçu un appel pour être choriste. J’ai su immédiatement que c’était ce que j’attendais. C’était ma vie ; j’allais être musicienne. J’avais déjà tourné pendant mon adolescence, mais c’est à ce moment-là que j’ai compris que c’était vraiment possible. »

 

Honest Life, l’album qui l’a révélée, n’a pas figé sa démarche créative pour autant :

 

« La musique est en perpétuelle évolution pour moi. Ce qui m’intéresse de plus en plus, c’est l’exploration, ne pas refaire le même disque encore et encore. Cette envie d’aventure sonore, de me surprendre moi-même, c’est la différence fondamentale. Et ça s’accentue avec l’âge. »

 

Son dernier album, Valentine, en est la parfaite illustration.

 

Elle reste cependant ferme dans ses convictions, dans un milieu qui peut se montrer impitoyable :

 

« Les réalités du business n’ont pas leur place dans l’acte de création. Chaque fois que le business s’immisce dans la fabrication de l’art, on fait fausse route. C’est ce que j’ai appris encore et encore. Après, le plus grand combat d’un artiste, c’est de survivre. Mais si on reste fidèle à son art, le reste est secondaire. »

 

Courtney Marie : seule face au public

 

À la Boule Noire, elle avait assuré son set accompagnée de son acolyte Jerry Bernhardt, guitare, claviers et chœurs, et d’une section rythmique basse-batterie. Ce soir, elle se présente d’abord seule avec sa guitare et ouvre sa prestation par « Eleven Red Horses », vieux chant traditionnel anglo-américain. Ce dépouillement total permet d’apprécier pleinement la qualité de sa voix et de son jeu de guitare, au service de superbes mélodies. Elle transmet une émotion sincère et généreuse, que le public lui rend aussitôt par une ovation.

 

Jerry Bernhardt la rejoint ensuite pour interpréter « Burlap String » et « Break the Spell », issus de son album Old Flowers (2020), dont elle tire également le magnifique « If I Told ». L’occasion d’apprécier le jeu de Jerry, avec sa reverb saturée à la T Bone Burnett, sur une Epiphone Casino.

 

« Best Friend » constitue sa seule incursion dans Valentine, son dernier album, abordant le thème de la solitude. Mais le public lui fait comprendre sans ambiguïté que ce soir, elle n’est pas seule, en l’acclamant chaleureusement.

Glen Hansard : une fois ne suffit pas

 

À 13 ans, Glen Hansard a quitté l’école. Avec sa guitare sous le bras et Grafton Street pour seule salle de concert, il a tout appris là, sur le pavé de Dublin. Le reste (les Oscars, Broadway, les salles combles) n’est que la suite logique d’un travail acharné.

 

Busking

 

Tout a commencé sur le carrelage de la cuisine, quand, petit garçon, sa mère posait The Sound of Silence ou Bird on the Wire sur l’électrophone. Ces chansons-là ont tout décidé. Encouragé par un professeur, il quitte l’école pour un « essai ». Il n’y reviendra jamais. Grafton Street devient son conservatoire : c’est là, dans le busking dublinois, qu’il forge sa voix et cette façon de tenir une salle en haleine avant même qu’elle soit une salle. Il passe d’abord par Interférence, groupe fondé par le compositeur Fergus O’Farrell, avant de réunir ses propres copains de trottoir pour fonder The Frames à 18 ans, groupe mythique du circuit irlandais, dont la première vidéo, tournée à la caméra de surveillance d’un bureau de poste, passe à la BBC.

 

C’est pourtant le cinéma qui le révèle au grand public : Alan Parker lui confie le rôle du guitariste Outspan Foster dans The Commitments (1991), alors qu’il a à peine vingt ans. Quinze ans plus tard, Once, réalisé par John Carney, ex-bassiste des The Frames, en fait une star mondiale. Face à la pianiste tchèque Markéta Irglová, il compose, vit, et remporte l’Oscar de la meilleure chanson originale pour « Falling Slowly ». La comédie musicale tiendra l’affiche à Broadway plus de deux ans.


Depuis, il mène plusieurs vies en parallèle : six albums solo, des retrouvailles régulières avec The Frames et Interférence, et une collaboration qui dure avec Irglová, trois albums communs, dont la BO d’Once, et un retour en studio en 2025 avec Forward.

 

Un amoureux de Paris à l’Olympia

 

Les artistes, en concert, disent tous « I love Paris » ou « I love France ». Glen, lui, n’a pas eu à le dire pour qu’on le sente. Et quelle meilleure preuve que d’ouvrir sa tournée à l’Olympia.

