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Hortense Belhôte : « la tragédie initiale c’est qu’on est là, et qu’il va bien falloir avancer ensemble »

par Agathe Gareau
25.03.2026

Hortense Belhôte explore le théâtre-conférence avec un regard singulier, mêlant humour, autobiographie et pop culture. Dans cette interview, elle revient sur son processus de création, ses inspirations et ses méthodes, et explique comment elle transforme chaque performance en une forme sur mesure, à la fois intime et collective.

À l’occasion de la rétrospective de votre travail au Théâtre de la Bastille, comment percevez-vous ce moment dans votre parcours ? Est-ce une forme de bilan, de reconnaissance ?

 

Le théâtre a appelé ça « anthologie », mais moi j’appelle ça « rétrospective ». C’est un peu une blague pour faire tout aussi pompeux et grandiloquent que l’adjectif « spectaculaire » que j’ai accolé à mes conférences. Mais c’est aussi un peu vrai parce que l’idée avec cette série est de clôturer un cycle, une forme, une manière de faire. Je présente 6 solos conférencés, créés entre 2019 et 2024, sur une forme à peu près équivalente : un videoprojecteur, quelques costumes, l’adresse public… Au fil des confs j’ai testé différents trucs que cette forme me permettait. Avec la dernière, 1664, j’ai l’impression d’être arrivée à un endroit cool et je pense que c’est le moment d’aller explorer d’autres choses.

 

Votre travail s’appuie largement sur des archives documentaires. Qu’est-ce qui vous attire dans cette matière, et comment la transformez-vous pour la scène ?

 

De formation, je suis historienne de l’art, et l’archive, texte et image, est le point de départ de tout. La démarche de l’historien, c’est de se demander ce qu’il nous reste aujourd’hui de quelque chose qui n’est plus. Là où je m’éloigne de la déontologie universitaire, c’est que j’utilise des archives historiques, mais aussi ce qu’on pourrait appeler des résidus ou des résonances : les traces qu’il reste des grands phénomènes sociaux et historiques dans la pop culture et dans nos petites vies. Le « document » pour moi, il va d’une pub des années 90 à un édit du XIVe siècle, jusqu’à une photo de vacances.

 

Sur scène, c’est l’image vidéo projetée qui permet de convoquer tous ces témoignages. Je prends le risque de les niveler ou de les aplatir en les projetant sur un écran pour permettre leur rencontre. L’aspect surréaliste, absurde ou bordélique de ces croisements doit être contrebalancé par l’unité de mon petit corps sur scène, dans ce qu’il a de plus banal. L’écran est la projection de mon espace mental mais aussi d’un inconscient collectif.

 

Comment naissent vos sujets ? Est-ce l’archive qui déclenche l’envie de création, ou partez-vous d’une question que vous avez envie de creuser ?

 

La plupart du temps, ce sont des commandes ! Le sujet est imposé par un lieu dans le cadre d’un festival, d’un temps fort ou d’un projet de médiation (Histoires de graffeuses avec un festival d’art urbain au CDN de Besançon, Performeureuses pour le festival Ardanthé au théâtre de Vanves, Et la marmotte ? dans le cadre d’un projet de colo avec le CCN de Grenoble). Parfois, c’est un contexte de création en dialogue avec une autre œuvre (Une histoire du football féminin et 1664 ont été conçues pour dialoguer avec des pièces du chorégraphe Mickaël Phelippeau). La seule fois où la directrice de l’espace 1789 à Saint-Ouen m’a donné carte blanche totale, j’ai dégainé un truc sur la Révolution française (Portraits de famille) parce que ça sonnait bien avec le nom du lieu. J’aime que la création soit contextuelle.

 

 

Votre travail mêle recherche, narration et performance. Pouvez-vous nous parler de votre processus d’écriture ?

