Enfant Chérie FM devenue artiste de cabaret, Billi Bellegarde est une voix que l’on n’oublie pas, de celles qui vous attrapent sans retour possible. Passée par Madame Arthur, elle cofonde la Bouche, cabaret queer autogéré, et fait du mot « gouine » un étendard, à la fois intime et politique. Avec *Dyke*, elle prend la scène, seule, et mêle cabaret, récit et stand-up dans une forme intime et frontale. Rencontre pour notre série « Bienvenue au Cabaret ».
Mélodie Braka : C’est quoi votre nom de scène ?
Billi Bellegarde : Billi Bellegarde.
Mélodie Braka : Il est né comment ?
Billi Bellegarde : Alors en fait, j’ai un ami qui s’appelle Quentin, qui a un cabaret au milieu des vaches, qui m’a suggéré au départ Lady Bellegarde. Je trouvais ça joli mais un peu trop Lady. Du coup j’ai réfléchi, et même si au départ je n’avais pas du tout pensé à incarner le nom de la ville où je suis née, et que ce n’est pas une ville avec laquelle j’ai beaucoup d’affinités, je me suis dit que ça pourrait être beau de le porter pour essayer de l’aimer davantage. Donc Billi, parce que j’aime bien ce prénom, et Bellegarde pour la ville, qui a depuis disparu puisqu’elle s’appelle désormais Valserhône, renommée après un regroupement de communes. Du coup je me suis dit que c’était beau aussi d’incarner quelque chose qui n’existait plus.
Mélodie Braka : Là où vous avez grandi, il y avait des cabarets ?
Billi Bellegarde : Eh bien non. Je pense que le seul souvenir de cabaret que j’ai, c’est plutôt à la télé. Mais en effet, je sais qu’il y avait un théâtre dans ma ville, dans lequel d’ailleurs j’ai chanté quand j’étais au lycée. J’ai fait l’option théâtre aussi au lycée. Mais non, j’avais jamais vu de cabaret en vrai.

Mélodie Braka : Vous dites souvent dans votre spectacle à la Bouche, le cabaret autogéré que vous avez monté avec Mascare, Soa de Muse et Grand Soir, que vous êtes une enfant Chérie FM, vous pouvez nous expliquer ?
Billi Bellegarde : Oui, j’ai appris à chanter en écoutant la radio, qui était très centrale chez nous, dans la voiture comme dans la cuisine, même si mes parents écoutaient plein de musiques différentes. Je n’ai pas d’éducation musicale institutionnelle, tout est venu de là, en imitant les chanteuses que j’aimais, et j’aime bien dire que je suis une enfant Chérie FM pour revendiquer ces racines populaires, prolétaires, et rappeler qu’on peut faire de la musique sans passer par un cadre académique. La variété française est un héritage que je porte avec fierté, que je trouve hyper beau et fédérateur, et moi je trouve qu’il n’y a pas de honte à aimer quelque chose qui nous a touché·es à un moment de sa vie et qui parfois nous connecte avec d’autres gens. Et ce que j’aime, c’est qu’en la chantant, soit on la restitue telle qu’elle est pour en faire entendre la force intacte, soit on se la réapproprie en en changeant les paroles pour la rendre plus proche de soi. Je trouve ça très beau aussi, tout ce travail de réécriture que j’ai engagé ces dernières années, parce qu’il me permet une forme de réparation de chansons que j’aimais mais dans lesquelles je ne me retrouvais pas. En les réécrivant, elles deviennent très lesbiennes ou en tout cas très proches de ce que je suis, et j’écris les chansons que j’aurais voulu entendre quand j’étais petite.
Mélodie Braka : C’est quoi justement votre rencontre avec le cabaret ?
Billi Bellegarde : Ma rencontre avec le cabaret, c’est Madame Arthur : quand je suis arrivée à Paris il y a une petite dizaine d’années, un ami m’a dit qu’il fallait absolument que je découvre cet endroit, et ça a été un coup de foudre immédiat. Je me suis sentie à la fois dans le passé et le présent, dans un lieu encore presque confidentiel à l’époque, avec des artistes majoritairement queer qui chantaient de la variété, tout ce qui faisait écho à mon identité. Et quand j’ai vu les auditions, ça m’a semblé évident qu’il fallait que j’essaye, parce que cet endroit parlait de moi.

