« A quoi bon des poètes en temps de détresse ? ». Heidegger citait le poète Hölderlin dans sa conférence de 1959 pour interroger ce qui donnait du sens dans un monde plongé dans les ténèbres. Risquer le langage en créant du nouveau avec les mots, c’est risquer peut-être encore plus que sa vie, suggérait-il.
Ce n’est donc pas un hasard si, ce printemps, nous entrions dans l’Arsenal sous l’égide d’un poème pour la Biennale de Venise et si nous vous proposions une cartographie des nouveaux lieux de la poésie à Paris, où la RATP continue de remettre son fameux prix et à l’afficher. Cet été, entre Gildaa aux Arènes de Lutèce, Léonie Pernet à Paris l’été et Babi Badalov à l’Espace Niemeyer, en texte et en musique, Paris demeure poétique.
À Avignon, la poésie est partout : dans les corps mis en scène par Carolina Bianchi, dans les mots de Lautréamont chez Julien Gosselin, Chez Mathilde Monnier et Lucie Antunes qui citent Laura Vasquez et aussi au OFF, notamment au Théâtre des Halles où l’on peut rencontrer François Cervantes et Claude Mckay. Reste à analyser comment Christopher Nolan adapte à l’écran les vers de l’Odyssée pour commencer un long voyage.
Nous vous souhaitons un beau week-end rempli de sens, de beauté et donc de poésie,
Yaël et Amélie