« Le miracle d’Heliane » a été composé par Erich Korngold et créé à Hambourg en 1927. Mais cette œuvre post-wagnérienne au style expressionniste flamboyant, est ensuite tombée dans l’oubli comme d’ailleurs son auteur. Ce n’est que depuis une trentaine d’années que l’on redécouvre ces chefs-d’œuvre centenaires disparus. La France manquait encore au rendez-vous concernant cet étrange et envoûtant « Miracle ». L’Opéra National du Rhin a relevé le gant, nous présentant une très brillante interprétation.
Tous ceux qui découvrent l’œuvre du compositeur autrichien se posent inévitablement la question et les réponses sont multiples. Petit génie de la composition dès son plus jeune âge, et évoluant dans un milieu de musiciens à Vienne, Erich Wolfgang Korngold est né à Brno (Brünn à l’époque) en 1897, dans une famille juive, a grandi à Vienne et est mort à Hollywood en 1947. Ces simples rappels sont tout autant de symboles d’une vie qui prend naissance dans l’empire austro-hongrois, bouleversé par la Première Guerre mondiale, et qui se termine dans le milieu florissant du cinéma, résultat d’un long exil imposé par la terreur nazie jusqu’en Autriche à la suite de l’Anschluss.
Pourtant en 1925, Korngold est le compositeur le plus joué après Richard Strauss dans les pays germanophones !
Les amateurs d’opéras rares ont (re)découvert d’abord « Die Tote Stadt » (1920) grâce à sa création française en 1982 au Théâtre des Champs-Élysées, chef d’œuvre du post-romantisme, remis en lumière dans les années 70 en Allemagne.
Die Tote Stadt (la Ville morte) a été écrite par un jeune compositeur de 23 ans qui connut aussitôt le succès. Comme pour Das Wunder der Heliane quelques années plus tard, Korngold marie plusieurs styles passant d’un expressionnisme exacerbé par une orchestration très complexe à des formes symboliques presque impressionnistes dans les moments d’exaltation lyrique et amoureuse.
L’auditeur aura parfois l’impression de se retrouver dans l’atmosphère surchauffée de Die Frau Ohne Schatten de Strauss (1917), puis pensera irrésistiblement aux plus belles pages de Pelléas et Mélisande de Debussy (1898) et parfois même au rare Guercoeur de Magnard (1904), récemment (re)créé à Strasbourg, pour convenir à l’issue d’une partition magistrale, que Korngold était l’une de ces têtes chercheuses du début du siècle dernier dont le nazisme a brutalement éteint la flamme en interdisant leurs œuvres puis en les contraignant à fuir ou à mourir.
Parmi ces musiciens interdits ou empêchés d’exercer leurs professions, parce que juifs, on citera, outre Korngold, Alexandre Zemlinsky (dont Korngold sera brièvement l’élève), Walter Braunfels ou encore Franz Schreker, dont nombre d’œuvres restent encore à redécouvrir notamment en France.

Lors de la création à Hambourg puis à Vienne de Das Wunder der Heliane, Korngold ne rencontre pas le même succès que pour sa Ville morte. En effet, les thèmes qu’il choisit sont alors considérés comme surannés, trop religieux et on s’accorde à considérer que Korngold est également victime de querelles entre critiques viennois.
Ce relatif échec le conduira d’ailleurs à se lancer dans la composition cinématographique, en collaboration avec le metteur en scène Max Reinhart pour la représentation de Die Fledermaus à Berlin, puis celle du Songe d’une nuit d’été pour l’adaptation de la musique de Mendelssohn au film réalisé alors à Hollywood, Reinhart s’étant exilé dès 1933 fuyant le nazisme.
Contraint finalement face au danger de rester à Hollywood après divers allers et retour en Europe, Korngold poursuit une carrière fructueuse consacrée essentiellement à la musique de film, parmi lesquelles on citera le célèbre Robin Hood de Michael Curtiz avec Errol Flynn (1938). Quand il voudra revenir après la guerre à Vienne, pour renouer avec l’opéra, il constatera que son nom a été oublié dans l’enfer exterminateur des cultures des années 30 et qu’il sera devenu pour paraphraser le titre de l’œuvre célèbre de Zweig, un homme du « monde d’hier ».
