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Au Festival Pulse, Maxence Rey s’adresse à la petite enfance : « un geste politique »

par Amélie Blaustein-Niddam
26.02.2026

La cinquième édition du Festival Pulse, initié par l’Atelier de Paris-CDCN fait la part belle à l’enfance. Le programme merveilleux invite de grands noms de la danse, tels Massimo Fusco  ( le 13 mars ) ou Rebecca Journo (le 21 mars), à investir le territoire du jeune public.  Dans ce cadre, nous avons eu envie de rencontrer celle qui pousse le curseur de l’émerveillement le plus loin : Maxence Rey. Elle crée pour les bébés, oui les bébés, et son spectacle ,Les Mélodies de la toute toute toute petite Koumamour sera à voir le 11 avril.

 Vous présentez Les Mélodies de la toute toute toute petite Koumamour dans le cadre du festival Pulse, il s’agit d’un préquel des Mélodies de Koumamour. Pouvez-vous revenir sur la genèse de ce conte ?

Maxence Rey : Oui. Les Mélodies de Koumamour est d’abord né comme un texte, une fable que j’ai écrite en 2023. Il s’agit d’un conte chorégraphique et musical destiné à un public à partir de huit ans. L’héroïne vit en pleine nature avec sa famille, dont les membres se reconnaissent à la mélodie singulière de leurs cœurs. Chaque être porte en lui une musique intime, et c’est cette vibration commune qui fonde l’appartenance.

Un jour, alors qu’elle écoute les battements du sien, un oiseau le lui dérobe. Privée de sa mélodie, devenue dissonante aux yeux des siens, Koumamour est contrainte de partir. Commence alors un voyage initiatique au cours duquel elle rencontrera une très vieille femme, un chêne ancestral, des chèvres danseuses. Peu à peu, elle apprendra à recomposer sa propre musique intérieure, devenant une jeune fille libre et profondément attentive au vivant.

Ce conte interroge l’identité, la perte, la capacité de transformation et la possibilité d’inventer sa propre harmonie.

Était-ce naturel pour vous de créer en crèche ?

La rencontre avec la petite enfance s’est imposée comme une grande rencontre artistique, à laquelle je ne m’attendais pas. Nous sommes avant 2021, je travaille sur un spectacle plusieurs fois annulé. À ce moment-là, je rencontre Chloé Arnaud, à  l’époque,au département 93, qui me parle d’un dispositif de soutien financier à la création pour la petite enfance. Je me sens très éloignée de ce champ, mais je décide d’y aller.

En 2021, je m’y retourne. Dans mon jardin, je prépare des espaces imaginaires, des « forêts ». Je travaille avec une praticienne de qi gong et une musicienne. Le projet est déposé, puis retenu.

Très vite, la question de la légitimité surgit : parce que je n’ai pas d’enfant, suis-je capable de créer pour la petite enfance ? Cette croyance, je l’ai profondément déconstruite.

La première rencontre avec l’équipe de la crèche à Montreuil a été déterminante. Je pensais me concentrer sur les plus grands, mais une éducatrice m’interpelle : « Tu penses que les bébés n’ont rien à dire ? » Cela a tout déplacé. La directrice m’a invitée à m’immerger dans toutes les sections.

Nous avons mené un temps immersif, avec des retours réguliers. Huit interventions entre mars et juin 2021 ont posé les fondations du projet. La crèche m’est apparue comme un organisme vivant, traversé de rites et de gestes, où l’on sème des graines d’émerveillement dans une logique de coopération.

En 2023, le service petite enfance de Corbeil-Essonnes m’a proposé un partenariat de deux ans avec le théâtre de la ville. Nous avons doublé les interventions, seize sur une saison. C’est dans ce cadre qu’est née Les Mélodies de la toute toute toute petite Koumamour.

 

Comment le travail en crèche est-il venu dialoguer avec cette création ?

 Le travail en crèche est venu après l’écriture, mais il a profondément déplacé mon regard sur le projet. En intervenant auprès des tout-petits, j’ai compris que les thématiques de Les Mélodies de Koumamour,  le rapport à la nature, l’émerveillement, l’attention, l’altérité, la place dans le collectif, pouvaient se travailler dès les premières années de la vie.

Je me suis alors demandé ce qu’avait été l’enfance de cette enfant de huit ans. Quelle qualité de présence au monde l’avait précédée ? Quelles expériences sensibles avaient façonné sa capacité à traverser l’épreuve de la perte ?

