En plus de couvrir la programmation du In, l’équipe de Cult se prépare à vous faire suivre au plus près le Festival Off d’Avignon avec dans ses bagages des éventails, des gourdes, des tenues légères et chic…mais aussi, et surtout, ses attentes, ses curiosités…Quelques recommandations a priori donc, dans l’espoir de partager avec vous des moments Cult !
Alors que des agriculteurs s’apprêtent à brûler la maquette d’une ville menaçant leurs terres, l’architecte du projet est rattrapée par un souvenir douloureux : le combat de sa mère contre une expulsion. Cette fiction documentée de Charlotte Lagrange explore les mécanismes des expulsions et des résistances, de l’exode rural à la gentrification. Une polyphonie féminine transgénérationnelle tisse ces histoires sous la lumière inquiétante d’une lune rouge. Le texte fait ainsi resurgir les luttes passées et présentes pour habiter le monde
La Drag Queen Ivresse, qui officie, entre autres, au Tango à Paris, nous livre les secrets de ses nuits. Un cabaret haut en couleurs et fort en gueule à l’image de son interprète et où chansons françaises, musique électro, projections vidéos dialoguent pour dire un parcours, une carrière, une vie…
Fin du XIXe siècle, au temps du commerce de l’ivoire, Marlow remonte le fleuve Congo à la recherche de Kurtz, un agent colonial disparu. Au XXIe siècle, à la tombée de la nuit, en pleine nature, un homme fait revivre le récit halluciné de Joseph Conrad et entraîne les spectateurs dans cette remontée du fleuve. « Cœur des Ténèbres » devient ainsi une immersion dans la voracité coloniale et la violence sans limites. Le metteur en scène poursuite sa réflexion profonde sur la force poétique des textes non théâtraux et nous invite à une quête intime.
David Gauchard poursuit son passionnant travail documentaire. Avec sa collaboratrice Emmanuelle Hiron, il signe un nouvel opus sur le métier de chanteuse lyrique, porté par la soprano Jeanne Crousaud. Un métier collectif et solitaire, grisant et éreintant, glorieux et précaire, qui fascine par son exigence technique et artistique. Ni récital ni conférence, ce seule en scène, nourri d’une douzaine d’entretiens avec des artistes lyriques, offre un voyage au plus près des chanteuses d’opéra, créé à l’Opéra de Rennes.
Julien Dubuc adapte le chef d’oeuvre du poète symboliste dans un dispositif de casques de réalité virtuelle. Grâce à ce dispositif, ils sont plongés dans un univers brut et poétique. Une manière inédite de plonger au coeur de ce poème dramatique où douze aveugles sont perdus dans la forêt et échangent sur la peur, l’espoir…
Bang Bang est une épreuve. Entre marelle et prouesse athlétique, deux interprètes répètent sauts et motifs rythmiques, dans une concentration et un engagement physique extrêmes. Sous cette rigueur millimétrée transparaissent peu à peu la combativité, la résistance, mais aussi les failles de l’humain. À deux, l’épreuve se traverse à présent accompagné, en conjuguant forces et faiblesses. En 50 minutes d’effort partagé, l’identité des interprètes se dissout : continuer de sauter devient absurde, poétique et politique.
Jeanne Lazar fait entendre la voix de Tim, témoin des années 80 et 90, du Palace, de la découverte de la House Music et l’arrivée du Sida. « Tim est pour nous un modèle d’amour », une promesse d’un spectacle sensible sur l’amour, la passion et la perte. La passion c’est pas tellement passionnel, c’est passionnant.
Au crépuscule de sa vie, Ivresse, Drag Queen à la carrière folle, refuse catégoriquement d’écrire ses mémoires. Il n’y a que les stars mortes qui écrivent leurs mémoires.
La croit-on déjà démodée ? Ecrire ses mémoires ? Et puis quoi encore ! Lui coller une date de péremption ?
Il lui reste tant de choses à vivre, tant de choses à raconter !
l y a trente ans, Michael De Cock a vu une affiche qui représentait un petit garçon avec une flûte et une question à côté qui n’a cessé de le hanter depuis. L’art peut-il sauver le monde ? Et comment ?
Dans sa quête de réponse à cette question, De Cock vous emmène en voyage sur des chemins et des routes inattendus. De Tomorrowland aux coulisses du KVS, du Louvre jusqu’à l’autre bout du monde
Un spectacle autour d’une question passionnante : « c’est quoi la virilité ? » Un spectacle où se mêlent autofiction, paroles d’inconnus et poésie « de bonhomme ». Et puis une créature surgit. Une réflexion sensible, drôle et forcément poétique à l’heure de la montée des masculinistes.
Noémie de Lattre s’intéresse cette fois au couple, à l’amour, au sexe… sujets à la fois intimes et universels, qu’elle aborde par le prisme post MeToo. Un spectacle où l’on s’attend à une parole aussi forte que sensible aussi informée que drôle, en un mot nécessaire.