Face à l’histoire douloureuse de cette musique interdite, jugée dégénérée par le IIIème Reich (entartete Musik), on saluera les belles réhabilitations en cours en Allemagne, Autriche, aux Pays-Bas et, désormais, en France pour redonner leurs lettres de noblesse à cette période foisonnante et passionnante où la musique évoluait sous les influences diverses de quelques génies.
Si Korngold, à l’instar de Mahler, Strauss ou Bruckner, n’adopte pas le style atonal de Schönberg, il n’en reste pas moins que de nombreuses discordances volontaires dans les passages les plus expressionnistes de sa musique, évoquent cette évolution qui s’appuie à la fois sur la puissance du wagnérisme et de ses leitmotivs et sur l’audace des innovations quant à la sonorité (puissance des cuivres et des percussions) et quant à la tonalité (gammes avec écart d’un ton entre toutes les notes).
Une chose est sûre : il est urgent de redécouvrir l’œuvre « classique » de Korngold et l’on ne peut que remercier (et féliciter) l’Opéra National du Rhin d’avoir, pour la deuxième fois – après avoir accueilli la création française scénique de La Ville Morte en 2001 -, contribué de manière importante à la défense de ce patrimoine d’une grande richesse témoin du foisonnement culturel d’alors.
L’ONR avait également assuré la création française de l’œuvre majeure d’un autre compositeur oublié, en mettant en scène pour la première fois en France en 2022, Die Vogel (Les Oiseaux) de Walter Braunfels (Munich, 1920), tandis qu’un autre de nos opéras nationaux de région avait de son côté créé, toujours en 2022, l’Irrelohe de Franz Schreker (1924). On peut légitimement s’interroger sur les manquements des plus grandes maisons, dont en premier lieu l’Opéra de Paris, quant à ces nécessaires découvertes, ce, d’autant plus que ce sont des œuvres qui exigent des orchestres immenses que nos théâtres de région n’ont pas toujours les moyens d’accueillir en fosse.
En effet la musique, d’une grande richesse, nécessite un gros orchestre de 100 pupitres, avec plusieurs claviers, un célesta, de très nombreuses percussions et des voix hors normes à la « Frosch », ce qui ne rend pas toujours aisée sa représentation.
Comme le Frau Ohne Schatten récent de l’Opéra de Lyon, ce Miracle d’Héliane a donc été créé avec un orchestre un peu réduit par rapport à la partition originale qui prévoyait, en particulier, pas moins de cinq claviers.
France Musique a souligné l’importance de cet événement en lui consacrant une émission et à cette occasion Alain Perroux, directeur général de l’Opéra national du Rhin, soulignait « C’est une œuvre postérieure à La Ville morte, plus ample encore dans son lyrisme, dans sa générosité orchestrale et vocale ».
Il faut donc des moyens exceptionnels et la représentation d’hier a prouvé qu’une fois de plus, l’Opéra du Rhin sait mettre les petits plats dans les grands quand il le faut.
Hans Müller-Einigen (1882-1950) établit le livret du quatrième opéra de Korngold, à partir d’une pièce inédite, un mistère, Die Heilige (La sainte) de Hans Kaltneker, auteur dramatique allemand décédé à 24 ans ; Müller avait déjà signé le livret du deuxième, Violanta (1916).
Müller reste fidèle à la pièce pour l’essentiel, ajoutant quelques personnages secondaires, mais la fameuse trame qui associe les croyances chrétiennes au rejet de la chasteté jugée égoïste en quelque sorte, seraient bien du cru de Kaltneker qui proclamait dans une autre de ses œuvres « L’âme déborde dans le sang de l’homme, l’immortalité dans sa semence !». L’époque est profondément marquée par la domination de Wagner et de sa propre vision du monde, notamment celle de l’amour parfait entre un frère et une sœur, jumeaux, engendrant le sauveur et faisant fi des conventions pour exalter ce qu’il considérait comme l’idéal absolu.