Mélodie Braka : Est-ce qu’on peut dire gouine au cabaret ?
Billi Bellegarde : Ah oui, j’espère bien, mais on peut le dire plusieurs fois ! (elle rit) Je sais pas quelle est ma moyenne, j’ai jamais calculé ! Ce qui est intéressant avec ce mot, au-delà du fait de le dire, c’est que les lesbiennes sont très invisibilisées. On a tendance à dire qu’on est juste des meilleures amies, on essaie toujours de ne pas nommer ce qu’on est vraiment. Donc je trouve que c’est important de dire le mot pour dire qu’on existe. Quand on est une jeune lesbienne et qu’on a l’impression qu’on n’a pas de racines, qu’il faut toujours déterrer pour essayer de trouver qui il y avait avant nous, eh bien elles sont là. Pour moi, le fait de le nommer, c’est déjà ça. Dire «moi je suis lesbienne». Et qu’il y ait des personnes qui puissent se reconnaître et se sentir moins seules. Comme c’est à l’origine une insulte, il y a tout un travail de réappropriation du stigmate, et en me nommant moi-même ainsi, je lui redonne de la puissance, avec une fierté aussi politique. Gouine, ce n’est pas juste un mot. C’est une manière de politiser son identité. Dans les milieux queer politisés, on distingue parfois lesbienne et gouine, cette dernière désignant une identité politisée, et pour moi la queerness s’inscrit dans cette intersection, antiraciste, anticlassiste, antihomophobie, antitransphobie, que j’ai envie d’incarner dans mes spectacles.

Mélodie Braka : Gouinopolis, vous préférez le murmurer dans une salle de 50 personnes ou le scander place de la Bastille ?
Billi Bellegarde : Tout est toujours cool ! Quand on était rue d’Esclangon, à la Bouche, il y avait vraiment cette proximité où on voyait les yeux de tout le monde, c’était hyper fort, une vraie magie nous connectait. Donc il y a quelque chose de très beau dans le fait d’être si peu et très proche. Après, entendre ces paroles à la Bastille, c’était dingue !
« Ça a été vraiment un de mes plus beaux souvenirs de l’année, de chanter « Gouinopolis » accompagnée de cette chorale ! »
Mélodie Braka : Il faut que vous nous remettiez le contexte !
Billi Bellegarde : C’était le bal de l’amour, organisé par la Ville de Paris. Et du coup j’avais choisi de chanter « Gouinopolis ». Parce qu’au-delà de la blague, Monopolis / Gouinopolis, ça apporte vraiment un message de tolérance, un message de « on va y arriver, on va gagner ». C’est l’utopie que je fais, l’espoir que j’ai envie de délivrer, et je trouvais ça important de la chanter sur cette place de la Bastille devant plein de gens inconnus. C’est un événement où on sort complètement de la confidentialité d’un lieu queer qui se sait queer, de cet entre-soi dans lequel on vient en connaissance de cause et qui fait du bien, et je ne savais pas du tout comment ça allait être reçu. Je ne sais même plus combien de milliers de personnes il y avait, mais c’était un truc de fou, c’était trop beau, et j’étais hyper fière de faire ça. Et puis il y a eu aussi la Queerale au Bataclan, avec 80 choristes. C’était la première fois que je ne la chantais pas seule. Enfin, je suis toujours accompagnée d’un·e pianiste, mais là d’être avec des personnes qui chantent et qui ne sont que des personnes queer, ça donnait vachement de sens. Ça a été vraiment un de mes plus beaux souvenirs de l’année, de chanter « Gouinopolis » accompagnée de cette chorale !

