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« Aureliano in Palmira à Pesaro », maillon plus faible du festival de Pesaro 2023

par Paul Fourier
17.08.2023

La partition de Rossini qui date de 1822 est déjà riche mais moins aboutie que celle d’Adelaide in Borgogna et d’Eduardo e Cristina, également à l’affiche de cette édition 2023. Bénéficiant d’une très belle distribution féminine, elle n’est guère favorisé par la mise en scène « à l’ancienne » sans grande imagination et par la direction d’acteurs assez médiocre de Mario Martone.

En Europe, les années 1810 sont des années charnières. Malgré une campagne de Russie désastreuse, Napoléon Bonaparte n’a pas encore été mis en échec sur son projet hégémonique du continent européen, et (après un renversement d’alliance) se retrouve en conflit avec les Autrichiens. La Péninsule Italienne devient un théâtre privilégié de rivalités entre les deux Empires, ce qui n’est pas sans conséquences sur la vie artistique et, notamment,  celle des maisons d’opéra.

 

La prestigieuse « Saison de Carnaval » de la Scala de Milan – qui débute comme chaque année, le 26 décembre 1813 – devait initialement accueillir une œuvre d’un compositeur autrichien, Joseph Weigl. Le vent a tourné, Milan est repassé sous domination française et Weigl n’y est donc plus le bienvenu.

On fait donc appel à un jeune compositeur de 25 ans qui, l’année précédente, à la Scala, a connu un très beau succès avec La Pietra del Paragone… un certain Gioacchino Rossini.

 

Rossini saute bien évidemment sur cette occasion aussi inespérée que prestigieuse et, même si, les années suivantes, il atteindra des sommets autrement fabuleux, Aureliano in Palmira porte déjà en germe les ingrédients des sublimes opéras seria qui vont suivre.

L’ouverture de l’opéra deviendra celle, célébrissime, du Barbier de Séville, de beaux passages orchestraux et choraux font transition entre des airs (dont ceux de Zenobia, Arsace et Aureliano) et duos, souvent longs, tantôt élégiaques, tantôt virtuoses.

 

Cependant, malgré le prestige de la Maison milanaise, les conditions ne sont pas réunies pour assurer à Rossini un nouveau franc succès.

Tout d’abord, Giuseppe Felice Romani (pourtant futur et talentueux librettiste de Bellini et Donizetti) écrit là un livret peu transcendant, sur le conflit (très romancé) entre l’Empereur romain Aurélien et Zenobia, Reine de Palmyre, un livret qui obéit aux règles en vigueur à l’époque. Outre les conquêtes de l’Empereur, l’intrigue s’articule autour de l’idée de miséricorde que le souverain accorde après une victoire militaire. La fiction rejoint la réalité en faisant référence à la stratégie de Napoléon qui, après ses conquêtes, accordait « le pardon »… et entraînait les armées de ses ex-adversaires dans ses futures campagnes.

Cependant, après des années de guerre, les populations européennes sont fatiguées des années de désordre et de guerres et adhèrent moins aux parallèles politiques des opéras.

Par ailleurs, même si la Scala bénéficie d’un grand orchestre et de confortables capacités de mise en scène, il faut aussi compter avec des aléas de distribution. Le rôle d’Arsace est tenu par le dernier grand castrat, Giovanni Battista Velluti, mais, d’une part, la Star de la soirée semble indisposée lors de la Première (faisant dire au Corriere milanese qu’il n’a pas fait « plus d’impression que la dernière des servantes de Palmyre »). Par ailleurs, en raison d’un conflit avec le premier violon de l’orchestre (…voire avec le compositeur lui-même), il n’en aurait fait qu’à sa tête, décidant d’exécuter des variations qui auraient rendu la musique de Rossini quasi méconnaissable.

 

La soprano Lorenza Correa se serait, elle, montrée « en dessous du standard attendu »… Quant au ténor Giuseppe Siboni, il ne put arriver à temps à Milan, et son remplaçant pressenti, Giovanni David, lui, contracta, la variole. C’est finalement Luigi Mari (décrit comme une belle voix mais un piètre acteur) qui assurera le rôle d’Aureliano. Au sortir de la Première, Rossini dira que sa « musique divine » a été portée par « d’atroces chanteurs » !

 

Bénéficiant d’avis globalement positifs, la musique obtient, cependant, bonne presse, le Allgemeine musikalische Zeitung affichant, tout de même, que « la musique est belle… mais (qu’) elle ne produit aucune sensation ».