Le miracle d’Héliane raconte l’histoire d’une sorte de prophète nommé l’Étranger, condamné à mort dans un royaume situé à une période indéterminée, mais où règne le pouvoir absolu d’un roi, cruel, le Souverain, qui craint avant tout le bonheur de son peuple et se fait détester de tous y compris de sa femme Héliane. Pour conquérir cette dernière, il accepte de la laisser rencontrer le mort en sursis pour sa dernière nuit. Ils vont tomber amoureux l’un de l’autre alors qu’il lui apprend la bonté et l’amour et la convainc de se dénuder sans pour autant aller au-delà du simple désir spirituel. Elle part prier pour le salut de l’Étranger tandis que le Souverain lui rend à nouveau visite. À son retour elle est prise en faute et doit être jugée ce qui sera l’objet de l’acte 2. L’histoire prend un tour particulièrement complexe puisque les Juges au nombre de 6 dont un Aveugle, sont censés juger une reine accusée d’adultère alors que le roi lui-même la menace directement d’un coup de poignard si elle ne réussit pas le miracle de ressusciter après son exécution, l’Étranger devant lequel elle s’est mise nue. Ce dernier s’empare de l’arme pour se suicider. La foule s’amasse à l’acte 3 pour assister à la possible renaissance du mort, le Souverain tente en vain d’obtenir d’Heliane qu’elle se donne enfin à lui, elle proclame sa liberté malgré la menace du bûcher. Comme vous l’aurez deviné, l’Étranger ressuscite miraculeusement et brise le pouvoir du Souverain, Héliane se jette dans ses bras et tels deux anges, ils s’élèvent ensemble dans le ciel.
Si le livret n’est pas exempt de termes un tantinet grandiloquents, si l’histoire est finalement assez alambiquée et le fil dramatique pas toujours aisé à suivre, le thème principal de la rédemption et de l’amour transcendantal fusionnel malgré la transgression, ne manque pas d’intérêt philosophique. Et Korngold en a donné une illustration musicale tellement excitante que l’on ne peut que souscrire à la beauté globale de l’œuvre.
Sa philosophie est d’ailleurs brillamment exposée par Héliane « Bienheureux ceux qui aiment. Ceux qui ont aimé ne mourront pas. Et ceux qui sont morts par amour ressusciteront ». Héliane elle-même, la sainte, est le symbole du sacré, du retour à la nudité originelle d’Adam et Ève, elle incarne la rédemption universelle.
Le miracle d’Héliane ne manque pas d’audace dans sa conception, au-delà même de la musique, et l’on peut mettre en rapport ses visions surnaturelles du bonheur avec celles du film Metropolis de Fritz Lang, sorti la même année à Berlin.
Jakob Peters-Messer (avec Guido Petzold pour les décors spectaculaires et Tanja Liebermann pour les costumes), nous propose une scénographie qui se révèle intelligemment évolutive pour épouser étroitement le point de vue du compositeur dont l’œuvre va en s’amplifiant au fur et à mesure que le drame se noue.

L’acte 1 met face à face les personnages principaux dans un lieu dépouillé, éclairé d’une vive lumière blanche comme le sont les prisons modernes où il est interdit de dormir. L’Étranger, fauteur de troubles parce qu’il a défendu le bonheur et la joie, purge sa peine, allongé sur un lit dans un environnement spartiate.
En même temps le spectateur est intrigué par l’enveloppe brillante et métallique qui forme un arrondi au-dessus de lui, décor que l’on gardera dans deux actes suivants et dont le ciel se fendra en une croix scintillante au final lors de la « résurrection » de l’Étranger, au moment précis où choeurs et orchestres nous offrent une sorte d’ensemble musical apocalyptique.