C’est ainsi qu’est née l’idée d’un second geste artistique, non pas comme une adaptation, mais comme une plongée en amont : Les Mélodies de la toute toute toute petite Koumamour.

Comment s’est construit ce passage de l’une à l’autre ?

 Nous avons engagé un véritable processus de recherche-action. Dans les crèches, nous intervenions par le chant, le mouvement, la respiration partagée, l’écoute des sons environnants. Il ne s’agissait pas d’enseigner, mais de se mettre en résonance avec les rythmes déjà présents dans l’espace de vie des enfants.

L’après-midi, en résidence, nous retravaillions ces matériaux afin de les transposer, de les alchimiser dans une écriture chorégraphique et musicale. Le lendemain, nous revenions éprouver ces transformations auprès des enfants.

Il y avait un va-et-vient constant entre immersion et création. La forme petite enfance s’est construite dans cette circulation.

Ainsi, Les Mélodies de la toute toute toute petite Koumamour n’est pas la version simplifiée du conte initial. Elle en constitue la source souterraine, la matrice sensible. Elle explore la naissance de l’écoute, la construction d’une relation au monde avant même que le récit ne s’organise.

Comment ces deux formes se distinguent-elles sur le plan scénique ?

Les Mélodies de Koumamour s’adresse à un public à partir de huit ans. C’est une forme plus développée, d’environ quarante-cinq minutes, qui mêle danse, musique live et narration. L’écriture chorégraphique et textuelle m’appartient, et la pièce repose sur un dialogue étroit entre le corps et la musique, dans un espace où l’imaginaire se déploie pleinement.

Les Mélodies de la toute toute toute petite Koumamour, en revanche, est une forme plus courte, d’environ vingt-cinq minutes, pensée pour les enfants dès un an et leurs proches. Elle privilégie l’expérience sensorielle directe. Avant même que la représentation ne commence, je prends le temps d’accueillir le public et de préciser le cadre : l’espace scénique devient une « chambre des merveilles », un lieu d’écoute et de présence partagée.

Les enfants peuvent bouger dans leur espace. Cette liberté implique une grande délicatesse dans la relation entre interprètes et spectateurs. Ce qui se joue n’est pas de l’ordre de la participation dirigée, mais d’une cohabitation attentive.

 

Qu’avez-vous appris au contact des tout-petits ?

 Une qualité de présence radicale. Avec eux, il n’y a pas de façade. L’écoute est immédiate, totale. Parfois, un enfant semble ailleurs, puis, lors d’une séance suivante, il reproduit un geste ou un son. Tout s’inscrit.

Cela demande à l’artiste une hyperacuité, une disponibilité entière. Nous devons être « toutes antennes dehors ». Ce travail nous ramène à l’instant brut, à une intensité qui ne triche pas.

 

Donnez-vous une dimension politique à cette démarche ?

 Oui, profondément. Travailler auprès de la petite enfance est politique. C’est reconnaître que la culture commence dès les premiers instants de la vie. C’est affirmer que l’émerveillement, l’attention et le soin du vivant sont des expériences fondatrices.

Plus un travail s’inscrit dans la durée, plus il devient agissant. Intervenir dans les crèches, tisser des alliances avec les équipes, inscrire la création dans ces lieux de vie, ce n’est pas un geste périphérique. C’est une manière de considérer les enfants comme des sujets à part entière, déjà capables d’écoute, de perception, de relation.

À mes yeux, cela relève d’un engagement artistique autant que citoyen. Les enfants que nous rencontrons aujourd’hui sont les adultes de demain. Ce que nous cultivons avec eux, l’attention, la sensibilité, la capacité d’inventer sa propre mélodie, participe à la manière dont ils habiteront le monde.

Le Festival Pulse a lieu du 13 mars au 19 avril et Les Mélodies de la toute toute toute petite Koumamour sont à voir les 11 avril à 10h30 et à 11h30 à l’Atelier de Paris — scolaire le 10 avril à 11h (Si vous souhaitez assister au spectacle le vendredi, la scolaire de 11h est ouverte à tous·tes).8 représentations se déroulent dans les crèches de la Ville de Paris, avec le soutien de la Ville de Paris
Informations et réservations pour le festival
Visuel :© Betula Lenta

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