05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays
Agenda
Scènes
Auteurs et Autrices
Partenaires
Qui sommes-nous?
Contact
01.07.2026 → 05.07.2026

Retour sur le Festival Beauregard 2026

par Cecilou Aubertin
07.07.2026

Dans le cadre unique du parc du château de Beauregard, à Hérouville-Saint-Clair, près de Caen, se déroule chaque année depuis 2009 le Festival Beauregard. Sa programmation surprend à chaque édition par la diversité des artistes invités, représentant tous les styles musicaux et s’adressant à tous les publics.
Cette diversité se retrouve naturellement parmi les festivaliers. Familles, adolescents, enfants ou seniors s’y côtoient dans une ambiance festive et conviviale.
Pendant cinq jours, du 1ᵉʳ au 5 juillet, une quarantaine d’artistes et de groupes se sont succédés sur les deux scènes, John et Beauregard. Sous un soleil omniprésent, les conditions étaient idéales pour profiter pleinement du festival.

A l’affiche ?

Une programmation riche, mêlant stars internationales et artistes émergents, qui ont tous su démontrer leur talent. Nous avons assisté à des concerts très attendus, comme celui d’Aya Nakamura dès le premier soir. Mais cette édition a aussi été l’occasion de faire de belles découvertes, avec des groupes qui ont conquis le public grâce à leur énergie. On pense notamment au charme intemporel du groupe Franz Ferdinand, aux textes délicats de Bertrand Belin ou encore à la voix envoûtante de Louise Charbonnel, dont les performances ont offert des moments suspendus.

On vous raconte en détail nos coups de cœur de cette édition !

Orelsan, chez lui à Beauregard

Parce qu’il est de retour à la maison, impossible de ne pas vous parler de la venue tant attendue d’Orelsan, la véritable star normande.
C’est ce jeudi 2 juillet qu’il a fait trembler le sol caennais, entouré de son équipe au grand complet. Pour sa cinquième apparition au Festival Beauregard, c’est, comme à son habitude, vêtu du maillot du Stade Malherbe de Caen qu’il fait son entrée sur scène. Il lance le concert avec Basique, laissant rapidement la foule reprendre les paroles à l’unisson.
Au fil du concert, Orelsan traverse les différentes époques de sa carrière en enchaînant les titres de ses nombreux albums.
Malgré le succès de son dernier album, La Fuite en avant, sorti en 2025, ce sont surtout ses titres les plus anciens qui continuent de faire l’unanimité. Que ce soit La Quête, Jour meilleur ou L’Odeur de l’essence, chacun de ces morceaux semble gravé dans la mémoire de son public. Et c’est bien sûr avec La Terre est ronde puis Du propre qu’il offre une fin de concert grandiose. Car, plus qu’un simple concert, c’est un véritable spectacle que propose Orelsan, porté par une mise en scène soignée et des jeux de lumière impressionnants.
Un jeune étudiant âgé de 19 ans nous partage ses impressions à la fin du concert : « Orelsan à Caen, c’est quelque chose de différent. C’est pas comme les autres artistes. Les gens viennent pour lui et il vient pour ce public, pour qui on sent qu’il a une réelle affection. Pour l’avoir vu en Zénith, le show en festival était un peu décevant. Mais ça fait toujours plaisir d’assister à son concert, rien que pour voir le personnage ».
Si vous souhaitez découvrir, ou revivre, pour celles et ceux qui étaient présents, une grande partie de ce concert, France Inter en a diffusé l’enregistrement en direct. Il est toujours disponible à l’écoute via ce lien.

Pulp, le retour de la Britpop

Juste après Orelsan, c’est le groupe Pulp qui a investi la scène John. Après vingt-quatre ans d’absence, les Britanniques ont mis fin au silence avec la sortie de leur cinquième album, More.
Le groupe déploie une pop britannique élégante et pétillante, teintée d’influences rock, mêlant ses tubes devenus cultes à de nouvelles compositions. Dans le public, une chose saute aux yeux : pour beaucoup, Pulp n’a jamais vraiment quitté leurs playlists. Les premiers accords suffisent à réveiller les souvenirs. Et même pour celles et ceux qui découvraient le groupe, le charme a rapidement opéré. Mené par son emblématique chanteur Jarvis Cocker, aussi charismatique que délicieusement déjanté, Pulp captive autant par sa musique que par sa présence scénique. Alors oui, il nous a été difficile de rester immobile durant ce concert. Les corps se sont accrochés au rythme, transformant la foule en une immense vague dansante. Actuellement en tournée en France, le groupe s’est également produit ce lundi 6 juillet au Zénith Paris – La Villette.

La flamme de Feu! Chatterton

Le vendredi, nous attendions avec impatience l’arrivée de Feu! Chatterton sur scène.
Comme à son habitude, le groupe a une nouvelle fois su nous séduire… et mettre le feu à Beauregard. S’il ne fallait retenir qu’un seul moment cathartique de cette édition, ce serait sans doute celui-là. Arthur Teboul se donne corps et âme à son public. Il transmet sa sensibilité autant que sa prestance, nous entraînant, avec ses musiciens, dans son rêve d’un Monde nouveau, qui semble si beau le temps d’un concert. Portés par une complicité évidente, les musiciens impressionnent par leur talent et leur cohésion. Pendant plus d’une heure, Feu! Chatterton ne joue pas devant son public, mais vit le concert avec lui.