Mélodie Braka : Y a-t-il un numéro dont vous êtes particulièrement fière et pourquoi ?
Billi Bellegarde : J’ai l’impression de tourner autour des mêmes thèmes, avec à chaque fois une approche un peu différente, et il y a forcément un attachement aux premiers numéros que tu écris et à la manière dont tu les construis. Le tout premier que j’ai écrit, c’était sur le cunni. Mes numéros à la Bouche sont tellement proches de moi, de mon intimité et de ce que je raconte de mes expériences, que c’est difficile de choisir, mais le dernier est un peu au carrefour de tout. J’y parle de mon identité de lesbienne fem, de mon expérience de prof, de mon rapport à la communauté queer, de ce que c’est que de chanter, et c’est peut-être celui qui réunit le plus toutes mes facettes, avec en plus la joie de commencer à me l’approprier, donc peut-être celui-là ! Et il y a aussi ce numéro sur mes parents, que j’ai pu jouer devant eux à Genève, après l’avoir fait pendant plus d’un an devant des inconnu·es, des ami·es et le public de la Bouche. Quand la date s’est présentée, je me suis dit « je vais inviter mes parents » pour qu’ils puissent le voir et comprendre que je parle d’eux même quand ils ne sont pas là, et ça a été hyper émouvant, au point de réparer des choses dans notre relation qui avait pu être conflictuelle. C’était très beau.
Mélodie Braka : Vous pouvez nous expliquer un peu plus le numéro pour celles et ceux qui n’ont pas eu la chance de le voir en vrai ?
Billi Bellegarde : Bien sûr ! C’est un numéro où je pars d’une chanson a cappella d’Elvis que j’adore, « Can’t Help Falling in Love ». Je la chante comme ça, en expliquant que c’est la première chanson que j’ai chantée à ma prof de chant quand je suis arrivée à Paris pour prendre des cours pour la première fois, quand elle m’a demandé de chanter quelque chose pour entendre ma voix. J’explique ensuite qu’Elvis et moi, on est des transfuges de classe, ça me permet de dire d’où je viens. Je raconte cette ville, Bellegarde, dans laquelle je suis née, mes parents prolos, des gens qui ne sont pas proches de la culture artistique et qui, je pense, ont toujours eu peur de mon envie d’aller dans ce monde-là, parce que c’était l’inconnu pour eux. Je poursuis avec mes rencontres, d’abord Mascare, puis les personnes devenues mes acolytes à la Bouche et celles croisées chez Madame Arthur, tout ce qui a construit un cercle et m’a permis de réaliser mes rêves, au point que j’aime dire que la Bouche est un petit radeau où l’on se réconforte et où l’on rêve ensemble. Tout le numéro parle de ça, avoir un rêve, regarder une étoile et essayer de la saisir, et je finis par « La Quête », une très belle chanson sur le fait de tenter de se réaliser, même si le chemin peut être violent ou douloureux, et qu’il faut y croire quand même.

Mélodie Braka : Est-ce qu’il y a une chanson ou plutôt une artiste chère à votre cœur à qui vous aimez rendre hommage au cabaret ?
Billi Bellegarde : Souvent, quand je la nomme, je dis Céline ( Dion ), parce que c’est une des artistes qui m’a le plus impressionnée dans sa technique. Ça m’émeut énormément, le fait qu’elle soit une acrobate de la voix, comme si j’allais au cirque et que je voyais quelqu’un·e se jeter dans le vide. C’est une des personnes qui m’a le plus marquée dans mes débuts d’enfant Chérie FM, et ça me suivra toute ma vie. J’entendais ces voix et j’avais envie moi aussi d’avoir cette puissance et de donner ça aux gens. Après, dans mon parcours, il y a beaucoup de R’n’B. J’en ai beaucoup écouté avec ma sœur, Lauryn Hill, Mariah Carey, toute cette façon de chanter a été hyper importante. Quand j’ai commencé les cours de chant il y a une dizaine d’années, ma prof, très blues et jazz, m’a fait écouter et chanter beaucoup de standards, ouvrant une porte sur une partie de la chanson que je connaissais moins. J’ai découvert Aretha Franklin et Chet Baker, et je me suis dit « mais c’est magnifique », ce qui a aussi nourri ma manière d’utiliser ma voix.

