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13.05.2026 → 21.05.2026

Neuf premiers longs au programme de la 65e Semaine de la Critique

par Yaël Hirsch
14.04.2026

La 65e édition de la Semaine de la Critique se tiendra à Cannes du 13 au 21 mai 2026. Section parallèle fondée en 1962, elle est la plus ancienne du festival et la seule entièrement dédiée aux premiers et deuxièmes longs métrages. Cette année, avec 9 premiers long-métrages sur 11 présentés, la Semaine qui avait révélé et primé Léa Mysius en 2017, cette année en compétition officielle, affirme sa vocation de défricheur de talents.

L’animation en ouverture

A l’heure où elle est aussi célébrée en sélection officielle cannoise, l’animation ouvre pour la première fois la Semaine de la Critique. In Waves, premier long métrage de la réalisatrice franco-vietnamienne Phuong Mai Nguyen, adapte le roman graphique de l’illustrateur américain AJ Dungo, œuvre culte dès sa parution, qui entrelace surf féminin et amours en péril.  Le casting vocal français réunit Lyna Khoudri, Paul Kircher, Rio Vega et Birane Ba.

Voir le monde d’un oeil nouveau

La compétition rassemble des voix venues du Yémen, du Kosovo, de Chine, du Mexique, d’Irlande et d’Espagne et nous propose de voir le monde à travers des héros et des héroïnes souvent adolescent.es.  Avec The Station, Sara Ishaq filme une gérante de station-service dans un village yéménite déchiré par la guerre civile. Dans Dua, Blerta Basholli, déjà primée à Sundance avec Hive, revient sur les séquelles de la guerre du Kosovo des années 1990 par la trajectoire d’une jeune fille de 13 ans. De son côté, la Chinoise Zou Jing propose avec A Girl Unknown d’explorer les conséquences de la politique de l’enfant unique à travers une jeune fille ballottée entre trois familles, de l’enfance à l’adolescence. Zou Jing est familière de la Semaine puisque son premier court métrage Lili toute seule avait remporté le Prix Découverte de la 60e Semaine de la Critique Semaine de la Critique, avant qu’elle ne passe par l’atelier Next Step — ce programme d’accompagnement lancé en 2014 qui invite en décembre les courts-métragistes sélectionnés à Paris pour travailler leur projet de ce premier long.

Dans Seis meses en el edificio rosa con azul, le mexicain Bruno Santamaría Razo revient sur les années 1990 et la crise du sida, à travers les souvenirs d’un jeune garçon confronté à la maladie mystérieuse de son père.  L’Espagnole Aina Clotet propose dans Viva un portrait de femme catalane, et le Franco-Irlandais Alexander Murphy  complète la compétition avec Tin Castle, un documentaire sur une famille vivant au rythme des saisons, dans un mobil-home.

La part belle aux talents francophones

Si la sélection 2026 est résolument internationale, elle réserve une place de choix aux cinéastes français et francophones. L’affiche de cette 65e édition rend d’ailleurs hommage à Kika de la belge Alexe Poukine, notre coup de cœur de la Croisette en 2025, avec son actrice, Manon Clavel, nominée aux César cette année.

En compétition, Marine Atlan directrice de la photographie de L’Engloutie, Nos Cérémonies, Le Ravissement et Les Reines du Drame signe avec  La Gradiva, son premier long métrage. Et elle nous offre un voyage à Pompéi avec un groupe de lycéens et leur professeure de latin. Un film où devrait briller l’actrice Antonia Buresi. Deux séances spéciales françaises complètent le tableau : Du Fioul dans les artères de Pierre Le Gall, comédie dramatique sentimentale sur deux chauffeurs routiers en coup de foudre, incarnés par Alexis Manenti et Julian Świeżewski et La Frappe de Julien Gaspar-Oliveri, drame intime sur un frère et une sœur livrés à eux-mêmes, avec Bastien Bouillon et les révélations Diego Murgia et Romane Fringeli.

En clôture : Félix de Givry et la nuit d’un garçon de 14 ans

Adieu monde cruel est le film de clôture de cette 65e édition. Félix de Givry filme Otto, 14 ans, honteux d’avoir survécu à une tentative de suicide qu’il avait pourtant annoncée dans une lettre à sa famille et ses camarades. Il se cache, hante les rues la nuit, jusqu’à ce qu’une fille de son lycée le reconnaisse. C’est le jeune acteur révélé dans Anatomie d’une chute, Milo Machado-Graner, qui incarne le héros de ce film qui a une narratrice : Françoise Lebrun en narratrice. Un film à l’image du festival qui semble s’être donné pour mission de rajeunir notre regard.

visuel (c) DR