05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays    05.07.2026 : la représentation de Silence de Lucie Antunes & Mathilde Monnier est annulée à cause du risque d’incendie    26.06.2026 : La mairie de Paris annule La marche des fiertés et le festival Solidays
Agenda
Écrans
Auteurs et Autrices
Partenaires
Qui sommes-nous?
Contact

« La dernière séance » : un « Cinema Paradiso » à la mode indienne

par Régine Arniaud
14.07.2026

La Dernière Séance, du cinéaste indien Pan Nalin, est avant tout une ode au septième art, mais aussi un hommage sincère à son Inde natale, une Inde où les traditions restent puissantes et vivantes, mais qui avance, fatalement et courageusement, vers une inéluctable modernité.

Chi va piano, va sano

« Qui va doucement, va sûrement » : cette maxime résume bien le parcours du long métrage de Pan Nalin, La Dernière Séance. Pierre Corneille l’avait dit en son temps : « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ». C’est certain, Pan Nalin fait partie de ces âmes-là. Révélé par son premier long métrage, Samsara, en 2001, il s’est fait depuis, l’air de rien, une place de choix dans le cinéma indien mais aussi international.

Tourné juste avant le Covid, son quatrième film, tendre et touchant, aura mis presque six ans pour arriver enfin, le 15 juillet, dans les salles de cinéma françaises. Avant cela, il a été projeté sur les écrans du reste du monde et sa route a été parsemée de dizaines de prix, de Tribeca en 2022 jusqu’à Busan, en passant par l’Espagne. Dans son pays, il a décroché trois National Awards et a été choisi comme candidat officiel de l’Inde aux Oscars 2023.

Planter du rêve

La Dernière Séance, c’est l’histoire d’un rêve, celui de Samay, un jeune garçon de 9 ans, qui vit avec sa famille dans une campagne reculée de l’Inde. Ils ne possèdent rien ou pas grand-chose, et c’est sans doute pour cela que ses rêves sont immenses.

Pan Nalin le dit lui-même :
« Je voulais absolument faire un film qui célèbre la légèreté et l’innocence, qui nous ramène à une manière de vivre naturelle, organique et intemporelle… Dès que Samay découvre les films, sa vie bascule : il est hanté et fasciné par le cinéma. »

Pour la première fois de sa vie, Samay va au cinéma et c’est une révélation. Il rencontre Fazal, le projectionniste du lieu. Ensemble, ils concluent un marché : Samay donnera chaque jour le délicieux repas confectionné par sa mère et, en échange, Fazal le laissera voir tous les films gratuitement. Très vite, leur arrangement « nourriture contre cinéma » se transforme en une profonde amitié. Ce qu’ils ignorent, c’est que l’ère numérique s’apprête à anéantir leurs rêves en 35 mm.

Adoubé par Giuseppe Tornatore

Comment ne pas penser au magnifique film de Giuseppe Tornatore, Cinema Paradiso, sorti en 1988 ? La Dernière Séance a cette même force, ce même charme, cette même nostalgie, cette même efficacité dans ses plans. Pan Nalin peut d’ailleurs être fier : le cinéaste italien, en voyant le film, n’a pas caché son enthousiasme.

Pan Nalin a su réinventer la lumière magique du cinéma d’antan, la chaleur des salles de projection, la sensualité du cinéma d’avant le numérique, quand la pellicule était encore indispensable, organique, quand le 35 mm exigeait des techniques pointues, quand les grands maîtres inventaient encore le 7e art.

Pan Nalin : « Le film s’apparente presque à une parabole zen : chercher la lumière, l’entrevoir, la percevoir, l’attraper, l’apprivoiser, la projeter, transcender la lumière, transcender le Soi et la lumière, atteindre la source, puis revenir au monde… »

La fascination qu’exerce la lumière sur l’être humain, c’est effectivement ce que l’on emporte avec soi et que l’on garde dans les yeux pendant plusieurs jours après la séance.

L’Inde éternelle

Cette fable quasiment autobiographique, en tout cas très personnelle, met aussi en scène une Inde authentique, la dualité de ce pays qui vit, encore aujourd’hui, entre passé et avenir. Pan Nalin le filme avec tendresse et lucidité. Tous les personnages, même les plus secondaires, sont d’une grande justesse. Le cinéaste a su choisir ses acteurs. Le jeune Bhavin Rabari porte littéralement le film, avec sa belle bouille, son regard intense, presque trop sérieux pour son âge. Il a d’ailleurs quelques points communs avec son personnage de Samay : lui aussi est originaire d’un village reculé du Gujarat, et c’est son premier rôle au cinéma. C’est également une « première fois » pour le comédien de théâtre très connu en Inde, Bhavesh Shrimali, qui joue Fazal, le projectionniste. Son entrée dans le monde du cinéma est impressionnante.

L’alchimie entre les acteurs, l’histoire et les paysages est totale. Allez voir ce beau film : on en ressort avec la joie au cœur et la certitude que, peu importe d’où l’on vient, tout est possible pour « les âmes bien nées »…

La dernière séance de Paul Nalin, Avec Dipen Raval , Bhavin Rabari , Bhavesh Shrimali, Inde,

visuel : Friday Entertainement