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15.04.2026 → 19.04.2026

Première Vague : Nathalie Esnée nous parle d’art et de transmission

par Yaël Hirsch
15.04.2026

Présidente du groupe familial Nouvelle Vague Hospitality, Nathalie Esnée est aussi une collectionneuse et une femme de transmission. Elle a transformé le Canopy by Hilton Cannes en hôtel de collectionneurs. Et « Première vague », la vente des premières oeuvres produites est ouverte sur la plateforme ArtMajeur au profit  de La Source Garouste. Rencontre.

Comment est né le concept de l’hôtel de collectionneurs ?

Nathalie Esnée : On ne voulait pas acheter des œuvres d’art dans une galerie et laisser les œuvres figées dans le temps , ce n’était pas le propos, ça ne nous intéressait pas. Ce qui nous intéresse avec les enfants , c’est de promouvoir une scène artistique. J’ai eu de la chance , une synchronicité avec Haily Grenet , notre curatrice ; elle s’occupait d’une foire vidéo très importante qui a été interrompue . A ce même moment, Nicolas , mon fils aîné qui a repris les rênes de la société souhaitait rénover l’hôtel . Il a fallu construire le storytelling: un hôtel de collectionneurs. Haily a organisé l’´appel à concours pour les artistes et leur recrutement , voter un un jury confirmé pour les 10 meilleurs candidats , produire leurs œuvres.

Il y a des œuvres dans chaque chambre ?

N.E. : oui , il y a entre 5 et 6 œuvres dans chaque chambre. Chaque artiste a produit dix chambres. On a donné une dotation de 10 000 euros par artiste et on a produit les œuvres à notre charge, notamment l’encadrement, la fabrication, l’impression. Pour chacun, nous avons pris en charge toute la production.

Et vous gardez une chambre mémoire  ?

N.E. : Exactement et nous avons aussi demandé aux artistes de s’engager auprès de nous en donnant une chambre à une association philanthropique. Il s’agit de La Source, qui est aussi axée sur la transmission, la culture . Et puis nous redonnons 80 % des productions aux artistes. Les œuvres leur appartiennent ensuite pleinement.

Ce sont des artistes « émergents » ?

N.E. : Oui, notre premier comité artistique, réunissant Paula Aisemberg (Fondation Emerige), Numa Hambursin (MO.CO. Montpellier Contemporain), le designer Ramy Fischler et un collectionneur. Pour la première édition nous avions reçu une centaine de candidats , pour la seconde nous avons reçu plus de 400 signatures. Parmi les artistes de la première saison, Nazanin Pouyandeh vient d’entrer chez Templon, Émile Degorce-Dumas est représenté Suzanne Tarasieve et par exemple et Jennifer Douzenel travaille aujourd’hui a un oeuvre qui accueillera les voyageurs à l’arrivée du métro à l’aérogare de Paris Charles de Gaulle et Josefa Ntjam était exposée à Venise en off chez Louis Vuitton et est sélectionnée pour le prochain prix Marcel Duchamp.

Les artistes ont carte blanche ?

NE: Oui, Il y a évidemment des contraintes techniques et de sécurité. Mais sinon, ils sont totalement libres.

Etes-vous vous-même collectionneuse ?

NE: Je suis une collectionneuse frustrée. J’ai longtemps collectionné via le mécénat classique. Mais ici, c’est du mécénat pur. Et cela compte beaucoup pour moi, notamment dans la transmission à mes enfants : montrer qu’un entrepreneur a aussi un rôle social, qu’il faut savoir donner. Ce n’est pas toujours évident au départ, mais je crois profondément à cette logique de partage. Et finalement, on reçoit aussi énormément en retour.

La vente caritative de la première saison de Nouvelle Vague, Première Vague, est ouverte jusqu’à dimanche sur ArtMajeur,une marketplace internationale art & tech , au profit de La Source Garouste, fondée par les artistes Elisabeth et Gérard Garouste, présidée par Colette Barbier, qui accompagne depuis de nombreuses années des jeunes en difficulté sociale ou éducative

visuel : Mathilde Denize, Set up for future exhibition. Crédit : H.Lagarde