01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman
Agenda
Scènes
Auteurs et Autrices
Partenaires
Qui sommes-nous?
Contact

« Nous n’arrivons pas les mains vides » : Balkis Moutashar éclaire l’avenir de la danse

par Amélie Blaustein-Niddam
01.02.2026

Invitée par le festival Suresnes Cités Danse, la chorégraphe, fan des hybridations, s’offre un panel de talents tous et toutes nés au XXIᵉ siècle. Ce faisant, elle questionne, à l’aide d’une bande-son plus qu’efficace, l’éternelle et irrépressible envie de danser.

« Je fais de la danse contemporaine »

Au commencement, Faiz Amed Mouhamed, Nina Appel, Ibrahima Biteye, Théo Brassart, Audalys Charpentier, Timothy Dodson, Jules Fournier, Juliette Franbourg, Jade Mienandi, Pierre Morillon, Lisa Rinsoz et Anaëlle Thiery se tiennent en ligne, au fond du très beau plateau du Théâtre Jean Vilar. On les compte. Ils et elles sont douze, en diversité de corps et de couleur de peau, mais pas en âge. Nous sommes face à une affirmation de la jeunesse prête à agir. Et justement, le geste arrive. Le geste au singulier. Un peu comme dans The Show Must Go On, le tube de Jérôme Bel : cette idée que chaque danseur ou danseuse porte en lui ou en elle un mouvement signature. Le premier tape le sol, une autre twerke, une autre encore vrille au sol, un autre lève le bras en arabesque, une autre relâche ses hanches, et ainsi de suite. C’est efficace en diable. Désormais, et en un temps record, nous les connaissons.

« C’est pas un métier »

Une fois les politesses passées, il est temps de danser pour de bon. Les gestes individuels deviennent les maillons d’une phrase chorégraphique. Le résultat est évidemment drôle, puisque ce que maîtrise l’un·e n’est pas le point fort de l’autre, et inversement. Plus la pièce avance, plus l’on voit la maîtrise de construction de Balkis Moutashar se mettre en place. Elle sait structurer des images, elle qui vient d’horizons pluriels allant du cabaret au baroque. Par moments, on voit certains de ses gestes à elle, de sa signature à elle, se glisser dans ce corps de ballet disparate. Des pouces et des index forment un cercle au-dessus de la tête ; des jambes fléchies passent de l’autre côté des hanches avec une inversion du buste. Et ça, c’est très elle.

« Genre Barbie danseuse étoile »

Dans cette pièce, elle se sert de la pop culture comme ciment. Elle convoque Gala au son, Michael Jackson et Beyoncé pour quelques gimmicks, Dalida pour un trio de garçons aux bras anguleux, d’une beauté et d’une efficacité implacables ; un duo break et classique superposé ; ou encore un porté qui a tout du foutraque. L’ensemble est d’une générosité sans limite. Nous n’arrivons pas les mains vides est une pièce courageuse. Monter une production à douze interprètes, en ce moment, tient du miracle. Le secteur culturel se débat pour que la création et l’émergence existent encore, malgré les vents contraires que souffle l’État. Un tel spectacle n’est possible que par un maillage d’accompagnement des plus tortueux. C’est un spectacle important, car il permet de repérer ces talents monstres dont la plupart ne sont pas encore en compagnie.

 

Nous n’arrivons pas les mains vides jusqu’au 1ᵉʳ février . Le festival Suresnes Cités Danse se déroule lui jusqu’au 8 février 2026, avec notamment ENSO – Boléro les 7 et 8 février avant la soirée battle + bal le 8 février.

Informations et réservations

Visuels : ©Duy-Laurent Tran