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Liège : une « Pikovaïa dama » de très belle facture sous la direction de Giampaolo Bisanti.

par Helene Adam
02.03.2026

Soucieux d’élargir le répertoire de l’Opéra Royal de Wallonie à Liège, le nouveau directeur Stefano Pace, propose l’œuvre prestigieuse de Piotr Tchaïkovski, Pikovaïa Dama (La Dame de Pique) dans une belle mise en scène. Sous la battue énergique et inspirée de Giampaolo Bisanti, la distribution dévoile quelques pépites pour une matinée d’opéra de grande qualité.

L’addiction au jeu vue par Pouchkine

Pikovaïa Dama est, comme Evgueni Oneguine, un roman d‘Alexandre Pouchkine, peinture sociale des débordements d’une jeunesse dorée composée de jeunes officiers aisés qui s’adonnent au jeu au quitte de s’y perdre. Au milieu de ce récit tourmenté où les extrêmes de l’addiction sont représentés par l’obsession maladive et fatale de Hermann, émerge la belle figure de la jeune Lisa qui tombe éperdument amoureuse de ce jeune homme abandonnant ses fiançailles avec le Prince Yeletski pour sombrer, victime d’une passion dont elle ne décerne pas les dangers. C’est l’ouvrage le plus sombre de Tchaikovski, sans doute aussi l’un de ses plus aboutis, où nul n’est sauvé dans la noirceur des destinées qui se croisent.

 

L’ensemble a pour toile de fond Saint Pétersbourg à la fin du 18ème siècle sous Catherine « la grande » qui apparait au cours de l’histoire.

Lisa vit sous la tutelle de sa grand-mère, la comtesse, surnommée dans sa jeunesse « la Vénus de Moscou », et qui parcourut les cercles de jeu notamment à Paris. Une légende tenace la poursuit, racontant l’existence d’un secret qui lui permettait de gagner toutes ses parties. Le comte Saint Germain lui aurait confié une combinaison miraculeuse de trois cartes (« Tri Karti ») contre ses faveurs alors qu’elle était à la Cour de Louis XV. Seuls deux hommes auraient appris le secret, son mari et un amant. Un troisième homme s’emparant de la combinaison pourrait s’assurer la fortune et la gloire.

L’histoire est racontée par Tomski, l’un des officiers, à l’intention de l’un de ses camarades, le mystérieux Hermann (Guermann en russe, donc dans l’opéra), qui ne joue jamais mais observe ses amis au cercle. La quête de cette sorte de Graal, va rendre Hermann littéralement fou, insensé, obsédé jusqu’à la mort.

 

Tchaïkovski avait déjà adapté deux œuvres de Pouchkine avec Eugène Onéguine (1879) et Mazeppa (1884). Pikovaïa Dama se situe dans une période marquée par le relatif échec du compositeur pour son « Enchanteresse » (1887). Son frère Modeste s’était vu confié le livret de l’œuvre par le premier compositeur pressenti, Nikolai Klenovsky, par le directeur le directeur des Théâtres impériaux de Saint-Pétersbourg Ivan Vsevolojski. Ce dernier renonça au projet et Modeste Tchaikovski se tourna vers son frère pour lui confier la partition. Piotr prit d’ailleurs quelques libertés en modifiant ou rajoutant des airs durant son travail de composition.

Bisanti en phase avec la complexité de la partition

La Dame de pique n’avait pas été donnée à Liège depuis 2002. Il s’agissait donc d’un véritable challenge, très réussi. La richesse de la partition en fait un véritable chef d’œuvre, difficile à distribuer et complexe à exécuter à laquelle le directeur musical de l’opéra, Giampaolo Bisanti, s’est attaqué avec brio, assurant une lecture tourmentée, contrastée, magnifique, ménageant autant les aspects lyriques que les passages héroïques fort nombreux, et incrémentant, en quelque sorte, les parties musicales plus légères réservées à l’aspect festif de la toile de fond.

Bisanti souligne à juste titre, le fait que  « L’orchestre ne se contente pas d’accompagner les chanteurs, il devient un véritable personnage à part entière, exprimant les émotions, les atmosphères et les tensions dramatiques avec une puissance et une subtilité extraordinaires. »

En effet, outre les nombreuses tessitures à rassembler, il faut rendre compte à la fois de la tension dramatique basée sur un thème descendant obsessionnel qui submergera bientôt toute la composition orchestrale, et des fantaisies mozartiennes incrémentées dans la représentation générale. La comtesse va même jusqu’à chanter (en français) l’air de Laurette « Je crains de lui parler la nuit » extrait de l’opéra Richard Cœur de Lion d’André Grétry.

