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« L’Entremondes », Charles Van De Vyver met son père en garde

par Amélie Blaustein-Niddam
25.02.2026

 Au théâtre de la Reine Blanche, avant de passer tout le Off d’Avignon à la Factory (à 10h), Charles Van De Vyver écrit un conte presque médiéval pour réparer la violence d’un père absent et machiste. L’occasion d’une pure joute théâtrale campée par un quatuor de comédien·ne·s qui vous emportent du rire aux larmes, en revenant au rire. On vous le signe : c’est un tube, c’est déjà culte.

« Oui, je crois que ça te fait plaisir de nous faire chier »

Nous découvrons Véronique (Camille Lockhart), Antoine (Félix Martinez), Thomas (Eugène Marcuse) et Mathias Chevalier (Charles Van De Vyver ( répéré chez Clara Hédouin)). Pour le moment, ils et elle attendent que le public, très nombreux, puisse encore trouver une place. On voit une table, une belle table en bois, lourde, et quatre chaises raccord, pas vraiment autour.

Leur look les range dans leurs vies. Elle a l’allure d’une bourgeoise de province : col rose cheminée, pantalon cigarette, carré blond lisse. Thomas est le plus cool de la bande, en jean et chemise de bûcheron. Antoine est une caricature de gosse de riche, en doudoune sans manches. Et le père, lui, est en costume sans âme et chemise sans cravate, un peu hors du temps, faussement classique.

Tout commence chez le notaire. Le père est mort, c’est l’heure de la succession. Mais voilà : entre les deux frères, il y a un lourd désaccord. L’un veut reprendre la boîte du daron, l’autre veut faire table rase du passé. Au milieu, la mère encaisse, prise entre les feux de la colère de ses grands bébés de plus de 35 ans.

« C’est typiquement le lieu et exactement le moment »

Le ton monte, déjà chauffé à blanc par le retard de son petit frère : Thomas hurle. Le notaire décide de les laisser seuls, de « plonger » dans « le lac de l’oubli » pour tout faire remonter, pour comprendre quand la colère a commencé, pour rencontrer ce père et voir comment retrouver le dialogue.

Et là, le grand théâtre se met en place.

Dans le tract de la pièce, on lit que c’est « entre vaudeville et drame shakespearien » : c’est une grosse erreur. On entend : « Il est minable, notre drame. » Nous sommes plutôt dans un film français, façon Chabrol ou Téchiné. Aucun vaudeville ici : il n’y a pas d’amant dans le placard, la maîtresse est à vue, elle a 20 ans, et le père part pour elle. Il n’y a pas non plus de retournement merveilleux façon Le Songe d’une nuit d’été, ni de roi fou. Il a tout d’un homme blanc caricatural, persuadé d’être le plus fort, d’être celui qui dirige, les jambes écartées et les pieds sous la table (« C’est moi qui vais mettre la table aussi ! »), rentrant tard et insultant sa femme qui, selon lui, ne sait pas s’occuper des gosses (« Tu les élèves n’importe comment »), ne sait pas ranger la maison, ne sait pas faire à bouffer.

Charles Van De Vyver incarne merveilleusement ce pur connard, absolument détestable, qui se rachète en jouant une fois tous les trente-six du mois avec ses fils… à se battre, histoire de leur enseigner que la violence, c’est trop sympa.

« Sois courageux, car le moment est proche où ton cœur sera apaisé »

Dans un jeu de construction habile, on navigue entre passé et présent. Les époques ne se mélangent pas, elles se malaxent entre elles : c’est brillant. Cela tient beaucoup à l’engagement dément au plateau. Camille Lockhart, Eugène Marcuse, Félix Martinez, Charles Van De Vyver sont subtils tout en étant très à fond, tout le temps. Le rythme a beau être à plein régime, le sensible monte à la surface, et nos larmes avec.

Camille est parfaite en femme au-delà de la crise de nerfs, humiliée par cet homme d’un autre temps qui agit comme un invité chez lui, qui ne considère ni son travail ni sa fatigue. Alors elle sombre, s’effondre, soutenue de façons très différentes par Antoine et Thomas. Eugène Marcuse et Félix Martinez nous entraînent dans la mémoire de leurs jeux d’enfants, et ça marche. Ils sont deux chevaliers aux prises avec des éléments surnaturels. Nous sommes à la fin des années 1990 ; leur esthétique est celle des mangas qui passent à la télé, en mode Dragon Ball Z.

Brillant dans le fond et dans la forme, Entremondes est un règlement de comptes qui assume d’être un grand objet théâtral. C’est autant jubilatoire que dur. Une magnifique découverte.

Notre dossier Avignon 2026

 

 

Jusqu’au 7 mars au théâtre de La Reine Blanche, 2 bis passage Ruelle, 75018 Paris, puis au Off d’Avignon du 4 au 25 juillet à la Factory à 10 H.

Réservations et informations ( pour Paris)

Visuel :©Charles Van de Vyver