Arrêtés et détenus depuis le 27 juillet 2026 au Togo, Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, les deux réalisateurs français, ont été remis en liberté provisoire le 1er septembre. Ils sont désormais autorisés à quitter le territoire togolais, après plus d’un mois de détention. Leur libération met fin à une longue période d’incertitude, mais pas à la procédure judiciaire qui les vise toujours.
Les deux Français, accompagnés de leur fixeur togolais Fred Vedomey, se trouvaient dans le nord du Togo pour le tournage d’un épisode de « Les Routes de l’impossible », série documentaire diffusée sur France 5. Ils ont été interpellés le 27 juillet, avant d’être placés en détention provisoire à Lomé le 17 août.
Ils sont poursuivis pour « fausses déclaration » liées à leurs visas. La justice togolaise évoque également des « indices graves » à leur encontre et leur reproche l’utilisation d’un drone dans une zone considérée sensible.
Leur avocat et leur société de production contestent ces accusations. Ils affirment que le tournage bénéficiait d’une autorisation délivrée le 19 juin par le ministère togolais du Tourisme, de la Culture et des Arts.
« Les réalisateurs français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani et leur collaborateur togolais Fred Vedomey ont été remis en liberté provisoire mardi 1er septembre 2026 », annonce le média francophone Afrik.com.
Les trois hommes sont désormais autorisés à quitter le pays. Une décision qui constitue une issue favorable après plus d’un mois de détention, mais qui n’assure pas que la justice togolaise abandonne les poursuites. L’information judiciaire se poursuit et les trois protagonistes restent concernés par la procédure.
Cette affaire intervient alors que les relations entre Paris et Lomé sont déjà fragilisées. Depuis juin 2025, RFI et France 24 sont suspendues au Togo, les autorités leur reproche notamment des manquements à l’impartialité et à la vérification des faits.
L’arrestation des deux réalisateurs avait donc ajouté une nouvelle tension aux relations entre les deux pays. Les autorités togolaises défendent une affaire judiciaire liée aux conditions de leur tournage, tandis que leurs avocats et leur société de production contestent les faits qui leur sont reprochés.
Leur remise en liberté constitue alors « un grand soulagement pour leurs proches » et la France indique le ministère français des Affaires étrangères, qui s’était « pleinement mobilisé » pour obtenir leur libération. Pour autant cette libération laisse derrière elle plusieurs questions relatives à la procédure judiciaire.
Après avoir été détenus plus de cinq semaines, Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani peuvent donc quitter le Togo. Leur liberté est acquise mais leur affaire reste en suspens.
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