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« Je veux que le public se sente compris » : Sleeping At Last bouleverse Paris

par Agathe Gareau
01.05.2026

De passage à Paris pour sa première tournée européenne, Ryan O’Neal, connu sous le nom de Sleeping At Last, revient sur son rapport à la scène, l’intimité de ses concerts et la place centrale de l’émotion dans sa musique.

Le 25 avril, Sleeping At Last s’est produit pour la toute première fois à Paris, une étape importante dans sa carrière à l’occasion de sa tournée européenne. Dans les coulisses du Trianon, le chanteur nous a confié avoir longtemps privilégié le travail en studio plutôt que la scène : « J’ai réalisé il y a pas mal d’années que ce que j’aimais par-dessus tout, c’était écrire et enregistrer. J’avais volontairement mis les concerts de côté. »

 

Sa décision de finalement partir à la rencontre de ses fans européens a donc profondément touché son public, visiblement très ému. Dans la salle, un silence presque sacré s’installe pendant la performance. Quelques voix s’élèvent timidement, à peine audibles, comme pour ne pas troubler l’instant, tandis que plusieurs spectateurs laissent leurs larmes couler.

 

 

« Je suis surpris par l’intensité de l’écoute des gens, et par le respect qui émane du public. (…) D’un côté, ça me rend très nerveux, et de l’autre, je suis tellement honoré qu’ils m’accordent une telle attention. » déclarait Ryan O’Neal en décrivant les réactions du public sur les premières dates de la tournée.

 

Assez rapidement, le concert prend une dimension très personnelle, puisqu’entre les morceaux, l’artiste raconte leur genèse, leur contexte et ce qu’ils signifient pour lui. Cette prise de parole sincère transforme la soirée, et le concert devient alors un espace de confidences. « Je suis un peu un livre ouvert, j’ai tendance à trop en dire. (…) Pour moi, mes concerts sont comme une forme de thérapie : je suis aussi vulnérable que possible. »

 

« Faire son deuil à voix haute »

 

Avant de monter sur scène, Ryan O’Neal partageait que certaines de ses chansons restent éprouvantes à interpréter en public, notamment Mother. « Je ne la répète jamais, et je ne la joue qu’en concert. C’est étrange de faire son deuil à voix haute, mais ça aide vraiment. Je peux rendre hommage à ma mère, dire aux gens qui elle était et ce qu’elle représentait pour moi. Celle-ci est particulièrement intime et difficile à interpréter, mais c’est une difficulté positive. »

 

 

Pendant cette chanson, le public a d’ailleurs décidé d’allumer les flashs de leurs téléphones, créant une véritable mer de lumières pour accompagner la musique. Un moment fort, qui a profondément touché l’artiste. Ryan O’Neal a en effet observé longuement le public, les larmes aux yeux, tout au long du morceau.

 

« Beaucoup de personnes m’ont confié avoir perdu un parent ou des proches. (…) J’espère que les gens peuvent trouver une certaine guérison dans mes chansons. » a avoué le chanteur. Et pendant le concert, cette idée prend presque vie. Les histoires personnelles semblent se croiser et se répondre, comme si chacun vivait quelque chose d’intime, tout en étant ensemble, grâce à la musique.

 

« Toutes mes chansons ont tendance à basculer, un peu malgré moi, vers quelque chose de triste. Je n’y peux rien. Même quand je suis heureux, j’aime y glisser une petite part de mélancolie. Je pense que cela me permet de mettre ce que j’ai en moi dans une sorte de contenant. Ça m’aide à trouver un endroit où tout déposer, et j’en suis reconnaissant. »

 

Une mélancolie tournée vers l’espoir

 

Cependant, même si les chansons de Sleeping At Last sont souvent empreintes de tristesse, cette mélancolie est toujours accompagnée d’un autre mouvement, plus positif. « Même si j’écris des chansons tristes, je veux que le thème dominant soit l’espoir. Je veux que le public se sente compris. » a déclaré l’Américain.

 

Cette tournée est également particulière pour Ryan O’Neal car sa femme et ses filles l’accompagnent. « J’ai deux filles de 9 et 11 ans sur la tournée. La façon dont nous avons construit l’ensemble du voyage, je voulais que ce soit comme ça (…) où nous pouvons prendre le temps d’explorer chaque ville. C’est très axé sur la famille. Voir tout à travers leurs yeux, c’est ce qui m’encourage à continuer d’écrire et de jouer devant tout le monde. »

 

 

 

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Enfin, au fil du concert, la présence physique du public revient beaucoup dans le discours de l’artiste. « Il y a quelque chose de vraiment spécial à se retrouver dans une même pièce. C’est un immense honneur de jouer ces chansons pour de vraies personnes, en chair et en os. » Cette proximité avec le public transforme aussi sa manière d’interpréter ses morceaux. « Je veux porter une attention très particulière aux mots que je chante (…) pour me rappeler exactement ce que je ressentais au moment où je les ai écrits. »

 

Finalement, le concert a montré que la musique de Sleeping At Last ne se limite pas à la scène. « De la même manière que j’essaie de me retrouver dans mes chansons, je pense que le fait de les partager avec un public fait aussi partie de l’expérience. Ça m’aide à éclaircir certaines choses en moi. » Une belle façon de dire que ses morceaux continuent d’évoluer au contact de ceux qui les écoutent.

Visuels : ©Sleeping At Last