La période étant indéterminée, Jakob Peters-Messer se situe dans un futur tout aussi indéterminé. Les costumes semblent ainsi venir de différentes histoires, symbolisant le rôle de chaque personnage, l’Etranger ressemble à Luke Skywalker de. la saga Star Wars, le Souverain évoque un peu l’austérité des héros de Star Trek, la longue robe de Heliane devient courte et élégante combinaison quand elle se met nue, la foule est bigarrées et reflète la diversité du Royaume mystérieux.
Les changements de décor impactent surtout le mobilier – rangées de chaises orange et table de conférence pour l’acte 2, celui du jugement, puis retour à la simplicité, mais omniprésence de la foule à l’acte 3.
L’éclairage, orangé puis verdâtre, rend compte lui aussi des évolutions des situations.

Cette mise en scène limpide se double d’une très belle direction d’acteur très bien servie par la distribution proposée par l’Opéra.
L’ensemble de la représentation est accompagné par les mouvements gracieux de la danseuse en gris souris, Nicole van den Berg qui incarne l’Ange sur sa propre chorégraphie, tout en se fondant harmonieusement dans les mouvements de scène des protagonistes, elle marque par ses évolutions l’omniprésence du surnaturel dans l’opéra de Korngold. L’ensemble adopte des teintes argentées, brillantes ou ternes, où la dominante grise de son justaucorps réalise une fusion parfaite avec le décor, à tel point qu’elle semble disparaître quand elle s’immobilise.

Dans le rôle-titre, la belle soprano franco-allemande Camille Schnoor, qui fut notamment l’une des filles-fleurs de la production de Parsifal à Bayreuth en 2023, s’investit pleinement, donnant de la reine amoureuse, une incarnation vivante, sensible, intelligente et vocalement irréprochable.
Digne des performances exigées de l’impératrice de Frosch, le rôle d’Héliane, outre sa longueur, comporte de très importants passages lyriques, où la douceur et la naissance de l’amour chez cette femme courtisée par un homme détestable, doivent alterner avec la colère, le rejet, la haine même qu’elle éprouve à l’égard de son bourreau tandis que tout son être se donne peu à peu à la bonté d’un étrange étranger. Et dès ses premières paroles à la scène 4 alors qu’elle arrive dans la geôle visiter le prisonnier, remplie de bons sentiments, son « Habt Frieden in der Seele » (paix à ton âme) sonne avec la distinction d’une reine et la curiosité de la femme rencontrant un être séduisant.

Cette subtilité dans les nuances et les diverses couleurs données à un chant irréprochable qui passe sans problème la luxuriance de l’orchestre sont profondément attachantes et l’on épouse littéralement les sentiments complexes de cette femme indépendante qui accepte une sorte d’étrange réconciliation entre l’Agapé et l’Eros dans cette définition fusionnelle de l’œuvre où elle se met nue et éprouve de fait une folle passion brutale, un coup de foudre, sans pour autant se livrer à l’amour physique.
Un sommet d’émotions est atteint avec son interprétation du grand air le plus célèbre d’Heliane à l’acte 2, le « Ich ging zu him der morgen sterben sollt/Der Abend neigte sich–da ging ich hin. » (Je suis allée voir celui qui devait mourir le lendemain. La soirée touchait à sa fin, tandis que je suis allée le voir).
S’en suit la fameuse litanie où elle décrit elle-même comment elle lui a progressivement dévoilé ses charmes à sa demande, pour finir par l’incroyable « Er warf sich hin, erflehend meinen Leib,Da löst ich das Gewand von mir und stand,Wie mich mein Gott erschaffen, vor ihm: nackt. Ich war sein in Gedanken…ja, ich war’s! » (Il se jeta à terre, implorant de voir mon corps/Alors j’ôtai mon vêtement et me tins debout, telle que mon Dieu m’avait créée, devant lui : nue./Je lui appartenais par la pensée… oui, je lui appartenais !). Camille Schnoor incarne merveilleusement par la beauté de son chant, ce merveilleux gage d’amour.
