Poursuivant leur travail de réédition de la saga des Cités obscures, Casterman publie dans une belle édition le premier tome, Les Murailles de Samaris.
Au départ, tout est brumeux. Franz, citoyen de la ville de Xhystos, est envoyé à Samaris pour découvrir ce qu’il s’y passe. Des rumeurs courent, des bruits persistent, mais rien de concret. Après un long voyage l’obligeant à prendre différents moyens de transport, Franz finit par arriver à Samaris, une ville aux murailles gigantesques. Les habitants semblent comploter, et on cache des choses à Franz, malgré toute sa bonne volonté d’enquêteur. Errant de ruelles en places, Franz ne retrouve aucune trace des précédents hérauts envoyés par Xhystos. Au détour d’une de ses lectures, Franz découvre que « Samaris devait, pour survivre, renouveler fréquemment son apparence, captant la forme des voyageurs qu’elle avait attirés ».
Après la parution de La Théorie du grain de sable, le chantier de réédition de la passionnante saga des Cités obscures se poursuit avec cet album qui inaugura la série à sa parution en 1984. Les Murailles de Samaris éblouit par la beauté de ses dessins aux lignes claires et précises signés François Schuiten. Il y a là un grand amour pour l’architecture, à la croisée de la fantasy et de la science-fiction. Le récit onirique peut en revanche, lui, déstabiliser. Le rythme est lent, comme la vie qui s’écoule à Samaris. Cette édition en grand format se voit augmentée de quatre fragments d’une histoire qui n’a jamais vu le jour, Les Mystères de Pâhry.
Les Murailles de Samaris, François SCHUITEN (dessin) et Benoît PEETERS (scénario), Casterman, 96 pages, 25 euros
Visuel : Couverture de l’album