Arthur Teboul est même descendu dans le public pour interpréter Allons voir, avant de nous entraîner dans le labyrinthe de ses mélodies. Il a fait résonner les voix des festivaliers sur Ce qu’on devient, imposé un silence presque religieux pendant À cause ou grâce, puis offert l’un des moments les plus bouleversants du festival lorsque les musiciens se sont installés au bord de la scène pour interpréter Mille vagues, un hommage profondément émouvant à leur ami et manager disparu, Jean-Philippe Allard.

Bref, Feu! Chatterton nous a offert un concert dont on ressort le cœur un peu plus rempli qu’en y entrant.

Rilès, bête de scène

À son tour, Rilès est entré en scène avec un objectif clair : électriser le public, juste avant le passage de Theodora. Quel enchaînement ! On peut sans hésiter qualifier l’artiste de véritable bête de scène. Accompagné de danseur.euses, il propose une mise en scène à couper le souffle. L’intensité est telle qu’elle en paraît presque irréelle.
Dans ses concerts comme dans son travail en général, Rilès fait tout lui-même. Un profil à part, à l’image de son parcours : rappeur, chanteur, auteur-compositeur-interprète, musicien et également son propre producteur.
Sur scène, il a transcendé le public jusqu’à inviter une fan à le rejoindre pour lancer le refrain de son morceau Pesetas.

Theodora forever

S’en est suivi le très attendu concert de Théodora, dont le passage à Beauregard semblait inévitable.
Face à elle, la foule était dense et particulièrement diverse. Les jeunes, connaissant ses titres par cœur, se disputaient l’espace pour se rapprocher de la scène, tandis que toutes les générations étaient présentes, des adultes aux personnes âgées, curieuses de découvrir la fameuse “Boss lady”.
“Je n’ai jamais écouté ses musiques, mais j’en ai tellement entendu parler que je suis très curieuse de la découvrir”, me confie une spectatrice dans le public, également un peu inquiète face aux possibles mouvements de foule.
Enchaînant ses titres les plus connus, Theodora a offert un show rempli d’énergie, de paillettes et de cette identité scénique qui lui est propre. Les danseur.euses qui l’accompagnent, souvent visibles uniquement sur les écrans géants, ont donné le rythme et entraîné l’ensemble du public dans la danse.

La folk lumineuse d’Agnès Obel

Pouvoir écouter la voix à la fois douce et puissante d’Agnès Obel un samedi en fin de journée est un véritable moment de grâce, suspendu au-dessus des nuages.
Cette artiste danoise sait manier à la perfection les notes pour en faire ressortir des émotions.
Accompagnée de deux autres voix féminines, s’accordant au rythme donné par un batteur très à l’écoute et d’une violoncelliste aux doigts magiques, tout entre en osmose. Peu à peu, les sonorités se mêlent et emportent les esprits dans un univers féerique.

Libre comme Royel Otis

Même si vous ne connaissez pas encore le nom de Royel Otis, il est fort probable que vous ayez déjà entendu certains de leurs morceaux. S’il y a une véritable découverte de ce festival, c’est bien ce groupe australien à l’énergie chaleureuse. Leur esthétique bien à eux dégage une sensation de jeunesse et de liberté. Sur scène, ils semblent simplement heureux d’être là, et c’est contagieux !
Ils ont également fait intervenir à plusieurs reprises la chanteuse Charlotte Cardin, pour le plus grand plaisir du public.

La punk celtique des Dropkick Murphys

Vous vous demandez à quoi ressemble la punk celtique ? Courez voir un concert des Dropkick Murphys.
Ce groupe américain originaire du Massachusetts cumule près de trente ans de carrière. Et cela se ressent ! Sur scène, les musiciens maîtrisent parfaitement l’art du live et savent surtout comment embarquer le public en créant une forme d’unité avec la foule et la plonger dans leur univers.
Très vite, le concert prend une dimension engagée, dans un festival où les prises de parole de ce type restent assez rares. Entre rage et esprit de défoulement, le public se laisse emporter. L’énergie déborde autant sur scène que dans la fosse, dans une ambiance collective où chacun danse à corps libres et chante à pleines voix.

A l’année prochaine, Beauregard !

Bien d’autres artistes, de Gaël Faye à Macklemore, en passant par Vanessa Paradis, Cassius, The Hives ou Gaëtan Roussel, ont également marqué cette 18ᵉ édition.

Une nouvelle fois, le Festival Beauregard a réussi son pari. Il a fait dialoguer les générations, les styles musicaux et les publics dans l’écrin du parc du château.

Il faudra désormais patienter un an avant de retrouver les allées de Beauregard. Une attente qui risque de sembler bien longue pour les amoureux du festival.