 

Dans mon processus d’écriture, il y a une base à trois bandes : des savoirs universitaires, la pop culture et de l’autobiographie. Dans un premier temps, j’explore ces trois sources culturelles autour du sujet donné et j’accumule de la matière. Rapidement, j’essaie de trouver un plan, un découpage en « parties » qui me permet de structurer cette accumulation. Puis je passe à « l’écriture » et pour ça, en fait je commence par le PowerPoint. J’écris avec des slides, des images qui s’enchaînent, dans un certain ordre. Et ce sont parfois les images et leurs résonances entre elles qui vont créer la narration. Enfin, il s’agit de faire monter la sauce sur scène avec : de la musique, des costumes, et en faisant des trucs avec mon corps. Et quand il y a le temps, avec un régisseur, on rajoute des lumières. Mais je suis toujours à la bourre, donc il y a plein de trucs qui se fixent ou s’ajoutent en jouant.

 

Votre ton est souvent décrit comme humoristique, y compris lorsqu’il s’agit de sujets sérieux. Est-ce une manière de rendre certains sujets plus accessibles ?

 

Les blagues, c’est un super outil pédagogique et de transmission des idées en règle générale. C’est idéal quand il s’agit de décadrer, pour sortir d’une norme ou faire émerger une dinguerie impensée. C’est aussi un très bon vecteur spectaculaire. Parfois, on va au théâtre juste pour rire, et c’est déjà beaucoup. Après, c’est aussi simplement ce que j’aime dans la vie. Je ris plus facilement que je ne pleure. J’aimerais pouvoir véhiculer des émotions tristes et mes sujets le sont souvent, car je mets en lumière des systèmes d’oppression, des destins brisés, des dominations en tout genre. Je crois que le contraste entre les deux (la forme drôle et le sujet profond) a pour but de créer chez le spectateur une sorte de mélancolie active. Pas celle qui paralyse ou se morfond, plutôt celle qui ne détourne pas le regard sur la gravité du monde et de nos vies, mais qui en sort fortifié, revigoré. C’est l’idée que la tragédie initiale c’est qu’on est là, et qu’il va bien falloir avancer ensemble.

 

Jusqu’à présent, vous êtes seule en scène dans vos performances. Est-ce que c’est indispensable pour vous, ou vous pourriez imaginer confier vos textes à quelqu’un d’autre un jour ?

 

C’était indispensable pour ce dispositif. C’était même indispensable de tourner sans régisseur et d’avoir quelques regards extérieurs parfois mais assez tard dans la création. J’avais besoin de me créer une forme sur mesure, sans concéder à d’autres nécessités intérieures que la mienne. C’est hyper égocentrique mais ça m’a permis d’aller au bout d’une méthode, qui a ses défauts mais qui a le mérite d’être cohérente disons.
Après évidemment ça reste un travail collectif avec Mathilde et Manon du bureau de prod Fabrik Cassiopée, et avec tous les régisseurs d’accueil et les chargés de relations publiques avec qui j’ai tourné parfois dans des endroits improbables. Toutes ces personnes résonnent dans les confs et les rendent possibles.

 

Les confs, telles qu’elles existent sont difficilement transmissibles à un autre interprète à cause de l’aspect autobiographique. Mais la méthode d’écriture, elle, peut facilement voyager. J’adore la transmettre.

Aujourd’hui je ne veux plus bosser seule, et mon expérience avec le projet Escape Game pour le musée d’Orsay m’a empli d’une telle gratitude envers les artistes qui ont accepté de travailler avec moi, que je serai ravie de recommencer.

© Performeureuses & 1664 / Fernanda Tafner

 

Retrospective au théâtre de la Bastille

 

Une histoire du football féminin
Du 30 mars au 1er avril à 20h
Durée 45 minutes

 

Histoires de Graffeuses
Du 3 au 7 avril à 20h, le samedi à 18h
Relâche le dimanche 5 et le lundi 6 avril
Durée 50 minutes

 

Performeureuses
Du 9 au 11 avril à 21h, le samedi à 18h
Durée 1h

 

Et la marmotte ?
Du 13 au 15 avril à 21h
Durée 55 minutes

 

Portraits de famille – Les oublié·es de la Révolution française
Du 16 au 18 avril à 21h, le samedi à 18h
Durée 1h

 

1664
Du 20 au 22 avril à 20h
Durée 1h