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28.02.2026 → 05.03.2026

Damien Jalet, une gravité des plus généreuses au Théâtre de la Ville

par Marie Anezin
27.02.2026

À partir de demain, deux anciennes pièces de Damien Jalet, sûrement les plus intimes, se produiront au Théâtre de la Ville, leur actualité nous sidère autant que leur beauté. Une mise à nu de l’instinct de survie et des origines d’une création.

Après le Grand Théâtre de Genève et Charleroi Danse Onbashira Diptych sera au Théâtre de la Ville en collaboration avec le Théâtre de Chaillot du 28 février au 8 mars 2026. Ce programme qui regroupe deux pièces SKid (2017) et Thr(o)ugh (2016), que Damien Jalet a souhaité présenter à l’inverse de leur chronologie de création.

 

  Onbashira

Au centre de tout cela, il y a Onbashira. Un rituel japonais que le musicien Ryuichi Sakamoto, a fait découvrir à Damien Jalet, en raison de son attrait pour le Japon préhistorique. Tous les six ans dans les montagnes de Nagano, autour du lac Suwa dans les Alpes japonaises, se tient une grande cérémonie au cours de laquelle il faut changer les piliers qui sont les piliers protecteurs Nord, Sud, Ouest, Est, pour chaque temple. Dans la montagne, ils choisissent 16 arbres puis une centaine d’hommes grimpent sur ces arbres comme s’ils étaient sur une espèce de luge, ils s’accrochent pendant que l’arbre glisse le long de la montagne. Cela est tellement dangereux qu’il y a toujours des morts. Mais c’est une manière, pour eux, très très noble de mourir. Ce rituel a vraiment une connexion avec quelque chose de très ancien dans le pays. Fasciné, Damien Jalet avait pour projet de s’en inspirer pour une de ses pièces. Son scénographe Jim Hodges est revenu vers lui avec une idée de scénographie autour d’un énorme cylindre avec lequel les danseurs pourraient jouer. Techniquement, il fallait trouver une forme de balance à laquelle ils pourraient s’accrocher. Mais un mois après, Damien Jalet est témoin direct des attentats de Paris de 2015. Le processus de création prend alors le chemin du moment vécu, du ressenti de l’émotionnel. Ce grand rouleau qui peut tout écraser sur son passage nous fait penser au barillet d’un pistolet imaginaire pointé sur le monde avec lequel quelques-uns jouent à la roulette russe.  Comment savoir avec un attentat qui seront les victimes ? Et les rescapés ? Thr(o)ugh s’est moulé sur la vibration émotionnelle de cet épisode personnel et international.

 

Créé en 2026 pour le Hessisches Staatsballett de Darmstadt, Thr(o)ugh a été repris en 2022-2023 par le Ballet du Grand Théâtre de Genève. Et présenté en mai 2025 dans l’opéra genevois dans cette configuration de programme groupé avec Skid. Une œuvre d’urgence et en même temps fondatrice de la suite du parcours artistique de l’artiste belge. Comme si le spectaculaire masquait l’intime, ne laissait pas d’accès à une émotion individuelle, seule la communauté indifférenciée, la masse, les corps sans identités, noyés sous la matière, pouvaient encore exister et être montrés. Une mise à distance inconsciente à l’image de cette création instinctive, post-traumatique qui dans un esthétisme soigné, écrase une douleur lancinante, omniprésente qu’une mémoire cylindrique, à trous, rend supportable.

 

La chute fondatrice

C’est pourtant par Skyd, écrit un an après pour le GoteborgsOperans Danskompani que le programme commence. Un grand plan blanc « incliné à 34 degrés qui plonge directement dans la fosse d’orchestre. Inspirée de la mesure de l’accélération gravitationnelle de la Terre, soit 9,8 mètres par seconde » est face à nous. Tel un élément d’une machine à la chaine d’une usine, des hommes y sont placés et leur destin lancé du haut de l’inclinaison. La chute prend 1000 formes, bruits, visages, elle se fait singulière ou en grappe de cinq, dans l’indifférence habituelle que Jalet demande à ses danseurs. Une chute incarnée que par le mouvement, non par les sentiments. Un penchant circassien, puis clownesque, voire sportif, mécanique en tout cas. Des êtres qui peinent à se tenir debout, condamnés à être broyés, déchus, anéantis… à disparaitre. Peut-être pour mieux renaître.

La danse de Jalet est une danse d’associations

Associations d’artistes toujours. Créer en compagnie d’artistes de renom, toujours.
La musique est omniprésente, menée par le compositeur autrichien, spécialiste de musique électronique, Christian Fennesz pour les deux pièces. La lumière de JoaKim Brink pour Skid et de Jan Maertens pour Thr(o)ugh est « léchée », élégante, apporte une part de mystère supplémentaire, projette des ombres qui s’animent de vie.
Dans Skid il y a le choc de l’arrivée au bout de la pente, celui de sa réception, le bruit de l’impact des corps qui l’accompagne, celui des os prêts à se briser. Une performance physique de l’extrême pour tous les danseurs du toujours brillant Ballet du Grand Théâtre de Genève dirigé par Sidi Larbi Cherkaoui. Viscéralement nous sommes avec eux, nous ressentons dans nos entrailles les chutes du monde et celles de tout un chacun, nos propres effondrements s’y ajoutant.

Association d’idées. Également. Ce plan incliné et ses danseurs qui disparaissent nous emmènent dans des univers parallèles, universels ou personnels. Sur cette musique électronique saturée des champs de bataille apparaissent, des formes géométriques se dessinent, des alpinistes, s’invitent, des enfants jouant à saute-mouton. Cette danse très visuelle, esthétique, magnétique procure facilement des images à s’approprier, une attraction positive vers le mouvement.

Thr(o)ugh démarre dans un noir total, une pancarte indique l’issue de secours, un préambule à l’idée que tout enferme tout aurait une sortie. L’énorme tube sur lequel la lumière se reflète devient agrès, dicte les lois de sa gravité et les possibilités des mouvements. Quand il roule jusqu’au public, il se fait menace au premier abord, protection des corps ensuite. Majestueux, il tourne sur lui-même, que reste-il des hommes ? Des âmes errantes.

 

Ces deux pièces sont habitées et procurent tout un lot d’émotions qui ont pu faire défaut pour certains dans le travail de Damien Jalet. Là aussi, intention ou protection ?
Ce programme d’une grande force nous donne à voir un jeune ballet au mieux de sa forme et deux pièces magnifiques sur la résilience à ne pas rater.

 

 

 

Du 28 février au 5 mars au Théâtre de la Ville

Informations et réservations

Visuels :©Gregory Bartardon