Mélodie Braka : Est-ce que vous pouvez nous parler justement de votre rapport à la scène ?
Billi Bellegarde : Oui. Je pense qu’il est en process constant. Au départ j’aimais surtout chanter, et petit à petit, grâce à la Bouche et aussi parce que je suis littéraire, j’aime écrire et lire, j’ai développé une forme de cabaret nourrie de tout ça. J’écris des numéros très précis, que j’apprends et que je donne ensuite, chaque mot est décidé, dans un travail très minutieux, puis une fois que je le connais bien, je m’amuse, j’interagis avec le public, avec une part d’improvisation, être au présent, c’est ça le cabaret. Mais j’ai vraiment ce socle d’écriture, je suis assez « control freak », j’ai besoin d’une trame très précise pour me lâcher ensuite. Ça s’est construit petit à petit, j’étais d’abord chanteuse mais aussi conteuse, avec ce goût de raconter des histoires, au point d’emmener le public dans mon parcours, de Bellegarde à la salle de classe jusqu’aux enfers de Monique Wittig. J’ai aussi développé un côté comique, notamment avec des mises en scène de Mascare ou d’Alexis Langlois, en cherchant à faire rire tout en restant dans l’émotion et la vulnérabilité, qui est essentielle pour moi, et en trouvant peu à peu une voix parlée de cabaret, plus aiguë, que je place différemment, de manière instinctive.

Mélodie Braka : Et votre esthétique de scène, elle ressemble à quoi et elle raconte quoi ?
Billi Bellegarde : Ça dépend un peu des spectacles. Pour mon solo Dyke, j’avais très envie de rendre hommage à l’esthétique de la chanteuse traditionnelle. Donc j’étais partie sur la robe noire, l’hommage à Piaf, à Barbara, m’inscrire dans cet héritage-là. Ce sont des chanteuses que j’aime très fort et c’est hyper iconique. C’est une première esthétique que j’aime bien incarner. Après, j’ai l’impression que c’est assez fluide au niveau de ce que je peux interpréter. Là par exemple, à la Bouche, comme je fais ce numéro sur le fait d’être une lesbienne fem, je suis en robe décolletée, moulante, pour rendre hommage à une féminité. Parce que souvent on ne nous voit pas comme lesbiennes quand on est sapées comme ça. Donc c’est comment on peut être lesbienne en ayant plein d’apparences différentes. Je trouve ça assez beau de l’incarner comme ça. Il y a eu aussi un gros coup de cœur quand j’ai rencontré Aymeric Bergada du Cadet, qui avait fait une direction artistique chez Madame Arthur et m’avait proposé un look de lesbiennes des années 20-30, à la Marlène Dietrich. Quand j’ai enfilé le costume trois pièces, ça a été un vrai choc esthétique et émotionnel, j’avais l’impression d’incarner une aïeule, d’aller fumer des clopes et rencontrer des gouines, c’était vraiment fou ! Les cheveux crantés, tout était hyper cohérent, on a fait un bond de 100 ans dans le passé, j’ai adoré ! Et en même temps, avec ces codes plus masculins, je me balade entre plein de choses, j’adore le vinyle aussi, ça peut être très romantique, très lyrique comme très sexy, et je trouve ça assez cool de pouvoir explorer toutes ces facettes.
« la Bouche, c’est pas les murs, c’est nous »
Mélodie Braka : Vous diriez plutôt seule ou collectif ?
Billi Bellegarde : Collectif, ça c’est sûr ! Je fais un solo parce que j’ai envie de raconter mon histoire et que je me dis qu’on a peu la parole d’artistes prolo, lesbiennes, sur le tard. Donc j’ai envie de la raconter. Mais je crois complètement au collectif parce qu’on ne fait rien seul. Sans les rencontres, les amitiés, les amours, c’est moins intéressant. La Bouche, c’est vraiment ça, l’énergie de plusieurs personnes, et pas que les quatre artistes. On a été entourées dès le début. Par exemple Léo, qui a commencé en stage sans savoir faire les lumières, a appris avec nous et fait de la régie aujourd’hui. Ce sont toutes ces personnes qui se greffent au projet qui font que ça existe. Là, notre lieu a fermé, donc on s’est pris une grosse claque. Avoir des murs, c’est précieux, il y avait une forme de maison qu’on avait créée, et sa perte a provoqué une vraie sensation d’effondrement. Et Soa a dit quelque chose d’important : la Bouche, c’est pas les murs, c’est nous. Et ça nous a soudées. On cherche activement un lieu, parce que sans maison c’est compliqué. Et c’est fou parce que le cabaret est très présent à Paris, mais on n’a pas de lieu de création.