Et son lumineux « steh auf, steh auf » (lève-toi) suppliant l’Étranger de se réveiller qui se termine par un déchirant « Küsse mich, küsse mich, ich liebe dich » (embrasse-moi, je t’aime), traverse la salle avec l’intensité d’une authentique passion tandis que l’orchestre se déchaine.
Le personnage totalitaire et très négatif du Souverain est interprété par le baryton Josef Wagner que nous avons eu plusieurs fois l’occasion d’apprécier, notamment dans cette salle où il incarnait Telramund dans Lohengrin. Il connait bien le rôle pour l’avoir interprété dans l’unique enregistrement vidéo existante de l’œuvre réalisé à l’occasion des représentations données au Deutsche Oper de Berlin en 2019. Le personnage, d’une noirceur abyssale que rien ne sauve, l’oblige à se lancer un véritable défi pour exprimer tout au long de l’œuvre, cette haine, cette soif de domination, ce totalitarisme exacerbé, cette frustration d’impuissance et cette cruauté qui sourdent de chacune de ses paroles. Et l’on ne peut qu’applaudir à l’exploit tant il parvient à dominer son sujet et à nous livrer une prestation puissante et homogène, complétant sa prestation vocale qu’on sent parfois difficile (mais réussie !) par un engagement scénique très crédible.

L’Étranger, l’ange venu d’ailleurs, le prophète étrange, cette figure allégorique par qui le scandale arrive, c’est le ténor américain Ric Furman, un habitué de Wagner, interprète de Siegmund et de Tristan, dont la voix sans doute moins large et puissante que celle d’un Schager ou des plus remarquables heldenténors, possède beaucoup de couleurs très séduisantes donnant au personnage une infinité de nuances durant une prestation attachante, irréprochable sur le plan de la diction, et dotée d’une projection suffisante pour passer l’orchestre de Korngold, en tous cas dans les conditions de l’Opéra du Rhin.
Le charme de son jeu et l’élégance de sa silhouette sont autant d’atouts pour rendre particulièrement crédible le coup de foudre d’Heliane et leur amour pur et fusionnel nous conduit au bord de l’extase lors d’un final musicalement foisonnant.
On soulignera également parmi les rôles plus secondaires, mais dotés malgré tout d’interventions consistantes, les très belles compositions de la mezzo-soprano estonienne Kai Rüütel-Pajula en Messagère – belle voix lumineuse, projection impressionnante, et du remarquable ténor « maison » italien (il appartient à l’opéra studio), Massimo Frigato en Jeune Homme et du ténor irlandais Paul McNamara campant un Juge aveugle très sonore et très décidé (il est par ailleurs le directeur artistique de l’opéra d’Amsterdam !).
Un peu plus inégal surtout vers la fin, Le Geôlier du baryton-basse Damien Pass, manque un peu de projection, parfois couvert par l’orchestre, mais tenant bon malgré tout dans son bel air du final.
Le directeur musical, Robert Houssart, est un habitué du répertoire contemporain qu’il défend avec force tout comme des œuvres de Strauss ou Wagner auxquelles l’expérience de Korngold s’apparente. On lui reprochera peut-être un peu de sécheresse dans la battue, voire des contrastes insuffisamment mis en valeur notamment dans l’acte 1, le plus lyrique, mais l’ensemble est de très bonne tenue, les intermèdes orchestraux sont particulièrement réussis, l’orchestre et les chœurs se sont approprié l’œuvre avec brio et virtuosité.
Outre l’immense plaisir de découvrir un opéra du siècle dernier, on passe une excellente soirée grâce aux qualités de la représentation et à la véritable équipe que forment l’ensemble des artistes longuement ovationnés avec de nombreux rappels enthousiastes pour cette Première très réussie.
Et l’on ne peut que souscrire à cette phrase du directeur de l’ONR, Alain Perroux : « Il y a de vrais trésors oubliés et cela fait partie de notre mission que de les faire connaître, d’entretenir, de revivifier ce qui est un patrimoine commun ».
L’ONR présentera en mars prochain une autre œuvre rare, Le Roi d’Ys de Lalo. Cult y sera !