Paris réunit pendant 7 semaines les meilleurs joueurs d’esport du monde pour la première édition internationale de l’Esports World Cup (EWC). La soirée d’ouverture a eu lieu ce mercredi 8 juillet à la Seine Musicale, sous l’égide des grands e-sportifs, d’Aya Nakamura, de Theodora, et d’un DJ Snake généreux et d’un show pyrotechnique d’une heure enchanteresse et bien minutée.
Deux ans après les JO, Paris n’a rien perdu de son attrait. Alors que l’équipe du film l’Odyssée paradait au Trocadéro, c’est à l’Hôtel de Ville qu’a eu lieu la conférence de lancement de l’EWC et à la Seine Musicale qu’on a pu suivre la cérémonie d’ouverture. Créé par l’Arabie Saoudite (les deux premières éditions ont eu lieu à Riyad), à la croisée du sport, du gaming et de l’influence (elle sera d’ailleurs relayée par 4200 streamers), l’EWC donne corps à une communauté mondiale de 3,6 milliards de joueurs. À Paris, avec Cristiano Ronaldo comme ambassadeur, ce sont 2 000 joueurs et 200 clubs qui sont venus défendre plus de 100 pays.
La cérémonie d’ouverture de la première édition internationale de l’Esports World Cup s’est ouverte pile à 21h dans une ambiance festive où les curieux des stars en scène croisaient les supporters des joueurs. Un compte à rebours de 10 minutes a permis de mettre tout le monde à niveau sur ce qui nous attend lors des 7 prochaines semaines pendant les tournois de l’EWC qui auront lieu Porte de Versailles. Puis, un peu comme Tom Cruise pendant les JO, une e-athlète a parcouru les écrans jusqu’à entrer en scène et passer un flambeau couleur or à une pharaonique Aya Nakamura, toute en bandelettes et en majesté.
Tête d’affiche de cette soirée, la diva qui chantait avec la Garde républicaine il y a deux ans sur le Pont des Arts, était sur scène à 9h12 précises avec ses danseuses pour un seul titre. Sur scène, l’or des pharaons prend un tour de fin du monde et de chutes de pierres. La lumière devient bleutée et on a l’impression d’assister à un enlèvement (toujours en dans est en mouvement). Harnachée comme une chevalière, Theodora, alias Miss Kitoko a donné avec charisme son dernier tube, avant de se lover sur une grande chaise blanche pour laisser apparaitre les visages des champions de l’an dernier. C’est alors que s’est avancé le trophée de l’EWC positionné sur le devant de la scène et officiellement remis en jeu.
Les lumières sont devenues paillettes, en fond de scène, DJ Snake a pris les manettes et cette fois-ci il n’était pas question d’un seul titre. Ce sont tous ses tubes que l’ambiance géniale a mixés et nous a fait chanter, en nous demandant de balancer les bras et d’allumer les lampes de téléphones. Ponctué de flammes vraies qui réchauffaient encore l’ambiance, le show de DJ Snake était généreux et donnait envie de danser. La cérémonie s’est officiellement clôturée à son départ, mais la fête n’était pas finie puisqu’après quelques brefs mots de clôture, le génial Mosimann a pris le relais et s’est donné pour objectif exigeant de transformer la Seine Musicale en boite de nuit…
Sorti en même temps que la tombée de la nuit, le public de cette cérémonie a pu être un peu frustré de la brièveté de certaines interventions, il n’en reste pas moins que l’EWC a marqué un coup d’envoi très pro et ambitieux en recrutant quatre têtes d’affiche et en laissant place surtout et avant tout à la musique en apéritif des tournois à venir pour cette cérémonie d’ouverture. Le softpower de l’e-sport est en marche et Paris en est la capitale cet été.
Visuels : YH