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« Bestioles » : Séphora Pondi sonde l’adolescence au Studio de la Comédie Française

par Yaël Hirsch
02.02.2026

Membre de la Comédie Française depuis 2021 et plume remarquée à la dernière rentrée littéraire avec son roman plusieurs fois primé, Avale (Grasset), Séphora Pondi s’empare pour sa première mise en scène au Français d’une pièce de l’australien Lachlan Philipott , L’Aire poids lourds, pour nous présenter en mode cinéma la vie brisée de trois adolescentes. Une jolie scénographie pour un thème à la fois dur et atemporel.

Flasback sur les drames qui touchent un trio d’adolescentes

Tout commence par une grande rixe et le quatrième mur tombe. On nous dit : « Dans cette histoire de poids lourds il y a bien plus de deux versions ». Le ton un peu hystérique est donné, la lumière très cinéma des années 1980 aussi. En Flashback, dans une lumière fuchsia et tout à tour dans des cabinets médicaux ou devant leur dressing, trois adolescentes de 14 ans viennent de quitter les sentiers heureux des BFF pour s’en vouloir à mort. « Bee » et Ellie, l’une chef de groupe, l’autre abusée enfant et plus discrète se sont séparées du troisième membre du trio, Freya, d’origine indienne et difficilement en rupture avec sa culture, avant d’aller tester tout le pouvoir magnétique de leurs corps en mutation sur des chauffeurs poids-lourds de l’aire d’autoroute qui jouxte leur école. En revenant par bribes et par témoignages plus ou moins conscients sur les dessous de ce triste épisode, c’est toute l’universelle angoisse de l’adolescence comme mutation que la pièce évoque…

Poids lourds studieux

Après l’avoir menée comme lecture, Sephora Pondi met en scène l’Aire poids lourds, une pièce australienne de l’auteur de Silent Disco, Lachlan Philipott. Elle nous fait à la fois découvrir un texte et rend atemporel cet ennui de ville  de banlieue défavorisée où il ne se passe rien. Proche de Cronenberg et avec des costumes qui font penser aux années 1980, la mise en scène flirte avec le « genrez » pour nous parler de la métamorphose de l’adolescence comme Julia Ducourneau avait pu le faire avec « Grave ». Les comédiennes sont évidemment toutes excellentes : Léa Lopez en meneuse, Marie Oppert en menée et Mélissa Polonie en jeune-femme perdue entre deux continents. La lumière des néons est belle, c’est « bien fait » et ça crie parfois peut-être trop pour que le rythme nous surprenne. Et la structure de la pièce va jusqu’à figer le sujet et les personnages quelque part entre les années 1980 et aujourd’hui, dans un exercice de style très studieux. La BO est urbaine et canon, mais aussi bloquée quelque part à l’aube du 21e siècle. On en ressort tristes pour les personnages avec l’impression que chacun.e a joué son rôle, mais peut-être aussi un peu déçu.e.s que ce qui ronge de ces jeunes-femmes ne fasse pas plus de chemin en nous.

Nos articles sur la Comédie Française

Bestioles, texte de Lachlan Philpott, mise en scène de Séphora Pondi, avec Marie Oppert, Léa Lopez, Charlie Fabert, Mélissa Polonie, Sara Valeri, 1h30, Studio-Théâtre de la Comédie-Française, Paris, jusqu’au 1er mars 2026.

Visuel (©) Vincent Pontet