Mélodie Braka : Et si on repart de la base, La Bouche, c’est né comment ? Et ça représente quoi pour vous ?
Billi Bellegarde : Avec Mascare, on se connaît depuis 14 ans, on s’est rencontrées à la fac, j’ai ensuite rencontré Soa de Muse chez Madame Arthur, et Grand Soir via un ami commun. On a commencé à travailler ensemble sans vraiment se connaître. Et c’est grâce à Isabelle, la propriétaire du lieu, qu’on a eu l’opportunité de créer la Bouche. On a vidé l’espace, suivi le chantier, fait les travaux nous-mêmes pendant le Covid, sans savoir du tout dans quoi on s’embarquait. Petit à petit, la Bouche est née et a grandi grâce au bouche-à-oreille, on invitait nos ami·es, puis ça s’est rempli jusqu’à être complet en permanence, jusqu’à la fermeture. Pour moi, c’était un endroit où je me sentais libre, où je pouvais être vulnérable, entourée de personnes en qui j’ai confiance, avec beaucoup d’amour, et même si on a des caractères forts, très libertaires, et que ce n’est pas toujours simple, on s’est choisies, on rit beaucoup, on est très heureuses de porter ce projet ensemble, et c’est profondément collectif.

Mélodie Braka : Et vous pouvez nous en dire un peu plus sur Dyke ?
Billi Bellegarde : Oui. Dyke, c’est un spectacle que j’ai coécrit avec Mascare, un piano-voix avec la Mulette, rencontrée chez Madame Arthur. Ça fait environ trois ans que j’écris des textes autour de moi, de mon expérience, de ma famille, de mon lesbianisme, de mon enfance, d’abord par besoin, puis en me disant que ça pourrait devenir quelque chose, jusqu’à ce qu’une amie me dise « pourquoi tu ne les dis pas ? », et que je voie peu à peu un continuum entre l’écriture et la scène. J’ai commencé à structurer ça avec Mascare, qui m’a aidée à construire une trame et à intégrer des chansons, en abordant aussi des sujets plus lourds comme la santé mentale de ma mère ou des agressions sexuelles, c’est elle qui m’a poussée à aller là-dessus, jusqu’à ce voyage où elle m’a dit « finis d’écrire », et en deux jours, j’ai terminé le spectacle avec elle. Ensuite, on l’a créé à la Bouche en avril, puis joué une deuxième date à Fawa dans un espace beaucoup plus grand, où ça fonctionnait aussi, et aujourd’hui c’est un spectacle de cabaret au carrefour de plusieurs formes, chanson, témoignage, humour, stand-up, une vraie chimère.

Mélodie Braka : Le spectacle joue où ?
Billi Bellegarde : Aux Trois Baudets ! Je suis très contente parce que quand j’ai vu la salle, je me suis tout de suite projetée. Il y a une vraie cohérence avec l’histoire du lieu, Piaf y a chanté, c’est un endroit dédié à la musique. Et Pigalle, c’est important pour moi, ce sont mes premiers souvenirs de Paris, mes premiers pas sur scène chez Madame Arthur. Donc c’est beau de venir chanter là.
Retrouvez Billi Bellegarde sur scène
La Bouche
29 et 30 avril, La Flèche d’Or, Paris
12 mai, Théâtre de l’Atelier, Paris
22 mai, Salle Boris Vian – Institut Français, Berlin
27 et 28 mai, La Flèche d’Or, Paris
30 mai, Conservatoire Pierre Barbizet, Marseille
12 et 13 juin, CDNO Centre Dramatique National Orléans
19 juillet, Whole Festival, Berlin
24 au 26 juillet, Palais Galliera, Paris
13 et 14 novembre, Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon
17 au 19 décembre, MC2: Grenoble
Dyke
6 mai (complet)
10 juin
Réserver
Lieu
Aux Trois Baudets
64 Boulevard de Clichy, 75018 Paris
Billetterie Réserver
Suivre Billi Bellegarde La Bouche
Propos recueillis : Mélodie Braka Photographies : Marina Viguier