Né en Israël, à Beer-Sheva, il arrive en France à l’âge de 9 ans avec sa famille. Détenant alors la double nationalité franco-israélienne, il décide de faire de sa vie un combat pour la paix au Moyen-Orient. Il va jusqu’à se faire offrir, en 2011, le passeport palestinien des mains de Mahmoud Abbas, réalisant une promesse faite par Yasser Arafat. Ofer Bronchtein est prêt à tout, jusqu’à faire 15 jours de prison à son retour en Israël, après avoir rencontré Mahmoud Abbas, alors représentant de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) en Espagne. Mais cela ne l’arrête pas dans son combat. En 1993, il devient le conseiller d’Yitzhak Rabin, premier ministre israélien, pendant les accords d’Oslo, et fera même partie de la délégation qui se rendra à Washington pour la signature.
En 2002, en collaboration avec le Palestinien Anis Al-Qaq, il va fonder le Forum international pour la paix, dont l’objectif est de promouvoir le dialogue entre Israéliens et Palestiniens, Européens et Méditerranéens, et de mettre en place des projets de développement culturel, économique et social.
Ofer Bronchteina a aussi joué un rôle majeur dans la reconnaissance de l’État de Palestine par la France. Depuis 2020, il était l’oreille d’Emmanuel Macron en allant sur le terrain, l’accompagnait en Israël. Car Ofer Bronchtein était peut-être l’un des derniers à croire encore en la solution des deux États pour une paix durable.
« Avec lui s’éteint une voix humaniste qui portait l’espérance de la paix et donnait toutes ses forces pour la faire advenir », déclarait ce lundi l’Élysée, dans un communiqué.
Les obsèques auront lieu ce mercredi, au cimetière du Père-Lachaise, à Paris, où il a vécu une grande partie de sa vie.
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