Le projet de relance du festival de la BD d’Angoulême intervient après plusieurs mois de tensions autour de la gestion du festival. Un nouvel organisateur vient d’être annoncé, mais fait déjà l’objet de contestations de la part des anciens organisateurs.
Le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême s’apprête à faire son retour après l’annulation de son édition 2026. Les collectivités locales ont en effet choisi de confier l’organisation au groupe Morgane, avec pour objectif la relance du festival en 2027.
Déjà bien implanté dans le paysage culturel français, le groupe Morgane organise notamment les Francofolies de La Rochelle et le Printemps de Bourges. Son arrivée à la tête du festival vise à s’appuyer sur une structure expérimentée, afin de redonner de la stabilité à un événement qui a été largement fragilisé ces derniers mois.
Le festival a effectivement traversé une crise importante, marquée par des tensions internes, des critiques sur sa gestion et une perte de confiance des auteurs et des éditeurs. En confiant la gestion à un nouveau groupe, l’enjeu est de repartir sur de nouvelles bases plus solides et de rassembler à nouveau les professionnels du secteur.
Cependant, la situation reste tendue, puisque les anciens organisateurs, l’association du FIBD et la société 9emeArt+, contestent cette décision. Selon un communiqué de presse du 21 avril, une action en justice a été engagée contre le groupe Morgane, qu’ils accusent de concurrence déloyale. L’audience, initialement prévue le 15 avril, a été reportée au 20 mai.
Si la reprise pour 2027 est bien annoncée, cette procédure pourrait encore compliquer les choses. L’avenir du festival dépend donc autant de cette décision de justice que de la capacité des nouveaux organisateurs à restaurer la confiance et à relancer durablement l’événement.
Visuel : © Par Selbymay — Travail personnelEspace Franquin Exposition Hermann, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=56322266