 

Il entre sur scène entouré d’un groupe dont la composition annonce déjà la couleur. Rob Bochnik (guitare), Joseph Doyle (basse) et Graham Hopkins (batterie) sont trois vieilles connaissances des The Frames. La formation est complétée par Gareth Quinn Redmond au violon et Ruth O’Mahony Brady aux claviers et en seconde voix.

 

Le concert démarre sur les chapeaux de roue avec « Don’t Settle », de l’album This Wild Willing (2019), et surtout titre éponyme du dernier album live, objet de la tournée, dont il interprétera six titres ce soir. Glen, armé d’une Fender Jazzmaster au son rond, impose une sonorité résolument rock qui emballe immédiatement la salle.


Tout au long du concert, il nous entraîne dans un périple musical de plus de quarante ans : le répertoire d’Interférence avec « Gold », splendide ballade qu’il interpréta dans Once ; « Fitzcarraldo » et « Revelate » des Frames dans des versions très rock où Rob Bochnik fait des merveilles ; et bien sûr son propre répertoire et celui de Swell Season, de 2007 à aujourd’hui, avec une belle part accordée à Didn’t He Ramble (2015), quatre titres dont le sublime « My Little Ruin ».


La prestation est entrecoupée d’anecdotes sur sa vie de pensionnaire au Centre Culturel Irlandais du 5e arrondissement. Loin de casser le rythme, ces récits créent une connivence profonde avec l’auditoire. Il faut dire que c’est un conteur savoureux, surtout lorsqu’une spectatrice lui remémore un vieil ami du centre, et le voilà parti à raconter l’histoire d’un Château Latour 1982, acheté chez un caviste du quartier à la mémoire de Leonard Cohen, dont c’était le vin favori. Cet ami trouva le moyen de le siffler pendant son sommeil.

 

On comprend parfaitement ce que sa mère lui a transmis en lui faisant découvrir Cohen et Simon & Garfunkel : le plaisir de raconter des histoires, avec ou sans sa guitare. Et ce jeune garçon qui, à 13 ans, prit le chemin de Grafton Street, a remporté un Oscar pour « Falling Slowly », qu’il chante ici, accompagné par la voix magnifique de Ruth O’Mahony Brady.


Il revient pour un rappel avec « Passing Through », chanson composée en 1948 par Richard Blakeslee et adaptée par Leonard Cohen. Elle est interprétée a cappella par tout le groupe, chacun s’appropriant son couplet.

 

Une soirée sous le signe de la fraternité

 

Entre introspection et rage, cette soirée nous a offert l’immense plaisir d’assister à la prestation de deux grands artistes. Très différents l’un de l’autre, ils sont pourtant animés par un même amour de la musique folk, qu’elle soit irlandaise ou américaine.

 

Courtney Marie nous a, une fois encore, impressionnés par sa voix, forte et fragile à la fois, et par la richesse de son répertoire.

 

Glen, lui, a su créer, avec une maturité certaine, une cohérence entre son répertoire très rock hérité des Frames et les ballades folk révélées par Once et Swell Season. Sans oublier de mentionner The Busk, son beau mouvement annuel : chaque soir de Noël depuis 2009, des artistes se réunissent pour chanter dans la rue et lever des fonds pour des associations caritatives, un rendez-vous qui essaime désormais dans plusieurs villes du monde.

 

Une bien belle soirée, où l’Amérique et l’Irlande ont chanté d’une seule voix : celle de la fraternité.

Photos : YB

La photo d’accueil est un photo montage réalisé avec l’aide de l’IA. Les deux artistes n’ont pas été ensembles sur la scène de l’Olympia.

Remerciements : Camille Billouard , Lou Remadna et Vivian Rafitosoa.

Coté albums, nous vous conseillons les albums ci-dessous pour pénétrer dans l’univers de ces artistes.

Courtney Marie Andrews

  • Valentine (2026)
  • Old Flowers (2020)
  • Honest Life (2016)

Glen Hansard

  • Don’t Settle (Vol. 1 – Transmissions East) (2026) [Live Album]
  • All That Was East Is West Of Me Now (2023)
  • Didn’t He Ramble (2015)

The Swell Season

  • Forward (2025)
  • The Swell Season (2006)

The Frames

  • Fitzcarraldo (1996)
  • Set List (2003) [Live Album]
  • Longitude (2015)