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« Les forces » de Laura Vazquez : récit de belle fracture

par La redaction
14.11.2025

Romancière malgré elle, Laura Vazquez ? Il y a une forme d’incongruité à effeuiller le deuxième roman (on en espère d’autres !), en prose, de celle advenue avant tout à l’écriture par la poésie, des mots denses et peuplés de squelettes (Le Livre du large et du long, Le Sous-sol, 2023), et consacrée comme telle par le Goncourt de la Poésie, il y a deux ans, pour«l’ensemble» de son œuvre.

Par Valentin Grille

 

Les chocs répétés de cette conscience contre le réel

Les forces mime le rythme d’un flux de conscience, d’une intériorité étalée et glissante ; mais le « je », omniprésent, ne répond à rien, comme disloqué. Seuls comptent les chocs répétés de cette conscience contre le réel, d’où jaillissent des impressions, des bifurcations : « Aucun objet n’a de lien démontrable avec un autre objet, de fait toute conversation n’est qu’un coq-à-l’âne continu ». Les citations multiples de philosophes et artistes n’y changeront rien : la tambouille des choses reste indigeste.

Face à nos lâchetés contemporaines

La narratrice entame une quête initiatique, pour soigner sa « tare », mélancolie poisseuse et déréalisante. Passera dans les mains de Claudie, chamane queer et omnipotente. Toquera aux portes de sectes où les âmes apaisent leurs névroses. Se verra aussi prise à témoin, par un travailleur social épuisé, par les années de soin perdues dans la violence du capital et de nos lâchetés contemporaines.

Une bile plus noire

Les forces flirte avec le pamphlet sociologique, brûle d’une rage anarchiste, et traque l’ombre de son autrice, dont les reflets apparaissent, dans des recoins d’autofiction. Mais elle n’est jamais ici ; et la peur ne se résume jamais à la seule violence de la société. Une bile plus noire, plus sourde, s’écoule au fil du roman, sanctifiée par des mots pesés, scandée par un art du rythme, découpages délicats, de quasi-haïkus aux effusions obsessionnelles. De l’orfèvrerie poétique au service d’un roman atypique.