Dans les multiples richesses fascinantes de l’œuvre, on relèvera également la très belle scène où Lisa chante avec son amie Polina, des airs de fin de soirée pour jeunes filles distinguées en s’accompagnant à l’épinette, lorsque soudain Polina entonne un air d’une tristesse insonsable qui jette un froid dans l’assemblée et annonce le destin tragique de son amie… avant de se reprendre et d’entonner des airs folkoriques russes qui mettent en furie la gouvernante leur reprochant de se laisser aller au folklore russe alors interdit dans la bonne société. Ou comment traiter plusieurs sujets à la fois dans une seule scène par ailleurs musicalement d’une très grande qualité.

 

L’arrivée de Catherine II est annoncée par l’exécution chantée et dansée d’une polonaise du compositeur russe Ossip Kozlovski et en son hommage.

Bisanti montre une haute maitrise de ces mélanges musicaux et contrastes sans cesse renouvelés de scène en scène tandis que le thème principal revient périodiquement puis de plus en plus systématiquement dans cette marche inexorable vers le malheur absolu.

Il nous donne une lecture passionnée et passionnante, très attentif aux chanteurs, en phase parfaite avec les chœurs, y compris les beaux chœurs d’enfants, et réussit à souligner à chaque instant, les particularités de la partition en valorisant notamment les très beaux solos instrumentaux. Dès l’ouverture, volontairement brillante et presque assénée comme un coup de poing tragique, il donne le « la », adoucissant aussitôt sa palette de couleurs pour l’introduction dansante des jeux d’enfants de la première scène.

Une mise en scène classique mais inventive

L’ensemble de la représentation se place sous le signe de l’illustration visuelle la plus riche possible et la plus fidèle au livret qu’on puisse imaginer.

On notera d’abord un excès volontaire de couleurs, costumes, déguisements divers sur le plateau pour toutes les scènes de foule, de fête, de divertissements de salon ou pour la cérémonie d’accueil de la figure royale, contrastant avec la solitude extrême des héros dans les moments tragiques dans un mouvement de va et vient très réussi et en étroite symbiose avec la musique.

 

Marie Lambert-Le Bihan explique d’ailleurs ainsi son parti pris : « Notre équipe s’est concentrée sur cette immédiateté : comment créer vitalité et surprise dans un univers et une époque de normes, où les femmes subissent et suivent le droit chemin tandis que les hommes s’autorisent des écarts ? La clé est dans la confection de vifs contrastes, et ils sont délectables chez Tchaïkovski comme chez Pouchkine. »

 

Parmi les tableaux les plus envoûtants où la mise en scène participe au choc émotionnel de l’œuvre, valorisant ses intentions, on soulignera la représentation à la fin de la deuxième scène – quand Hermann vient déclarer son amour à Lisa – de poupées grandeur nature et autres automates de très belle facture, qui se serrent littéralement dans le cocon formé par l’intérieur du grand poêle traditionnel des foyers russes stylisé qui tourne sur lui-même selon les scènes. Sont ainsi suggérées les hésitations de Lisa prise entre deux mondes, dont celui, terrifiant des adultes en la personne d’Herman, attirant et inquiétant tout à la fois.

 

La scène de l’orage (magnifiquement dirigée par Bisanti) est elle aussi l’un des musts de cette mise en scène inventive, avec sa chorégraphie en fond de scène montrant les passants bousculés par le vent et la pluie, luttant contre les intempéries, tandis qu’au premier plan, dans ce qui est encore sa chambre à la caserne, Hermann lit la lettre de Lisa, et que l’on glisse ensuite, sans interruption, sur Lisa l’attendant en vain au bord du canal dans le même décor désolé d’où elle basculera dans le néant quand elle comprendra la folie de celui pour qui elle a tout sacrifié.

Ces très beaux décors sont l’œuvre de Cécile Trémolières qui assure également l’ensemble des très riches costumes de la représentation qui vont de l’uniforme simplifié des officiers en noir et rouge aux déguisements animaliers du bal glissant vers les représentations effrayantes des créatures qui peuplent les cauchemars d’Hermann.

 

Les éclairages imaginés par Fiammetta Baldiserri, renforcent également ces passages de l’ombre à la lumière qui ne cessent d’alterner au cours de la tragique histoire pour se terminer dans le clair-obscur de la fascinante dernière scène où les officiers en tenue très dépenaillée, jouant, buvant, chantant, vont sceller le destin et la mort de Hermann.