Par la suite, le retour des Autrichiens à Milan sera aussi celui de Mozart, mais la partition continuera, dans les 20 années qui suivent, à être jouée, avec un certain succès, en Italie (Vicenza, Venise…) et au-delà (notamment à Barcelone et Lisbonne). Dans la période moderne, le Teatro Carlo-Felice de Gênes a ressuscité l’œuvre en 1990. Elle a aussi été donnée à Pesaro, en 2014. Michael Spyres y interprétait Aureliano et Jessica Pratt, Zenobia. Quant à Raffaella Lupinacci, l’Arsace de 2023, elle incarnait Publia.

 

Sara Blanch et Raffaella Lupinacci, les atouts de cette reprise pesaraise

 

En 2023, le festival a remis sur le métier la production de 2014. Hormis, une idée de départ qui place l’action dans un labyrinthe assez élégamment figuré, la mise en scène de Mario Martone contribue plutôt à accentuer la pesanteur du sujet et garde le décorum passéiste d’une antiquité théâtrale prise au premier degré. Le plus gros problème se révèle cependant être une direction d’acteurs quasi inexistante, ce qui handicape nettement des chanteurs dont le jeu théâtral n’est le point fort.

Ainsi, en dépit d’un jeu de scène frôlant parfois la caricature, Sara Blanch, en Zenobia, avec son virtuose « Là pugnai ; la sorte arrise », affiche d’emblée un chant belcantiste de très haut niveau. La voix repose sur un médium riche, les aigus sont tranchants, les variations, crescendi, decrescendi et les notes piquées sont époustouflantes, confirmant ainsi la soprano (si elle conduit sa carrière avec intégrité) comme l’une des plus prometteuses belcantistes des années à venir.

 

Pour sa part, Raffaella Lupinacci confirme tout le bien que l’on pensait déjà d’elle. Avec sa voix de mezzo claire, bénéficiant de beaux aigus, elle incarne le Prince de Perse, Arsace, avec jeunesse et fougue, notamment dans sa cabalette « Non lasciarmi in tal momento » (qui sera reprise par Rossini pour Rosina dans Le Barbier de Séville). Dans l’air « Perché mai le luci aprimmo », elle épouse la délicatesse de la cavatine par un superbe legato et l’excellence et le délié de ses vocalises lentes.

Lorsqu’elles se rejoignent, les qualités des deux artistes féminines s’accordent au mieux. Les superbes duos au premier acte et au second (« Mille sospiri e lagrime ») – duos qui annoncent ceux à venir de Semiramide et Arsace, puis plus tard, sous la plume de Bellini, celui de Norma et Adalgisa – s’avèrent être des moments de grâce menés d’une coordination exemplaire.

 

Dans le rôle d’Aureliano, Alexey Tatarintsev est un ténor efficace mais sans subtilités. Si la voix possède la vélocité et les aigus rossiniens, son chant, cependant, n’atteint jamais les sommets. Son « Cara patria ! il mondo trema » qui montre une belle ardeur, est très souvent surtout démonstratif.

Par la suite, il exécute, sans problèmes, l’un de ces terribles airs virtuoses pour ténor dont Rossini avait le secret (« Più non vedrà quel perfido… Ma tu piangi ! ah ! si, lo vedo »). C’est dans la partie lente de cet air qu’il donne le meilleur, parvenant, fugacement, à apporter un peu de sensibilité au personnage. À quelques occasions – notamment dans les duos avec Zenobia – la voix se montre capable de belles demi-teintes.

Dans les seconds rôles, Alessandro Abis, en grand prêtre, donne un très convaincant « Stava, dirà la terra », Marta Pluda incarne une admirable et noble Publia qui déroule son grand air « Non mi lagno che il moi bene » de sa belle voix de mezzo. Quant à Sunnyboy Dladla, à l’écoute de ses quelques interventions, on peut regretter qu’il ne bénéficie pas d’un grand air pour mieux nous montrer ses talents.

 

À la tête de l’Orchestre Symphonique G. Rossini, George Petrou apporte tout le dynamisme que l‘on peut attendre dans cet Aureliano in Palmira écrit par Rossini pour impressionner le public de la Scala (et dont certains passages, dont l’extraordinaire ouverture, seront repris dans d’autres opéras avec plus de succès). Le Chœur du Teatro della fortuna, qui bénéficie de très belles plages, se montre également tout à fait à la hauteur.

 

Bien naturellement, après les réussites éclatantes, dans cette édition 2023 du festival de Pesaro, d’Adelaide in Borgogna et d’Eduardo e Cristina, Aureliano in Palmira, cette œuvre antérieure du compositeur, donnée dans une mise en scène fort peu valorisante, s’est montrée un cran en dessous. Il n’en restait pas moins le plaisir de redécouvrir l’œuvre et surtout, d’apprécier Sara Blanch et Raffaella Lupinacci dans un répertoire qui, bien mieux que tout autre, nous permet d’apprécier leur talent.

Visuels : © Amati Bacciardi