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19.01.2026 → 20.02.2026

Il nous est arrivé quelque chose : quand Olivier de Sagazan pousse la performance à saturation

par Agnès Lemoine
15.02.2026

D’où viennent les mots qui sortent de ma bouche ? À l’occasion du festival Faits d’Hiver se tenant du 19 janvier au 20 février 2026, le théâtre Silvia Monfort a accueilli la création Il nous est arrivé quelque chose d’Olivier de Sagazan.

Lors de cette 28e édition du festival Faits d’Hiver, la création chorégraphique s’inscrit autour d’une thématique commune : celle des générations. Sur toute une programmation itinérante dans plus d’une vingtaine de lieux, le public peut découvrir une cinquantaine de représentations et une vingtaine de spectacles. Au théâtre Silvia Montfort, l’étrange performance d’Olivier de Sagazan a su confirmer les possibilités d’expérimentations au sein des arts vivants.

 

 

L’oeuvre d’Olivier de Sagazan est bien connue pour cela : explorer les possibles de la matière organique tout en mêlant des pratiques pluridisciplinaires (peinture, sculpture…). On pourrait penser à la série de photographies Transfiguration, ou encore à celle de Ghost in the Mud Avec Il nous est arrivé quelque chose, l’atmosphère clinique de la scène confirme cet attrait pour une approche scientifique de l’espace scénique. Un corps enfermé dans un tube d’expérimentation, et deux ingénieurs aux extrémités de la scène. Jusqu’ici, cela semble minimaliste, voire même assez vide. Pourtant, ce corps cloisonné s’anime et se désarticule au même rythme que la parole qu’il porte.

 

L’art et la performance physique

L’artiste court, s’essouffle, agonise dans cette capsule qui prend l’eau. Il nous observe à peine, mais interroge le langage, se demande « qui parle ? ». D’où proviennent ces mots et ce corps qui apparaissent comme une tache dans ce décor épuré ? On ne comprend pas vraiment ce que nous raconte Olivier de Sagazan, pourtant cela fonctionne. On suit la lente montée des eaux pendant qu’il déploie un discours bien souvent inaudible, dont on arrive à saisir quelques bribes seulement. Il crie, se tord, a des tocs, s’étouffe dans la paroi serrée du tube d’expérimentation. Le corps de l’artiste est semblable à celui d’un rat de laboratoire autour de ces deux scientifiques du son et de l’image… Pour un spectateur qui n’est pas accoutumé à la saturation musicale, cela surprend, répulse, mais fascine: jusqu’où la performance d’Olivier de Sagazan va-t-elle aller ?

 

Une transe hybride

« Je cours tous les jours, la course est pour moi comme un amplificateur de présence, un temps de reconnexion à moi-même et au monde. Le bruit des pas et de la respiration fait déjà une musique et incite au commencement d’une danse.» Olivier de Sagazan

L’artiste, c’est à la fois le cobaye et le meneur, la victime et l’inquisiteur. Son corps est un objet d’étude qui avance sous nos yeux et les images défilent, toutes plus délirantes les unes que les autres. Il nous parle à travers la paroi de verre, les mots jaillissent dans une spontanéité déroutante. C’est à l’image de son travail, et notamment de la fameuse Transfiguration, autre performance durant laquelle le spectateur ne distingue plus la frontière entre l’oeuvre et l’artiste. Qui crée quoi? Olivier de Sagazan emploie son corps comme un objet d’étude et se livre entièrement au regard du public. On en ressentirait presque de la douleur et de l’angoisse, pour les plus empathiques d’entre nous. Le corps est dans une vulnérabilité qui semble parfois à peine jouée…mais la force du comédien et sa résistance sont aussi remarquables. Là est le propre de l’artiste, lutter et questionner sa condition, mais surtout s’affirmer dans sa faiblesse.

Si les amateurs de théâtre classique risquent de ne pas apprécier, et que l’explosion d’informations visuelles, verbales et sonores ne sont pas les plus agréables qui soient, force est de constater que l’artiste n’abandonne pas sa course. La performance, qui n’échappe tout de même pas à sa nature égocentrique, est ici une mise à l’épreuve de l’artiste par lui-même. On aurait beau interpréter ces jets de mots et d’images, cette cage de laboratoire qui s’emplit progressivement, on s’égare bien vite au milieu de la transe exubérante du performeur…tout en ne décrochant pas du regard.