Tout ceci est très intelligemment chorégraphié par Danilo Rubeca qui ne nous prive d’aucun ballet « d’époque » tout en installant un mouvement permanent sur le plateau qui évoque de manière à la fois réaliste et fantasmagorique la marche vers le malheur absolu.

Quelques belles révélations vocales

Disons-le franchement : le Hermann du ténor arménien Arsen Soghomonyan, pour investi qu’il soit dans son rôle, ne nous a pas totalement convaincus. La partition réservée à Hermann est crucifiante pour tout chanteur quels que soient ses moyens puisqu’elle comporte d’importants sauts de notes à exécuter parfois en pleine puissance mais aussi des parties lyriques, d’autres héroïques tandis que des montées d’orchestre redoutables peuvent facilement submerger la voix. Peu de ténors en viennent à bout de manière totalement satisfaisante et Arsen Soghomonyan montre quelques faiblesses du fait d’un timbre qui perd de sa brillance notamment dans le médium (particulièrement sollicité), et peine à surmonter les décibels de l’orchestre à certains moments-clés comme dans l’air « je ne connais pas son nom » à l’acte 1 ou dans celui de l’acte 3 (« Qu’est-ce que notre vie ? Un jeu !) ». Les aigus sont bien projetés et plutôt lumineux, mais l’ensemble de la ligne de chant manque de legato et des irrégularités dans sa tenue viennent entacher l’interprétation. Il n’en reste pas moins un Hermann impressionnant dans son jeu halluciné, qui ne faiblit jamais et se jette avec courage dans ce rôle difficile, ce qui a valu une ovation tout à fait méritée aux saluts.

Mais il n’atteint pas le niveau de la magnifique Lisa de la soprano russe Olga Maslova, qui possède un timbre souverain, une régularité parfaite de la ligne de chant, des aigus pris avec douceur et élégance et une noblesse générale du chant qui sied particulièrement bien à la jeune fille. Son arioso final « Minuit approche » est finement ciselé, sans excès dans les ports de voix très bien négociés, puissant et percutant sans jamais être criard ou excessif, et dénote une très grande maitrise technique pour une artiste que nous reverrons avec plaisir sur les scènes d’autant plus qu’elle se révèle également très bonne actrice.

 

L’autre révélation de la matinée, est le jeune baryton Nikolai Zemlianskikh, dont la voix franche et claire, possède, outre un très joli timbre, une projection impressionnante tout en gardant intacte l’émotion dégagée par le fameux « je vous aime », arioso fameux, fort bien équilibré et qui garantit un succès à son interprète. Mais c’est l’ensemble de sa prestation qui impressionne. Un nom à retenir !

 

La mezzo-soprano russe Olesya Petrova, est une comtesse émouvante et touchante dans son bel air en français où toute la nostalgie d’une gloire passée et désormais fanée, se glisse dans une incarnation très réussie (surtout pour une interprète encore jeune et admirablement bien maquillée).

La roumaine Judit Kutasi se révèle intéressante en Polina notamment dans le superbe « D’où viennent ces larmes », l’air triste qu’elle entonne mélancoliquement lors de l’acte 1, quand tout paraît encore si insouciant. La mezzo possède un medium solide et de très beaux graves qui lui permettent de dominer sans difficulté cette succession de duos et d’airs très variés et de nous offrir un joli portrait de l’amie de Lisa, malgré un vibrato parfois envahissant notamment dans ses premières interventions comme si la voix avait besoin de se chauffer pour se stabiliser.

 

Le petit rôle de la gouvernante est très bien tenu par la mezzo russe Elena Manistina, à la voix coupante et même percutante dans son air de reproches aux demoiselles qu’elle surveille.

Le baryton russe Alexey Bogdanchikov campe un comte Tomski de belle allure, et se livre avec aisance à un très beau récit de la légende qui mettra le feu aux poudres tandis que le ténor russe Alexey Dolgov incarne avec beaucoup de charme, le personnage de Tchekalinsky, les basses Mark Kurmanbayev et Bruno Resende ceux de Surin et de Narumov.

Enfin les chœurs et la maitrise de l’Opéra Royal de Wallonie-Liège ont manifestement très bien travaillé l’ensemble de leurs prestations, offrant une prosodie russe tout à fait correcte alliée à une aisance sur scène admirable, complétant avantageusement l’agréable sentiment d’avoir assisté à une très belle performance à saluer bien bas.

 

 

 

Pikovaïa Dama à l’Opéra Royal de Wallonie à Liège, réservation ici.

 

Visuels des séances : © ORW J. Berger.

Saluts lors de la séance du 1er mars, en matinée : © Hélène Adam.